署名活動についてのお知らせPour la liberté des prisonniers politiques catalansDernière ligne droit du procès des indépendantistes catalans
Collectif de signataires PÉTITION LIBERTÉ PRISONNIERS POLITIQUES CATALANSフランス
2019/06/10

Le procès de Madrid des 12 indépendantistes catalans qui a débuté le 12 février doit s'achever le mercredi 12 juin. Mardi dernier le procureur du Tribunal suprême a martelé dans ses conclusions du procès que l' action des accusés fut "un coup d' état" , un "acte de rébellion" qui implique "un soulèvement violent".  Il a confirmé les peines requises avant le procès. L' ex vice président Oriol Junqueras encourt la peine la plus lourde, une peine de 25 ans.

Fin mai,  le groupe d'experts de l' ONU, le GTDA (Groupe de Travail sur la détention Arbitraire), a demandé au gouvernement espagnol de libérer et d'indemniser les accusés du procès, Jordi Sanchez, Jordi Cuixart et Oriol Junqueras, considèrant que leur emprisonnement est arbitraire et estimant  que cette privation de liberté viole les principes de la déclaration universelle des droits de l'homme,

Selon ce rapport du GTDA, l'absence de violence et l'absence d'informations convaincantes sur les faits imputables les impliquant dans le comportement constitutif des crimes reprochés ont donné lieu à la conviction des experts de l'ONU que les accusations criminelles portées contre eux étaient relatives à leurs opinions politiques pour l’indépendance de la Catalogne et que le but de ces accusations était de les empêcher de continuer à défendre ces opinions dans la sphère politique.

Le rapport de ces experts de l' ONU indique que "la liberté d'opinion et d'expression inclut la possibilité de manifester la manière dont les peuples peuvent déterminer librement leur système politique, leur constitution ou leur gouvernement"  et conclut que "l' arrestation des ces dirigeants indépendantistes est arbitraire car elle résulte de l' exercice du droit à la liberté d'opinion, d'expression, d'association, de réunion et de participation".

Les résultats tant des élections générales du 28 avril que de celles du 26 mai (élections européennes, et municipales) ont confirmé en Catalogne, malgré la répression et les pressions subies, la solidité des convictions en faveur des positions des organisations indépendantistes et aussi de celles qui sont en faveur du droit à décider, du droit à l' autodétermination. Cette aspiration continue à être largement majoritaire.

Cinq des prisonniers indépendantistes se sont portés candidats et ont été élus lors des élections législatives générales du 28 Avril, quatre au Congrès des députés et un au Sénat. Après qu' ils aient pris possession de leur mandat, le bureau du Congrès des députés, sans consulter l' Assemblée plénière, a décidé de suspendre ces députés indépendantistes! Ceux ci ne peuvent donc pas siéger au Congrès et sont revenus croupir en prison. Plus d' un million de voix sont ainsi tenues pour nulles et non avenues! Un coup terrible contre les droits démocratiques, une nouvelle expression anti démocratique des institutions de la monarchie espagnole. 

Aujourd'hui, l' ex président de la Généralitat, Carles Puigdemont, exilé à Bruxelles et l'ex vice-président, Oriol Junqueras, lui toujours emprisonné, viennent d'être élus députés européens le 26 mai ainsi que Tonì Comin (lui aussi exilé). Le Parlement européen  adoptera t il le même déni démocratique? Faudra t il imposer un bâillon et emprisonner la majorité du peuple catalan?

Suite au rapport du groupe d'experts de l' ONU, l' avocat de Jordi Cuixart, de Jordi Sànchez et d'Oriol Junqueras,  s'adressant directement au président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, lui a demandé, d'évaluer le bien-fondé de ce rapport sous peine de mettre l' Espagne en très mauvaise situation. "Si vous l' ignorez, vous devrez faire face à un grand rejet international". Il lui a demandé « d'amnistier tous les exilés comme Carles Puigdemont ou Clara Ponsati » et  a précisé « Les pratiques répressives ne se produisent pas dans une démocratie moderne ». « Nous devons laisser derrière nous l'autoritarisme instinctif de la dictature franquiste et avancer vers la démocratie du vingt et unième siècle » lui demandant qu' « un référendum contraignant soit légalement organisé dans lequel les deux parties respectent les résultats».

Dans la déclaration du Collectif nous disons que défendre les prisonniers politiques catalans c'est défendre la démocratie en Europe et nous ajoutons que aucune avancée, rien de positif ne pourra arriver, sans leur libération. Dans ce sens la signature de notre pétition qui en a recueilli jusqu'ici environ 12.500, reste d' une brûlante actualité. Il est temps que se rassemblent toutes les énergies, toutes les initiatives qui ont été prises ici en France, en Europe et dans le monde afin qu'il soit mis fin à ce scandaleux déni de démocratie, afin d'obtenir la libération des prisonniers politiques catalans et l' abandon de toutes les poursuites.

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