Petition updateRémy QUIGNOLOT est en liberté provisoire depuis le 28 septembre 2022

Refus de soins pour Rémy QUIGNOLOT avant son procès le 18 novembre, malgré trois avis médicaux

Caroline QUIGNOLOTFrance
13 Nov 2022

Le procès de Rémy QUIGNOLOT devait débuter le 11 novembre a Bangui, mais, trop malade pour se déplacer, il n'a pas été en mesure d'arriver jusqu'au tribunal ce jour-là. Le procès a été reporté au 18 novembre.

La santé de Rémy QUIGNOLOT s'étant progressivement dégradée depuis sa libération provisoire le 28 septembre dernier, nous n'avons pas la certitude qu'il pourra se déplacer pour être présent à l'audience le 18 novembre.

En effet, son état alarmant avait été constaté dès le 14 octobre par un premier médecin qui avait diagnostiqué une grave insuffisance rénale et préconisé une prise en charge rapide par le biais d'une évacuation sanitaire vers un lieu doté d'instruments permettant une dyalise. Cet avis médical a ensuite été confirmé par deux médecins indépendants, spécialement convoqués à la demande des autorités pour examiner Rémy QUIGNOLOT à deux reprises.

Sur la base de ce diagnostic médical, l'avocat de Monsieur QUIGNOLOT chargé du volet santé dans ce dossier, a ensuite formalisé la demande d'évacuation sanitaire auprès des autorités mais sa requête a été refusée, Monsieur QUIGNOLOT se retrouvant, de ce fait, sans soins.

Rappelons que les droits fondamentaux et universels de l'homme, comprennent le "droit à la vie" et son corollaire,  le "droit à la santé", d'aiileurs repris par l'article 16 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme, qui reconnaît à chacun "le droit à la santé". 

En raison de ce manque de soins, Monsieur QUIGNOLOT n'avait pas été en état de se deplacer pour assister au tirage au sort des jurés avant la tenue du procès initialement prévu le 11 novembre, ce qui avait jeté un doute sur le maintien de celui-ci : en effet, l'article 221 alinea 3 du code de procédure pénale centrafricain indique que l'absence d'un détenu au tirage au sort "annule le procès", étonnamment, cette disposition légale n'a pas été respectée. Pire, la demande d'évacuation est ignorée et une quatrième expertise médicale est demandée ! Trois experts ont déjà donné leur avis, de combien d'expertises aura-t-on besoin ?

Ou bien, doit-on en conclure que, faisant fi de la réalité sanitaire du patient et de la probité des trois médecins, les magistrats ont déjà décidé de ce qu'ils voulaient entendre et que, puisque les avis médicaux, pourtant concordants, ne vont pas dans leur sens, ils s'apprêtent à  désigner un médecin fantoche, payé pour donner l'avis tant attendu ?

Depuis la date de sa libération sous contrôle judiciaire, et malgré  la dégradation de son état de santé, Rémy QUIGNOLOT a scrupuleusement respecté les conditions qui lui étaient imposées, sans quitter Bangui et se présentant au tribunal chaque semaine pour signer le registre. Notons au passage qu'une campagne de désinformation est en route via les affirmations farfelues parues dans une "feuille de choux" locale affirmant que le prévenu "aurait tenté de regagner la France et aurait été arrêté et remis en prison" : ce ne sont que des mensonges, indignes d'un journaliste dans n'importe quel pays du monde ! Le journaliste est-il là pour raconter des mensonges ou pour informer ses lecteurs de la réalité des faits ? Écrire de pareils articles qui n'ont rien a voir avec la réalité revient à prendre ses lecteurs pour des imbéciles, ce qui est insultant, très irrespectueux et absolument honteux !

Il faut espérer que la vérité ressortira de ce procès et que la justice sera appliquée pour montrer que la charge d'espionnage avancée sans preuves contre Rémy QUIGNOLOT, n'a été, depuis le début, qu'une fabrication de toutes pièces, montée pour alimenter les tensions entre les gouvernements centrafricain et français, alors que Rémy QUIGNOLOT n'a rien a voir dans ces enjeux politiques, ne s'étant jamais mêlé de politique, et se contentant d'exercer, avec grand professionalisme, ses missions dans le domaine de la sécurité et de la protection rapprochée.

Nous croisons les doigts et gardons malgré tout notre confiance dans la justice centrafricaine et dans les magistrats qui la représentent ainsi que dans les jurés qui ne se laisseront pas manipuler par des montages et des machinations visant à insulter leur intelligence.

Caroline QUIGNOLOT

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