Saisine de L’ARCOM. Complément d’enquête du 7 décembre sur Gérard Depardieu.
Saisine de L’ARCOM. Complément d’enquête du 7 décembre sur Gérard Depardieu.
Le problème
Madame, Monsieur,
À l’heure où les fausses informations pullulent sur le net, la télévision publique a plus que jamais un devoir d’exemplarité tout autant que de transparence. Par cette pétition, nous saisissons l’ARCOM afin que toute la lumière soit faite.
Depuis la diffusion sur France 2 de "Complément d’enquête Depardieu, la chute l’ogre" il règne un climat délétère et un esprit de suspicion sur l’intégrité des journalistes dans leur ensemble et sur ceux du groupe France Télévisions en particulier.
Le fait que la parole fut donnée aux plaignantes incitera peut être des femmes victimes anonymes à déposer plainte. La question de la présomption d’innocence est mise en balance avec la cause des femmes victimes, cause au combien primordiale dans un pays où des femmes meurent encore sous les coups de leur conjoint bourreau. Or, la mise en cause de l’intégrité de cette émission rend la parole des femmes inaudible.
M. Depardieu doit répondre des accusations dont il fait l’objet devant la justice, c’est l’honneur de notre démocratie. En revanche il n’est pas exclu que les images et le son aient été manipulés dans la séquence de la fillette. Ce serait inadmissible de la part de France Télévisions autant pour la profession de journaliste qu’envers M.Depardieu coupable ou non des faits relevant de la justice.
Plusieurs propos et faits posent question sur l’intégrité journalistique du contenu de ce Complément d’enquête :
-la séquence de la fillette comporte un plan de coupe, chacun peut le constater. Pour les autres propos sexualisants de M. Depardieu, on voit sa bouche et ses yeux, là non! De plus, quand Depardieu dit "tiens, elle se gratte" la fillette ne se gratte pas.
-M. Yann Moix à plusieurs reprises mis en cause l’intégrité du travail de M. Anthony Dufour et de l’émission Complément d’enquête.
-Son avocat Maître Jérémie Assous est allé jusqu'à livrer une démonstration sur la chaîne C8 à une heure de grande écoute.
- Ni Anthony Dufour, ni l’équipe de l’émission Complément d’enquête ni le groupe France Télévisions n’a jugé utile de porter plainte pour diffamation contre M. Moix ni Maître Assous. Curieux!
-Anthony Dufour, France Télévisions et Complément d’enquête seraient représentés par Maître Franck Berton. Grand avocat, ses émoluments sont conséquents. Or France Télévisions donc l’émission Complément d’enquête sont financés par le contribuable. L’usage des fonds octroyés à cette entreprise publique nous concerne tous, France Télévisions dans cette séquence doit être transparente.
-Les images ont été vendues chèrement par Anthony Dufour via sa société de production Hikari, c’est également Hikari qui a produit l’émission. Ne frise-t-on pas le conflit d’intérêt incompatible avec la déontologie habituelle de ce service public?
-France Télévisions, plutôt que de montrer l’intégralité des rushs a fait effectuer un constat d’huissier. Depuis quand un huissier serait compétant pour juger de l’intégrité de matériels vidéo professionnels ? Un huissier peut juger de l’état d’une voiture sur le plan esthétique mais pas technique. Il en est de même pour ces images...il ne peut que constater ce qu’il se passe à l’écran comme tout téléspectateur, rien de plus.
-France Télévisions, Anthony Dufour et Hikari productions savent que seul un expert vidéo agréé par les tribunaux est habilité à expertiser les images, à dire si elles ont été trafiquées, si les rushs sont inclus en totalité et dans leur intégrité. Le choix d’un huissier plutôt que d’un expert vidéo devient des plus surprenants de surcroît pour des professionnels de l’audiovisuel.
-Peur d’une expertise? Anthony Dufour, Ikari productions et France Télévisions refusent de communiquer les images à la police qui les a demandées afin d’éclairer la justice au sujet des plaintes des femmes. N’est-ce pas un message d’indifférence de France Télévisions envers les plaignantes? Un service public ne peut mépriser les plaignantes, il a un devoir envers elles. La présidente de France Télévisions Mme Ernotte estime que "son" groupe doit éduquer les Français. Le mépris des victimes et des téléspectateurs, c’est ça l’éducation et l’exemplarité?
-Il est très étonnant que le groupe France Télévisions n’ait pas mis fin aux suspicions autour de cette émission dans les jours ayant suivi sa diffusion. La simple diffusion des rushs voire également du film de M. Yann Moix et la chose était réglée.
