Mise à jour sur la pétitionSauvons Charly, patrimoine culturel !À Lyon, "l'Art Sacré" fait les frais d'une triste journée du Patrimoine 2024 
Bertrand LAZERMEFrance
27 sept. 2024

À Lyon, "l'Art Sacré" fait les frais d'une triste journée du Patrimoine 2024 
Le 22 septembre dernier, journée du Patrimoine, l'Église catholique lyonnaise achevait son crime contre l'humanité sans avoir été gênée par notre combat, ni par vos 2018 signatures qu'elle a tout simplement traitées par le plus grand mépris.

Notre devoir de vigilance
Il nous faudra donc rester de plus en plus vigilants, à tous les niveaux et dans toutes les communautés religieuses ou laïques dans lesquelles nous vivons et agissons, afin que jamais ne puisse se reproduire le crime lyonnais.     
Vous pouvez nous écrire sur cdoafrance@gmail.com Nous aurons de cette façon votre adresse que nous nous engageons à ne jamais diffuser (le site change.org par lequel vous recevez cette "mise à jour" ne transmet pas les adresses des signataires des pétitions qu'il héberge).

Nous laissons active notre pétition Sauvons Charly, Patrimoine culturel, comme témoignage de notre combat qui prend chaque jour davantage de force... Peut-être servira-t-elle à des oreilles ou des regards ouverts, y compris au sein de l'Église catholique de France qui est aussi composée de tant d'intelligences bien souvent inutilisées et non-écoutées.        
Nous avons bien compris que le Vatican avait sur ces sujets une position de discernement très sage dont nous avons donné des échos sur notre site justicepourandregouzes.fr : "Les œuvres ne sont coupables de rien sauf si elles incitent au crime. C'est l'homme qui est coupable"... Rien à voir avec l'obscurantisme des décisions prises en France, actuellement, sur ces sujets.

La faute du diocèse de Lyon
C'est tout notre combat : le peintre Louis Ribes avait une face de criminel mais aussi une autre face, celle d'un prêtre qui n'était pas que mauvais puisqu'il fut professeur au séminaire (ou alors l’Église avoue son absence totale de discernement depuis des décennies !). Le curé Louis Ribes fut, aussi, un excellent peintre reconnu.

Par son aveuglement, le diocèse de Lyon a malmené par ailleurs très durement les communautés chrétiennes locales. Il s'est moqué des donatrices et donateurs qui avaient financé ces œuvres. Il s'est moqué de leurs commanditaires de l'époque (et bien souvent il s'agissait de prêtres respectables !). Il s'est moqué également des maîtres-verriers ayant largement participé de l'histoire de l'art en réalisant les vitraux sur des "cartons" de Louis Ribes. Et enfin, les victimes du prêtre n'ont nullement retrouvé leur dignité par l'effacement de ses œuvres ou de son nom...
 
Le diocèse de Lyon s'est également moqué des symboles chrétiens mis en image par le peintre Ribes. Il s'est moqué de la qualité reconnue des œuvres pendant un demi-siècle, y compris par ses successives commissions d'art sacré (en témoigne le superbe livre "prêtres et artistes du diocèse de Lyon" victime d'une censure digne des talibans) pour oser aujourd'hui se réjouir du remplacement des vitraux par des verreries - évidemment fabriquées et posées par des artisans très compétent(e)s - mais qui n'ont rien d'une "œuvre d'art" (il ne suffit pas de dessiner une colombe pour atteindre au véritable "Art Sacré" et cela relève encore du "simplisme" utilisé actuellement par l'Église catholique de France comme leurre et tromperie en ces "affaires").    
Son choix était fait de la ré-écriture de l'Histoire et de l'histoire de l'art. Sa décision était prise de l'effacement d'un homme et de ses œuvres, bafouant de surcroît la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Nous avons dénoncé ces écrans de fumée dressés pour faire accroire à une action d'Église contre la pédocriminalité.

La faute avec la complicité de l'État
Par sa décision de faire disparaître les oeuvres du peintre Louis Ribes, le diocèse de Lyon s'est de plus moqué d'une loi de notre République qui punit sévèrement l'impossibilité d'accès aux œuvres "qui ne sont coupables de rien", leur disparition  ou destruction (loi n°2016-925 du 7 juillet 2016).
Si l'État avait réagi avec force, il est certain que l'institution catholique de France - qui reçoit tant de son aide pour l'entretien et la restauration de ses églises - aurait trouvé d'autres solutions pour "répondre" à la demande bien légitime de reconnaissance et d'accompagnement des victimes !

L'institution catholique, par facilité, a profité de la disparition en cours de "l'État de droit" et de la paresse complice des fonctionnaires de la Préfecture lyonnaise et de sa Direction régionale des affaires culturelles. Ceux-ci furent incapables de répondre à nos sollicitations et encore davantage incapables d'arrêter la destruction d'un patrimoine pourtant totalement original et de superbe fabrique. C'était à eux de le faire et c'est ce que nous leur demandions simplement.    

La trahison de l'histoire et de l'art
L'Histoire jugera donc très durement et le diocèse de Lyon et l'attitude du Ministère de la Culture et de la Préfecture du Rhône (ni le DRAC ni la ministre Dati ne répondirent jamais à nos courriers et sollicitations d'examens sérieux de la situation).

Le maire de Charly céda également aux sirènes du leurre de cette mise en scène du diocèse pour faire croire à une action forte de soutien aux victimes ! L'Histoire n'oubliera pas non plus son aveuglement pour gagner les voix des conservateurs et des puritains. Il a fait perdre à Charly un Patrimoine remarquable, tout à fait remarquable et sans aucune ambiguïté - par rapport aux crimes commis par le peintre- car non-figuratif...

Inutile de se voiler la face, en notre période déstabilisée par des révélations terribles, tout est dans la com' à tous les niveaux. Ainsi l'Église catholique de France en oublie le message même du Christ : la dignité consubstantielle à la personne, qu'elle soit victime ou agresseur. Il suffit de faire croire à une action et de leurrer les fidèles tout autant que les victimes. Qu'importe ! Et l'art et les artistes en font les frais. Qu'importe encore ! L'Église depuis longtemps dédaigne l'art car elle en a perdu le sens.

Nous interrogeons largement la situation en notre nouvelle page, s'appuyant sur l'affaire d'un autre lyonnais "l'Abbé Pierre". Voir https://justicepourandregouzes.fr/19-assez-labbe-pierre-nest-pas-le-probleme-17-09-2024/

Merci de continuer à nous accompagner sur le chemin ardu de la recherche et de la protection de la liberté de création, de la beauté et de la vérité.

Au nom des comités francophones pour la distinction entre une œuvre et son auteur.

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