Sauver la démocratie de l’emprise des réseaux sociaux


Sauver la démocratie de l’emprise des réseaux sociaux
Le problème
Les réseaux sociaux ont révolutionné l'échange d'informations et des idées dans notre société. La problématique de la post-vérité, où l'image de soi semble plus importante que la réalité, est exacerbée par les algorithmes des réseaux sociaux qui confortent nos croyances et satisfont nos désirs de réputation et d'amour-propre. Ces algorithmes favorisent l'attachement à un groupe d’appartenance, mettent en avant des contenus clivants et anxiogènes, tout en répondant à une logique émotionnelle incontrôlable qui favorise la peur, l'indignation et la colère. Cela entraîne une ignorance et un rejet de la science avec un impact politique indéniable.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'idée du nazisme a servi de boussole du « mal » dans les débats publics alors que la boussole du « bien » semble toujours plus difficile à atteindre. Définir son ennemi permet de se définir soi-même. Les mouvements extrémistes et populistes sont à cet égard très actifs sur internet. Nous voyons de plus en plus de jeunes se radicaliser, se laissant aveugler par la désinformation et les idées extrêmes qui passent le mieux.
Aujourd'hui, nous assistons non pas à des échanges apaisés, mais à des joutes verbales violentes. Ce phénomène est en grande partie alimenté par le biais de confirmation des algorithmes des réseaux sociaux qui répond uniquement à ce que nous voulons entendre.
En effet, les réseaux sociaux détournent la démocratie avec une stratégie binaire surfant notamment sur les émotions que peuvent ressentir les « exclus » du processus démocratique. Les informations diffusées de façon virale sans aucun filtre de vérification contribuent à exercer une pression énorme sur l'idée de démocratie.
Cette situation est d'autant plus inquiétante que l'ingérence numérique cherche à polariser l'opinion publique.
L’intelligence artificielle permet de démultiplier les faux comptes, de les rendre beaucoup plus crédibles en propageant de fausses informations convaincantes à l’appui de faux sites d’informations générales ou locales. Cette saturation de l’espace informationnel ne permet plus totalement de distinguer le vrai du faux.
Les politiciens bien que conscients de ces problématiques, utilisent de plus en plus le digital pour propager leurs idées politiques et attirer des électeurs, contournant les médias traditionnels, et se livrant à une interaction avec le public sans filtre.
Il n’est plus possible d’ignorer l’effet d’affaissement du débat public dans notre société. Il devient de plus en plus urgent d’en contrecarrer les conséquences.
Les politiques doivent prendre toute leur part. Les débats publics doivent se tenir au sein des institutions démocratiquement élues, avec obligation pour les représentants de se déconnecter des réseaux sociaux a minima lorsqu’ils siègent.
Mais cela ne suffit pas.
On peut être en effet surpris par la pauvreté de la réponse apportée par un responsable de média concepteur de contenus informatifs professionnels destiné à un public jeune, lors d’une audition d’une commission d’enquête parlementaire.
A une question relative aux algorithmes utilisés par les plateformes sur lesquelles sont diffusées les informations de ce média, ce responsable semble bien en difficulté pour préciser ce que ces réseaux autorisent ou pas.
Il ne semble pas vraiment troublé par la découverte fortuite à l'occasion de reportage, du fonctionnement des algorithmes utilisés par ces plateformes.
Ce manque de curiosité manifesté par ce média dont le métier intègre la vérification des sources d’informations a de quoi inquiéter ; Cette inquiétude se trouve renforcée par le manque de réaction des membres de la commission d’enquête parlementaire face à cette réponse laconique.
Il est donc aussi de notre responsabilité collective de protéger la liberté d'expression, de garantir l'indépendance et le pluralisme des médias, d’accompagner nos enfants et les plus fragiles contre l’influence néfaste des réseaux sociaux.
N’ayons à ce propos pas la naïveté de penser que nous sommes préservés de l’influence des réseaux sociaux en refusant d’être connecté. Son influence est beaucoup plus pernicieuse en imprégnant y compris les médias traditionnels.
Faire le choix de la démocratie et de la connaissance c’est renoncer à l’agitation du cyber espace numérique source d’ignorance et de crédulité, mais c’est aussi de toujours s’assurer de l’origine des sources des informations communiquées.
Nous sommes entrés dans l’ère de la lutte des classes numériques où le modèle capitaliste aux mains d’oligarques milliardaires, écrase de sa puissance algorithmique les masses de consommateurs crédules en recherche d’estime et d’image de soi.
PROPOSITION
La création dans un premier temps au niveau Européen, d’un média d’intérêt général à but non lucratif, qui reposerait sur des algorithmes transparents ne répondant pas aux objectifs d’un cyber capitalisme dévastateur, c’est a dire sans publicités ciblées, pourrait mettre nos esprits à l’abris de bon nombre de manipulations.