-L’argument du secret des sources ne tient nullement, l’émission Complément d’enquête elle-même a rendu cette argutie juridique caduque dès la diffusion de l’émission le 7 décembre 2023. Dans l’émission, il est précisé au gré de divers passages que les images sont issues du tournage du documentaire/film de M. Yann Moix et qu’elles ont été fournies par M. Anthony Dufour via sa société Hikari productions. De plus, M. Yann Moix a expliqué dans plusieurs séquences télévisuelles être d’accord pour que les images soient diffusées et même, il le réclame. Seul notre service public, Complément d’enquête et M. Anthony Dufour s’y opposent en invoquant un motif qu’ils ont rendu eux-mêmes fallacieux. Le sérieux de la prestigieuse maison France Télévisions est en RTT?
-Il y a secret des sources uniquement quand les sources sont secrètes. Ce sont là des images dont toute la France sait la provenance, par qui et dans quelles conditions elles ont été tournées, fournies/vendues et diffusées. On se moque du téléspectateur qui finance France télévisions via ses impôts. C’est inadmissible!
Il devient urgent que L’ARCOM mette fin à ce climat extrêmement préjudiciable envers France Télévisions, les téléspectateurs et l’ensemble de la profession de journaliste. Ce genre de doutes laissent place aux fausses informations qui contaminent les esprits faibles. Heureusement, l’ARCOM agit et dans cet objectif, cette pétition sera remise à l’ARCOM.
Dans le cas où les images soient authentiques, M. Yann Moix et son avocat ainsi que tous ceux (médias compris) ayant participé à mettre en doute l’intégrité de cette émission devront en répondre devant la justice.
Si le reportage a été manipulé, France Télévisions a peut-être été victime de M. Dufour via Hikari productions ? Dans tous les cas, la mission de l’ARCOM est d’introduire toutes les mesures d’investigation permettant de faire la lumière sur cette affaire. S’il y a eu manipulation, l’honneur de France Télévisions est de reconnaître avoir été trompée. Elle n’en gagnera que plus de crédibilité. Être diffamé demande réparation, se faire tromper est dommage, le reconnaître est grand.
Pour tout ce qui précède, nous demandons à l’ARCOM de prendre toutes mesures nécessaires à la manifestation de la vérité et dans l’intérêt des femmes et de la justice, nous demandons que les images soient remises au plus vite à la justice conformément à ce qu’elle demande.
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Le problème
Madame, Monsieur,
À l’heure où les fausses informations pullulent sur le net, la télévision publique a plus que jamais un devoir d’exemplarité tout autant que de transparence. Par cette pétition, nous saisissons l’ARCOM afin que toute la lumière soit faite.
Depuis la diffusion sur France 2 de "Complément d’enquête Depardieu, la chute l’ogre" il règne un climat délétère et un esprit de suspicion sur l’intégrité des journalistes dans leur ensemble et sur ceux du groupe France Télévisions en particulier.
Le fait que la parole fut donnée aux plaignantes incitera peut être des femmes victimes anonymes à déposer plainte. La question de la présomption d’innocence est mise en balance avec la cause des femmes victimes, cause au combien primordiale dans un pays où des femmes meurent encore sous les coups de leur conjoint bourreau. Or, la mise en cause de l’intégrité de cette émission rend la parole des femmes inaudible.
M. Depardieu doit répondre des accusations dont il fait l’objet devant la justice, c’est l’honneur de notre démocratie. En revanche il n’est pas exclu que les images et le son aient été manipulés dans la séquence de la fillette. Ce serait inadmissible de la part de France Télévisions autant pour la profession de journaliste qu’envers M.Depardieu coupable ou non des faits relevant de la justice.
Plusieurs propos et faits posent question sur l’intégrité journalistique du contenu de ce Complément d’enquête :
-la séquence de la fillette comporte un plan de coupe, chacun peut le constater. Pour les autres propos sexualisants de M. Depardieu, on voit sa bouche et ses yeux, là non! De plus, quand Depardieu dit "tiens, elle se gratte" la fillette ne se gratte pas.
-M. Yann Moix à plusieurs reprises mis en cause l’intégrité du travail de M. Anthony Dufour et de l’émission Complément d’enquête.
-Son avocat Maître Jérémie Assous est allé jusqu'à livrer une démonstration sur la chaîne C8 à une heure de grande écoute.
- Ni Anthony Dufour, ni l’équipe de l’émission Complément d’enquête ni le groupe France Télévisions n’a jugé utile de porter plainte pour diffamation contre M. Moix ni Maître Assous. Curieux!
