Petition updateSauvons Charly, patrimoine culturel !Une très triste journée du Patrimoine
Bertrand LAZERMEFrance
Sep 18, 2024

Une très triste journée du Patrimoine s'annonce à Lyon
En ce 22 septembre 2024, journée du Patrimoine, l'Église catholique lyonnaise achèvera son crime contre l'humanité sans y avoir été gênée par notre combat, ni par vos signatures qu'elle a tout simplement traitées par le mépris.

Son choix était fait de la ré-écriture de l'Histoire et de l'histoire de l'art. Sa décision était prise de l'effacement d'un homme (seuls les talibans en arrivaient là) et de ses œuvres, bafouant de surcroît la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Son but était de construire des écrans de fumée pour faire croire à une action d'Église contre la pédocriminalité.

Or, comme vous le savez, puisque vous êtes plus de deux mille à avoir signé notre pétition, le peintre Louis Ribes avait une face de criminel mais aussi une autre face, celle d'un prêtre qui n'était pas que mauvais et celle d'un excellent peintre reconnu.

La faute de l'État
Le diocèse de Lyon s'est ainsi moqué d'une loi qui punit sévèrement l'impossibilité d'accès aux œuvres "qui ne sont coupables de rien" et bien entendu leur disparition  ou destruction (loi n°2016-925 du 7 juillet 2016). L'Institution catholique de France profita de l'effacement actuel de "l'État de droit" et de la paresse des fonctionnaires de la préfecture lyonnaise et de sa direction régionale des affaires culturelles. Ceux-ci furent incapables de répondre à nos sollicitations et encore davantage incapables d'arrêter la destruction d'un patrimoine pourtant totalement original et de superbe fabrique. C'était pourtant à eux de le faire et c'est ce que nous leur demandions.    

La faute de l'Église
Le diocèse de Lyon malmena par ailleurs très durement les communautés chrétiennes locales, les donatrices et donateurs qui avaient financé ces œuvres et également la personnalité des maîtres-verriers participants de l'histoire de l'art en réalisant les vitraux de Louis Ribes.    

Le diocèse de Lyon s'est également moqué des symboles chrétiens mis en image par le peintre Ribes et de la qualité reconnue des œuvres pour oser aujourd'hui se réjouir du remplacement des vitraux par des verreries évidemment posées par des artisans compétents mais qui n'ont rien d'une "œuvre d'art" (il ne suffit pas de dessiner une colombe pour atteindre au véritable "Art Sacré" et cela relève encore du "simplisme" utilisé par l'Église catholique comme leurre et tromperie).

La trahison de l'histoire et de l'art
L'Histoire jugera donc très durement et le diocèse de Lyon et l'attitude de la Préfecture du Rhône. Le maire de Charly céda aux sirènes du leurre de cette mise en scène du diocèse pour faire croire à une action forte de soutien aux victimes ! L'Histoire n'oubliera pas non plus son aveuglement pour gagner les voix des conservateurs et des puritains et le fait qu'il fit perdre à Charly un Patrimoine remarquable...

Inutile de se voiler la face, en notre période déstabilisée par des révélations terribles, tout est dans la com' à tous les niveaux. Ainsi l'Église de France oublie le message même du Christ : la dignité consubstantielle à la personne, qu'elle soit victime ou agresseur. Qu'importe ! Il suffit de faire croire à une action et de leurrer les fidèles tout autant que les victimes. Et l'art et les artistes en font les frais. Qu'importe encore ! L'Église depuis longtemps dédaigne l'art car elle en a perdu le sens.
Nous interrogeons largement la situation en notre nouvelle page, s'appuyant sur l'affaire d'un autre lyonnais "l'Abbé Pierre". Voir https://justicepourandregouzes.fr/19-assez-labbe-pierre-nest-pas-le-probleme-17-09-2024/

Notre devoir de vigilance
Toutes et tous il nous faudra rester de plus en plus vigilants, à tous les niveaux et dans toutes les structures religieuses ou laïques où nous agissons. Merci de continuer à nous accompagner sur le chemin ardu de la recherche de la beauté et de la vérité. 
Nous laissons active notre pétition comme témoignage de notre combat. Peut-être servira-t-elle un jour à des oreilles ou des regards ouverts, y compris au sein de l'Église catholique de France... Si des espoirs naissaient, nous vous en informerions immédiatement.
Vous pouvez nous écrire sur cdoafrance@gmail.com, de cette façon nous aurons votre adresse que nous nous engageons à ne jamais diffuser.
Les comités francophones pour la distinction entre une œuvre et son auteur.

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