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Défendre les Prisonniers politiques catalans

Collectif de signataires PÉTITION LIBERTÉ PRISONNIERS POLITIQUES CATALANS
France

Apr 5, 2019 — 

Les observateurs internationaux présents chaque jour à Madrid depuis le début du procès contre les 12 responsables politiques et associatifs catalans, dénoncent un Tribunal suprême complice d'une accusation qui a préparé les dépositions des témoins à charge, membres de la Guardia civil ou policiers espagnols. Malgré cela, la justice espagnole est incapable de démontrer la réalité des accusations qu'elle porte !

Cette justice espagnole est incapable de prouver que le référendum du 1er Octobre 2017 en Catalogne, organisé pacifiquement en application du mandat que ces responsables politiques ont reçu ou des convictions profondes de ces acteurs sociaux et qui a permis à des millions de Catalans d’exercer pacifiquement leur droit de voter et leur droit à décider de leur avenir, est un délit de "rébellion", c'est-à-dire "un acte violent d'insurrection" ou un délit de "sédition", passibles l'un et l'autre de peines de 12 à 25 ans de prison.

"Ce procès n'est pas une affaire espagnole mais une affaire européenne qui peut avoir de graves conséquences sur l'état de droit. Si la désobéissance civile pacifique est criminalisée, tous les mouvements sociaux en Europe doivent craindre pour leur avenir" a déclaré au début du procès l'Association des avocats européens dont fait partie le Syndicat des avocats de France (SAF).

En fait, à travers la mise en accusation des 12 responsables emprisonnés depuis plus d'un an et demi, ce sont les millions de Catalans qui ont décidé de s'auto-organiser et de voter qui sont visés et menacés. Ce sont eux qu'on cherche à humilier, c'est contre eux que la menace répressive se dresse. Alors que 80% des Catalans veulent exercer leur droit à l'autodétermination (voter oui ou non à l'indépendance de leur pays), l'Etat espagnol continue de s' y opposer. Cette massive aspiration sociale et démocratique nécessite une réponse politique. Après avoir vu leur statut d'autonomie de 2006 défiguré par une décision du Tribunal constitutionnel espagnol en 2010, puis les années suivantes les lois sociales votées par leur parlement censurées par ce même tribunal, les Catalans voient cette aspiration démocratique à décider foulée aux pieds. L'Etat espagnol leur répond par la violence répressive, par la judiciarisation et par la détention, "au nom de la loi" ! comme si une loi basée sur un déni démocratique pouvait s'élever au dessus de libertés démocratiques fondamentales et de la volonté populaire de les exercer. L'autodétermination n'est pas un délit, c'est un droit !

Aujourd'hui, incapable de dissimuler qu'il s'agit en fait d'un procès politique, et que les 12 accusés sont des prisonniers politiques, la justice espagnole a censuré les journalistes des médias publics catalans et leur a interdit d'utiliser les mots "prisonniers politiques" ou "exilés". 

A Madrid, le samedi 16 mars dernier, des dizaines de milliers de Catalans sont venus s'adresser à tous les peuples de l'Etat espagnol, autour de la banderole centrale: "L'autodétermination n'est pas un délit ! La démocratie c'est décider !". Ils ont été accueillis par de très nombreux madrilènes et castillans, rejoints par de nombreux basques, galiciens, aragonais, andalous... demandant la "libération des prisonniers politiques catalans", le "droit à l'autodétermination des peuples" et le "droit à décider sur tout", la démocratie ! 

C 'est bien contre cette absurde et menaçante accusation du Tribunal suprême de Madrid de "rébellion" ou de "sédition" que,  il y a déjà quelques mois, des tribunaux européens s'étaient prononcés, celui de Schleswig-Holstein en Allemagne, celui de Bruxelles en Belgique, obligeant le gouvernement espagnol à retirer son mandat européen d'extradition contre les exilés catalans. C'est ce que, de plus en plus nombreux, les démocrates en Europe dénoncent, comme l'ont dénoncé à Madrid en février les élus européens et nationaux signataires de notre pétition, José Bové, Marie-Pierre Vieu, Paul Molac, lors d'un voyage solidaire pour rendre visite aux prisonniers politiques. C'est ce que viennent de dénoncer 41 sénateurs français signataires d'une tribune "Pour le respect des libertés et des droits fondamentaux en Catalogne" et c'est aussi ce que Benoît Hamon vient de dénoncer lundi 1er avril lors de sa rencontre avec plusieurs prisonniers politiques à Soto del Real, et c'est enfin ce que vient de voter à la majorité le Conseil régional d'Occitanie.        

Aucune avancée, rien de positif ne pourra arriver, sans la Libération des prisonniers politiques catalans ! Cette exigence, cette lutte, contribuent à faire reculer les dérives autoritaires et antidémocratiques qui ont cours aujourd'hui non seulement en Espagne mais aussi dans nombre de pays d'Europe, y compris le nôtre. Défendre les prisonniers politiques catalans, c'est défendre la démocratie et les droits de l'homme en Europe !


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