-Anthony Dufour, France Télévisions et Complément d’enquête seraient représentés par Maître Franck Berton. Grand avocat, ses émoluments sont conséquents. Or France Télévisions donc l’émission Complément d’enquête sont financés par le contribuable. L’usage des fonds octroyés à cette entreprise publique nous concerne tous, France Télévisions dans cette séquence doit être transparente.
-Les images ont été vendues chèrement par Anthony Dufour via sa société de production Hikari, c’est également Hikari qui a produit l’émission. Ne frise-t-on pas le conflit d’intérêt incompatible avec la déontologie habituelle de ce service public?
-France Télévisions, plutôt que de montrer l’intégralité des rushs a fait effectuer un constat d’huissier. Depuis quand un huissier serait compétant pour juger de l’intégrité de matériels vidéo professionnels ? Un huissier peut juger de l’état d’une voiture sur le plan esthétique mais pas technique. Il en est de même pour ces images...il ne peut que constater ce qu’il se passe à l’écran comme tout téléspectateur, rien de plus.
-France Télévisions, Anthony Dufour et Hikari productions savent que seul un expert vidéo agréé par les tribunaux est habilité à expertiser les images, à dire si elles ont été trafiquées, si les rushs sont inclus en totalité et dans leur intégrité. Le choix d’un huissier plutôt que d’un expert vidéo devient des plus surprenants de surcroît pour des professionnels de l’audiovisuel.
-Peur d’une expertise? Anthony Dufour, Ikari productions et France Télévisions refusent de communiquer les images à la police qui les a demandées afin d’éclairer la justice au sujet des plaintes des femmes. N’est-ce pas un message d’indifférence de France Télévisions envers les plaignantes? Un service public ne peut mépriser les plaignantes, il a un devoir envers elles. La présidente de France Télévisions Mme Ernotte estime que "son" groupe doit éduquer les Français. Le mépris des victimes et des téléspectateurs, c’est ça l’éducation et l’exemplarité?
-Il est très étonnant que le groupe France Télévisions n’ait pas mis fin aux suspicions autour de cette émission dans les jours ayant suivi sa diffusion. La simple diffusion des rushs voire également du film de M. Yann Moix et la chose était réglée.
-L’argument du secret des sources ne tient nullement, l’émission Complément d’enquête elle-même a rendu cette argutie juridique caduque dès la diffusion de l’émission le 7 décembre 2023. Dans l’émission, il est précisé au gré de divers passages que les images sont issues du tournage du documentaire/film de M. Yann Moix et qu’elles ont été fournies par M. Anthony Dufour via sa société Hikari productions. De plus, M. Yann Moix a expliqué dans plusieurs séquences télévisuelles être d’accord pour que les images soient diffusées et même, il le réclame. Seul notre service public, Complément d’enquête et M. Anthony Dufour s’y opposent en invoquant un motif qu’ils ont rendu eux-mêmes fallacieux. Le sérieux de la prestigieuse maison France Télévisions est en RTT?
-Il y a secret des sources uniquement quand les sources sont secrètes. Ce sont là des images dont toute la France sait la provenance, par qui et dans quelles conditions elles ont été tournées, fournies/vendues et diffusées. On se moque du téléspectateur qui finance France télévisions via ses impôts. C’est inadmissible!
Il devient urgent que L’ARCOM mette fin à ce climat extrêmement préjudiciable envers France Télévisions, les téléspectateurs et l’ensemble de la profession de journaliste. Ce genre de doutes laissent place aux fausses informations qui contaminent les esprits faibles. Heureusement, l’ARCOM agit et dans cet objectif, cette pétition sera remise à l’ARCOM.
Dans le cas où les images soient authentiques, M. Yann Moix et son avocat ainsi que tous ceux (médias compris) ayant participé à mettre en doute l’intégrité de cette émission devront en répondre devant la justice.
Si le reportage a été manipulé, France Télévisions a peut-être été victime de M. Dufour via Hikari productions ? Dans tous les cas, la mission de l’ARCOM est d’introduire toutes les mesures d’investigation permettant de faire la lumière sur cette affaire. S’il y a eu manipulation, l’honneur de France Télévisions est de reconnaître avoir été trompée. Elle n’en gagnera que plus de crédibilité. Être diffamé demande réparation, se faire tromper est dommage, le reconnaître est grand.
Pour tout ce qui précède, nous demandons à l’ARCOM de prendre toutes mesures nécessaires à la manifestation de la vérité et dans l’intérêt des femmes et de la justice, nous demandons que les images soient remises au plus vite à la justice conformément à ce qu’elle demande.
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Pétition lancée le 8 février 2024