

Sauvons la pêcherie La Maillard : un patrimoine unique d'Hauteville-sur-Mer en danger.
Le problème
La pêcherie La Maillard à Hauteville-sur-Mer, quatre millénaires d'histoire... et le crépuscule d'une pêche ancestrale.
À marée haute, elle disparaît sous les flots. À marée basse, lorsque la mer se retire parfois jusqu'à quatre kilomètres, elle réapparaît comme un vestige d'un autre temps. Posée sur l'estran de Hauteville-sur-Mer, la pêcherie La Maillard est bien plus qu'un simple ouvrage de bois : elle est le témoignage vivant d'un savoir-faire vieux de plusieurs millénaires.
Parmi les cinq pêcheries encore préservées, La Maillard est aujourd'hui l'une des seules et rares à se découvrir. Les visiteurs peuvent s'y rendre à pied ou en calèche, renouant ainsi avec les gestes d'autrefois, lorsque Marcel rejoignait l'estran depuis le bourg d’Hauteville, en charrette au rythme des marées. Une immersion dans un patrimoine maritime exceptionnel, héritier de plus de 4 300 ans d'histoire.
La découverte débute dès l’entrée du bourg d’Hauteville-sur-Mer, où un rond-point met à l’honneur une représentation miniature de la pêcherie. Elle se poursuit à l’Office de Tourisme de la Plage, où, au centre de la salle, une maquette attire immédiatement le regard. Réalisée avec patience et minutie par les élèves du collège Jacques-Prévert de Coutances, cette reproduction restitue fidèlement cette étonnante construction traditionnelle. Composée d’environ 1 500 pieux de bois, plantés un à un à la force des bras dans le sable, la pêcherie est reliée par des branches de saule tressées, appelées localement « les teurques ».
L’ensemble dessine un immense V ouvert vers le rivage, témoignage d’un savoir-faire ancestral.
Le principe est aussi simple qu'ingénieux. Lorsque la mer se retire, les poissons suivent naturellement le mouvement avant de se retrouver guidés vers le bénâtre, situé à la pointe de la pêcherie. Ce véritable entonnoir naturel les concentre, permettant au pêcheur de les récupérer simplement à l'épuisette.
Cette technique de pêche est l'une des plus anciennes connues en France. La plus vieille pêcherie découverte, à Saint-Jean-le-Thomas, est datée de 2 300 ans avant notre ère.
À Hauteville-sur-Mer, des archives attestent déjà de l'existence de La Maillard en 1544.
Ici, pas de chalut raclant les fonds marins ni de pêche intensive. Tout repose sur le seul rythme des marées. Paradoxalement, quelques lambeaux de chaluts sont encore accrochés à la pêcherie, traces du passage d'engins qui n'auraient pas respecté les distances réglementaires et ont parfois endommagé plusieurs pieux. Lorsque la mer se retire, les plus petits poissons peuvent s'échapper par la porte du bénâtre ou regagner le large avec le flot suivant. Seuls les plus gros restent piégés avant d'être capturés à l'épuisette. Une méthode de pêche sélective, sans moteur ni carburant, respectueuse des équilibres naturels et longtemps considérée comme un exemple de pêche durable.
Pourtant, ce patrimoine est aujourd'hui menacé.
À 75 ans, le propriétaire de La Maillard est le quatrième de sa famille à entretenir cette pêcherie. Pourtant, il ne souhaite plus continuer à l'exploiter. Une décision qu'il n'a pas prise de gaieté de cœur.
Au fil des années, les interdictions et les contraintes administratives se sont multipliées. Pour ce pêcheur, ces règles, pensées au nom de la protection de l'environnement, finissent par pénaliser des pratiques artisanales qui ont pourtant démontré leur faible impact sur le milieu naturel depuis des siècles. Nous y voyons une écologie à contre-sens, incapable de distinguer une pêche industrielle d'une technique ancestrale qui travaille uniquement avec les marées, sans artificialisation, sans consommation d'énergie et avec une sélection naturelle des captures.