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Le problème
Les réseaux sociaux ont révolutionné l'échange d'informations et des idées dans notre société. La problématique de la post-vérité, où l'image de soi semble plus importante que la réalité, est exacerbée par les algorithmes des réseaux sociaux qui confortent nos croyances et satisfont nos désirs de réputation et d'amour-propre. Ces algorithmes favorisent l'attachement à un groupe d’appartenance, mettent en avant des contenus clivants et anxiogènes, tout en répondant à une logique émotionnelle incontrôlable qui favorise la peur, l'indignation et la colère. Cela entraîne une ignorance et un rejet de la science avec un impact politique indéniable.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'idée du nazisme a servi de boussole du « mal » dans les débats publics alors que la boussole du « bien » semble toujours plus difficile à atteindre. Définir son ennemi permet de se définir soi-même. Les mouvements extrémistes et populistes sont à cet égard très actifs sur internet. Nous voyons de plus en plus de jeunes se radicaliser, se laissant aveugler par la désinformation et les idées extrêmes qui passent le mieux.
Aujourd'hui, nous assistons non pas à des échanges apaisés, mais à des joutes verbales violentes. Ce phénomène est en grande partie alimenté par le biais de confirmation des algorithmes des réseaux sociaux qui répond uniquement à ce que nous voulons entendre.
En effet, les réseaux sociaux détournent la démocratie avec une stratégie binaire surfant notamment sur les émotions que peuvent ressentir les « exclus » du processus démocratique. Les informations diffusées de façon virale sans aucun filtre de vérification contribuent à exercer une pression énorme sur l'idée de démocratie.
Cette situation est d'autant plus inquiétante que l'ingérence numérique cherche à polariser l'opinion publique.
L’intelligence artificielle permet de démultiplier les faux comptes, de les rendre beaucoup plus crédibles en propageant de fausses informations convaincantes à l’appui de faux sites d’informations générales ou locales. Cette saturation de l’espace informationnel ne permet plus totalement de distinguer le vrai du faux.
Les politiciens bien que conscients de ces problématiques, utilisent de plus en plus le digital pour propager leurs idées politiques et attirer des électeurs, contournant les médias traditionnels, et se livrant à une interaction avec le public sans filtre.
Il n’est plus possible d’ignorer l’effet d’affaissement du débat public dans notre société. Il devient de plus en plus urgent d’en contrecarrer les conséquences.
Les politiques doivent prendre toute leur part. Les débats publics doivent se tenir au sein des institutions démocratiquement élues, avec obligation pour les représentants de se déconnecter des réseaux sociaux a minima lorsqu’ils siègent.
Mais cela ne suffit pas.
On peut être en effet surpris par la pauvreté de la réponse apportée par un responsable de média concepteur de contenus informatifs professionnels destiné à un public jeune, lors d’une audition d’une commission d’enquête parlementaire.
A une question relative aux algorithmes utilisés par les plateformes sur lesquelles sont diffusées les informations de ce média, ce responsable semble bien en difficulté pour préciser ce que ces réseaux autorisent ou pas.
Il ne semble pas vraiment troublé par la découverte fortuite à l'occasion de reportage, du fonctionnement des algorithmes utilisés par ces plateformes.
Ce manque de curiosité manifesté par ce média dont le métier intègre la vérification des sources d’informations a de quoi inquiéter ; Cette inquiétude se trouve renforcée par le manque de réaction des membres de la commission d’enquête parlementaire face à cette réponse laconique.
Il est donc aussi de notre responsabilité collective de protéger la liberté d'expression, de garantir l'indépendance et le pluralisme des médias, d’accompagner nos enfants et les plus fragiles contre l’influence néfaste des réseaux sociaux.
N’ayons à ce propos pas la naïveté de penser que nous sommes préservés de l’influence des réseaux sociaux en refusant d’être connecté. Son influence est beaucoup plus pernicieuse en imprégnant y compris les médias traditionnels.
Faire le choix de la démocratie et de la connaissance c’est renoncer à l’agitation du cyber espace numérique source d’ignorance et de crédulité, mais c’est aussi de toujours s’assurer de l’origine des sources des informations communiquées.
Nous sommes entrés dans l’ère de la lutte des classes numériques où le modèle capitaliste aux mains d’oligarques milliardaires, écrase de sa puissance algorithmique les masses de consommateurs crédules en recherche d’estime et d’image de soi.
PROPOSITION
La création dans un premier temps au niveau Européen, d’un média d’intérêt général à but non lucratif, qui reposerait sur des algorithmes transparents ne répondant pas aux objectifs d’un cyber capitalisme dévastateur, c’est a dire sans publicités ciblées, pourrait mettre nos esprits à l’abris de bon nombre de manipulations.

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Pétition lancée le 23 juin 2025