

Dans les travaux de recherche qui avaient été réunis pour établir L’INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE, pour la COMMUNE DE SAINT RAPHAËL on lit les extraits suivants :
« La Bastide est composée d’un logement construit dans les années 1780 ( qualifié de « nouveau logement » dans un document de plantation de mûriers de mars 1788, côte A.A. XII-C-57) appelé le Ménage, attenant à une bergerie datant du XVIIe siècle et citée dans de nombreux papiers des archives. C’est une bergerie voûtée à arcades similaire à la plupart des bergeries de St Raphaël et Fréjus ( Prabaucous, Les Grands Caous).
Il y a un bail à ferme du 1er octobre 1819, de Mme d’Agay à Arnoux Collomp et Gaspard Valentin, de La Roque-Esclapon des terres labourables et prés du domaine d’Agay avec la maison dite Le Ménage, renouvelé le 1er octobre 1825.
Le 1er avril 1829 il fut arrenté à Charles Laugier, de la Martre, ancêtre de la famille Laugier du Grenouillet et du Castellas, qui a pour logement de fermier « Le Ménage avec attenances et dépendances selon l’usage ». Charles Laugier devint le fermier de tout le domaine d’Agay jusqu’à sa mort en 1843, puis sa veuve et son fils Joseph. Adolfo Nardini fut le dernier fermier de La Bastide qu’il habita avec sa famille jusqu’à l’occupation allemande en 1943.
Cette nouvelle ferme est issue des pensées physiocrates de François de Giraud, sgr d’Agay (1715-1798), brigadier des armées navales, chevalier de St Louis qui dépensa 100.000 livres dans sa terre d’Agay pour l’améliorer ; construction des bastides de St Guite et des Charretiers, canaux d’irrigation, moulin à huile, four à chaux, reconstruction du château; nombreuses plantations, enclos et berges.
Elle est un des rares témoignages des bastides du terroir de St Raphaël avec Le Grenouillet, Le Castellas, Les Grands Caous, Prabaucous et Roussiveau.
Elle figure dans deux tableaux de Valtat de la collection Morozov conservés au musée Pouchkine de Moscou reproduits dans le catalogue de l’exposition de la fondation Louis Vuitton, p. 511. »