Petition updateSauvons la scierie de Mallefougasse-Augès et ses emploisArticle Paru sur Haute Provence Info
patricia MAITREFrance
Dec 21, 2017
Une pétition pour sauver la scierie Tron a recueilli plus de 35000 signatures. Installée à Mallefougasse (Alpes-de-Haute-Provence), la société de Noël Tron, SARL Mélèze Bois Rond (MBR) est une scierie «bio». Le bois n’est pas traité chimiquement. Ce qui n’empêche pas la SARL d’être aujourd’hui maltraitée par la justice qui a été saisie d’une plainte par l’intermédiaire d’une association dénommée VITAL. Tout débute il y a une dizaine d’années après le démarrage de la scierie en avril 2006. Des riverains constitués en association dès le mois de juin, portent plainte pour nuisances sonores et odorantes. Des travaux engagés dans la foulée diminuent le bruit et font cesser les odeurs les plus gênantes. Pas les plaintes ! Interrogé, Monsieur Tron nous donne sa version des faits. Différente de celle de VITAL. "Suite aux premières nuisances lors du démarrage de l’activité, j’ai procédé aux travaux nécessaires. Les experts ont démontré que je ne causais plus de nuisances. C’est l’APAVE avec ses experts spécialistes des contrôles qui a fourni les résultats. Je demande donc à la justice de venir constater la véracité de ceux-ci. Les juges ne veulent rien savoir ! Il m’est demandé d’effectuer de nouveaux travaux alors que je considère que tout est réglé hormis un petit espace où le bruit peut encore s’’entendre. Pour cela un permis doit être délivré mais la mairie me le refuse. Mon sentiment est que la municipalité cherche à me faire fermer la scierie. A la création de mon activité, cette terre était agricole-forestière lorsque j’ai décidé de me diversifier. Dès lors celle-ci a été reclassée en terre agricole". Noël Tron poursuit : "Il s’en est suivi un refus d’accéder à l’électricité d’où l’installation d’un générateur forcément plus bruyant. Aujourd’hui avec les modifications apportées, certains riverains me soutiennent considérant que les nuisances avaient quasiment disparu. Il reste les engins mais le travail cesse vers 16h30 et il n’y a pas d’activité le week-end. Le seul problème, de taille, la justice demande que les portes des hangars en s’ouvrant, coupent les machines (renseignements pris, en les modifiant on les fragilise et leur cycle de vie est plus court) ou que nous les changions pour des silencieuses ! Qui n’existent pas ! Dans tous les cas, les coûts sont trop élevés. J’ai 6 mois pour trouver une solution et ensuite je serais astreint à payer une pénalité de 1000 euros par jour de retard. Autant dire que je devrais cesser mon activité. Je souhaite qu’un dernier recours avec la partie adverse, après tous ces travaux, permette de régler la situation. Dans le cas contraire, il reste la cour de cassation mais financièrement ceci devient insupportable. J’ai déjà réglé des indemnités confortables". Aujourd’hui pour la justice, la MBR a reçu l’autorisation d’exercer le 7 février 2006, elle cite un refus de permis de construire en septembre 2006, et juge MBR en infraction avec le code de l’urbanisme car celle-ci exerce son activité sur un périmètre agricole. La mairie a de son côté refusé à MBR l’accès à l’électricité, de délivrer certains permis (couverture d’isolation pour le bruit encore existant) et les autorisations de recyclage des copeaux de bois. Sur Facebook circule une pétition pour le maintien de la scierie et sur change.org à l'heure où nous écrivons ces lignes près de 36000 signatures ont été recueillies. Une affaire à suivre car elle met en péril 8 emplois et les familles en difficulté, dans le contexte économique actuel et dans une zone rurale, ce qui ne peut être exclu du débat. De notre correspondant Alain BESSAC
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