Le paradoxe est d'autant plus difficile à accepter que l'entretien de La Maillard nécessite un travail colossal. Hiver comme été, il faut parcourir près de quatre kilomètres sur l'estran pour rejoindre l'ouvrage. De jour comme de nuit, 2 fois par 24 heures remplacer « les teurques » arrachées par les tempêtes, replanter les pieux déplacés, combler les brèches creusées par la mer... Un labeur incessant, réalisé avant tout par passion et par attachement à un patrimoine unique.
Aujourd'hui, la pêcherie ne fait plus vivre son propriétaire. Les poissons capturés finissent le plus souvent dans les assiettes des amis venus lui prêter main-forte pour les travaux d'entretien. Une manière de partager les fruits d'un savoir-faire transmis depuis quatre générations.
À la tombée du jour, lorsque les aigrettes, hérons et cormorans quittent les lieux, les renards prennent le relais pour récupérer quelques poissons oubliés. La nature poursuit son cycle autour de cette installation vieille de plusieurs millénaires.
La Maillard demeure l'un des derniers témoins d'une pêche née bien avant notre époque. Un patrimoine vivant qui raconte autant l'histoire des hommes que celle du littoral normand d’Hauteville-sur-Mer. Mais si son propriétaire renonce à l'exploiter, victime d'une réglementation toujours plus contraignante et inadaptée à cette pratique ancestrale, allant jusqu’à faire convoquer l’exploitant Jean-Claude devant le procureur de la république, c'est toute une part de cette mémoire maritime qui risque, à terme, de disparaître avec lui.
C’est ainsi que par une logique sectaire de l’écologie, on va faire disparaître ce patrimoine qui attire les touristes et fait vivre de plus deux promenades en charrette à cheval, donc plusieurs emplois.
Signez cette pétition pour préserver ce patrimoine communal exceptionnel et transmettre aux générations futures une part essentielle de l'histoire d'Hauteville-sur-Mer.
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Le problème
La pêcherie La Maillard à Hauteville-sur-Mer, quatre millénaires d'histoire... et le crépuscule d'une pêche ancestrale.
À marée haute, elle disparaît sous les flots. À marée basse, lorsque la mer se retire parfois jusqu'à quatre kilomètres, elle réapparaît comme un vestige d'un autre temps. Posée sur l'estran de Hauteville-sur-Mer, la pêcherie La Maillard est bien plus qu'un simple ouvrage de bois : elle est le témoignage vivant d'un savoir-faire vieux de plusieurs millénaires.
Parmi les cinq pêcheries encore préservées, La Maillard est aujourd'hui l'une des seules et rares à se découvrir. Les visiteurs peuvent s'y rendre à pied ou en calèche, renouant ainsi avec les gestes d'autrefois, lorsque Marcel rejoignait l'estran depuis le bourg d’Hauteville, en charrette au rythme des marées. Une immersion dans un patrimoine maritime exceptionnel, héritier de plus de 4 300 ans d'histoire.
La découverte débute dès l’entrée du bourg d’Hauteville-sur-Mer, où un rond-point met à l’honneur une représentation miniature de la pêcherie. Elle se poursuit à l’Office de Tourisme de la Plage, où, au centre de la salle, une maquette attire immédiatement le regard. Réalisée avec patience et minutie par les élèves du collège Jacques-Prévert de Coutances, cette reproduction restitue fidèlement cette étonnante construction traditionnelle. Composée d’environ 1 500 pieux de bois, plantés un à un à la force des bras dans le sable, la pêcherie est reliée par des branches de saule tressées, appelées localement « les teurques ».
L’ensemble dessine un immense V ouvert vers le rivage, témoignage d’un savoir-faire ancestral.
Le principe est aussi simple qu'ingénieux. Lorsque la mer se retire, les poissons suivent naturellement le mouvement avant de se retrouver guidés vers le bénâtre, situé à la pointe de la pêcherie. Ce véritable entonnoir naturel les concentre, permettant au pêcheur de les récupérer simplement à l'épuisette.
