Et si la survie de la filière bioéthanol en Europe passerait par le SAF de Global Bioénergies ?
L'article suivant des Echos de ce 12 septembre 2025 :
relate que l'accord de libre-échange avec le Mercosur, négocié avec succès et approuvé par la Commission européenne ce 3 septembre, ouvre la voie aux importations de bioéthanol en provenance du Brésil, ce qui menace ( ou en clair condamnerait à terme ) l'industrie de bioraffinage et nos agriculteurs.
Voici d'ailleurs ce qu'en pense leur syndicat français :
Et voici la réaction du président de ePure ( l'association du bioéthanol européen, sise à Bruxelles) :
https://ethanolproducer.com/articles/a-turning-point-for-europe-and-biofuels
( nous vous laissons le soin de la traduction de cet engagement de confiance )
La situation est similaire en Angleterre selon cet article de la Royal Society of Chemistry, tant du point de vue des responsabilités politiques que sur leurs conséquences économiques « prévisionnelles » :
Un extrait de cet article traduit par DeepL :
« Cependant, pour les usines de bioéthanol, le coup le plus dur a été porté en juin lorsque le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a accepté un quota d'importation sans droits de douane de 1,4 milliard de litres d'éthanol américain dans le cadre d'un accord avec le président américain Donald Trump, ce qui équivaut approximativement à la demande annuelle totale du Royaume-Uni en bioéthanol. En réponse à cette nouvelle, les dirigeants d'ABF et d'Ensus ont averti que l'industrie britannique du bioéthanol pourrait s'effondrer complètement.»
Au-delà du choc économique, c’est une incohérence climatique qui se dessine. En vertu des règles de l’ONU sur le carbone, un pays ne peut comptabiliser les bénéfices écologiques d’un biocarburant produit à l’étranger. Résultat : le CO₂ émis est débité, mais le CO₂ capté par les cultures étrangères ne l’est pas. Autrement dit, importer du bioéthanol, c’est payer pour la pollution sans bénéficier des crédits carbone.
Dès lors, qu'en sera t il pour nous ?
Nous avançons une idée :
Global Bioénérgies a annoncé la mise au point du procédé de production de SAF à partir d'éthanol, dans le cadre d'une lettre d'intention avec un partenaire américain aux « dry corn mills » et GBE se targue d'avoir un procédé des plus rentables (en CAPEX et OPEX).
Il faut savoir que le SAF se vend jusqu’à trois fois plus cher que le bioéthanol, ce qui en fait un objectif convoité pour les raffineurs américains. En transformant du bioéthanol en SAF, ils captent une marge considérable, tout en bénéficiant de subventions nationales et de quotas carbone.
Donc, pourquoi ne pas produire du SAF par ce procédé GBE avec le bioéthanol français sur le sol français, plutôt que de laisser cet avantage concurrentiel à la « partie adverse » ?