Cette technique de pêche est l'une des plus anciennes connues en France. La plus vieille pêcherie découverte, à Saint-Jean-le-Thomas, est datée de 2 300 ans avant notre ère.
À Hauteville-sur-Mer, des archives attestent déjà de l'existence de La Maillard en 1544.
Ici, pas de chalut raclant les fonds marins ni de pêche intensive. Tout repose sur le seul rythme des marées. Paradoxalement, quelques lambeaux de chaluts sont encore accrochés à la pêcherie, traces du passage d'engins qui n'auraient pas respecté les distances réglementaires et ont parfois endommagé plusieurs pieux. Lorsque la mer se retire, les plus petits poissons peuvent s'échapper par la porte du bénâtre ou regagner le large avec le flot suivant. Seuls les plus gros restent piégés avant d'être capturés à l'épuisette. Une méthode de pêche sélective, sans moteur ni carburant, respectueuse des équilibres naturels et longtemps considérée comme un exemple de pêche durable.
Pourtant, ce patrimoine est aujourd'hui menacé.
À 75 ans, le propriétaire de La Maillard est le quatrième de sa famille à entretenir cette pêcherie. Pourtant, il ne souhaite plus continuer à l'exploiter. Une décision qu'il n'a pas prise de gaieté de cœur.
Au fil des années, les interdictions et les contraintes administratives se sont multipliées. Pour ce pêcheur, ces règles, pensées au nom de la protection de l'environnement, finissent par pénaliser des pratiques artisanales qui ont pourtant démontré leur faible impact sur le milieu naturel depuis des siècles. Nous y voyons une écologie à contre-sens, incapable de distinguer une pêche industrielle d'une technique ancestrale qui travaille uniquement avec les marées, sans artificialisation, sans consommation d'énergie et avec une sélection naturelle des captures.
Le paradoxe est d'autant plus difficile à accepter que l'entretien de La Maillard nécessite un travail colossal. Hiver comme été, il faut parcourir près de quatre kilomètres sur l'estran pour rejoindre l'ouvrage. De jour comme de nuit, 2 fois par 24 heures remplacer « les teurques » arrachées par les tempêtes, replanter les pieux déplacés, combler les brèches creusées par la mer... Un labeur incessant, réalisé avant tout par passion et par attachement à un patrimoine unique.
Aujourd'hui, la pêcherie ne fait plus vivre son propriétaire. Les poissons capturés finissent le plus souvent dans les assiettes des amis venus lui prêter main-forte pour les travaux d'entretien. Une manière de partager les fruits d'un savoir-faire transmis depuis quatre générations.
À la tombée du jour, lorsque les aigrettes, hérons et cormorans quittent les lieux, les renards prennent le relais pour récupérer quelques poissons oubliés. La nature poursuit son cycle autour de cette installation vieille de plusieurs millénaires.
La Maillard demeure l'un des derniers témoins d'une pêche née bien avant notre époque. Un patrimoine vivant qui raconte autant l'histoire des hommes que celle du littoral normand d’Hauteville-sur-Mer. Mais si son propriétaire renonce à l'exploiter, victime d'une réglementation toujours plus contraignante et inadaptée à cette pratique ancestrale, allant jusqu’à faire convoquer l’exploitant Jean-Claude devant le procureur de la république, c'est toute une part de cette mémoire maritime qui risque, à terme, de disparaître avec lui.
C’est ainsi que par une logique sectaire de l’écologie, on va faire disparaître ce patrimoine qui attire les touristes et fait vivre de plus deux promenades en charrette à cheval, donc plusieurs emplois.
Signez cette pétition pour préserver ce patrimoine communal exceptionnel et transmettre aux générations futures une part essentielle de l'histoire d'Hauteville-sur-Mer.
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Pétition lancée le 16 juillet 2026