
Réexaminez la situation de Vassiriki
Le problème
Arrivé mineur et isolé, major de sa région à l'oral du CAP, promis à un CDI : un jeune Ivoirien reste sous le coup d'une OQTF
Vassiriki, 21 ans, élève en Terminale professionnelle « Aménagements paysagers » au lycée agricole de Saint-Aubin-du-Cormier (Ille-et-Vilaine), fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) que la justice administrative vient de maintenir. Ses enseignants et son entourage souhaitent alerter sur sa situation.
Un parcours marqué par la perte et la violence :
Vassiriki est né en 2005 à Anyama, en périphérie d'Abidjan (Côte d'Ivoire). Sa mère a disparu en 2011, pendant la crise post-électorale, alors qu'il avait 6 ans. Il ignore toujours si elle a été tuée ou déplacée. Élevé ensuite par son père, très affaibli par la dépression et les traumatismes, il a vécu dans les rues d'Abidjan entre 6 et 14 ans, en mendiant pour se nourrir.
Sa tante paternelle l'a ensuite recueilli à Bouaké. Son mari, violent, le battait presque chaque jour, et l'adolescent dormait de nouveau dehors. Pour le protéger, sa tante a organisé son départ en 2021 : après une traversée du Mali, de l'Algérie et du Maroc, puis de la mer, il a été secouru par la Croix-Rouge en Espagne. Il n'a plus de nouvelles de son père depuis 2019 et n'a aucune information sur sa tante. Il n'a plus aucune attache familiale en Côte d'Ivoire.
Une intégration exemplaire en France :
Arrivé en France à 16 ans en octobre 2021, Vassiriki a été brièvement pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance d'Ille-et-Vilaine, qui n'a pas reconnu sa minorité et son isolement. Il a contesté cette décision devant le juge des enfants, avec l'appui de l'association Utopia 56.
Scolarisé dès son arrivée, il a bénéficié d'une remise à niveau en français avant d'intégrer le lycée agricole en septembre 2022. En 2024, il a obtenu son CAP agricole « jardinier paysagiste » avec la mention Très Bien, après avoir obtenu la meilleure note régionale à l'épreuve orale.
Aujourd'hui en Terminale, Vassiriki réalise l'ensemble de ses stages au sein de l'entreprise iD Verde. Tout à fait satisfaite de son travail, la direction souhaite vivement l'embaucher en CDI à temps plein, avec une rémunération au-dessus du SMIC. L'entreprise, qui peine à recruter, affirme que son profil correspond « en tout point » à ses attentes. Cependant, la présence de l'OQTF bloque juridiquement toute possibilité de concrétiser cette embauche.
Ses enseignants parlent d'« un élève comme nous en rencontrons rarement », d'un jeune toujours prêt à aider ses camarades, et dont l'intégration est « parfaite ».
Où en est la procédure :
• Septembre 2024 : Vassiriki dépose une demande de titre de séjour et d'autorisation de travail.
• 31 juillet 2025 : Le préfet d'Ille-et-Vilaine refuse le titre de séjour, prononce une OQTF et une interdiction de retour d'un an.
• 2 avril 2026 : Le tribunal administratif de Rennes annule uniquement l'interdiction de retour. Il maintient le refus de séjour, l'OQTF et la désignation de la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi.
• 4 mai 2026 : Son avocate, Maître Gwendoline Peres (barreau de Rennes), fait appel devant la cour administrative d'appel de Nantes. Elle soutient notamment que la préfecture n'a pas examiné sa qualification, son diplôme ni l'emploi proposé par iD Verde, que le refus constitue une erreur manifeste d'appréciation, et que l'OQTF porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée.
• Récemment : La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté sa requête. L'OQTF est donc maintenue.
Ce que nous demandons :
Vassiriki est arrivé à 16 ans, seul, sans personne vers qui retourner. Il a fait tout ce que la France attend d'un jeune étranger : apprendre la langue, se former, obtenir un diplôme dans un métier qui recrute, réaliser ses stages avec succès et trouver un employeur prêt à l'embaucher.
Nous demandons à la préfecture d'Ille-et-Vilaine de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour, afin qu'il puisse finaliser son parcours scolaire et occuper l'emploi qui l'attend chez iD Verde.

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Le problème
Arrivé mineur et isolé, major de sa région à l'oral du CAP, promis à un CDI : un jeune Ivoirien reste sous le coup d'une OQTF
Vassiriki, 21 ans, élève en Terminale professionnelle « Aménagements paysagers » au lycée agricole de Saint-Aubin-du-Cormier (Ille-et-Vilaine), fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) que la justice administrative vient de maintenir. Ses enseignants et son entourage souhaitent alerter sur sa situation.
Un parcours marqué par la perte et la violence :
Vassiriki est né en 2005 à Anyama, en périphérie d'Abidjan (Côte d'Ivoire). Sa mère a disparu en 2011, pendant la crise post-électorale, alors qu'il avait 6 ans. Il ignore toujours si elle a été tuée ou déplacée. Élevé ensuite par son père, très affaibli par la dépression et les traumatismes, il a vécu dans les rues d'Abidjan entre 6 et 14 ans, en mendiant pour se nourrir.
Sa tante paternelle l'a ensuite recueilli à Bouaké. Son mari, violent, le battait presque chaque jour, et l'adolescent dormait de nouveau dehors. Pour le protéger, sa tante a organisé son départ en 2021 : après une traversée du Mali, de l'Algérie et du Maroc, puis de la mer, il a été secouru par la Croix-Rouge en Espagne. Il n'a plus de nouvelles de son père depuis 2019 et n'a aucune information sur sa tante. Il n'a plus aucune attache familiale en Côte d'Ivoire.
Une intégration exemplaire en France :
Arrivé en France à 16 ans en octobre 2021, Vassiriki a été brièvement pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance d'Ille-et-Vilaine, qui n'a pas reconnu sa minorité et son isolement. Il a contesté cette décision devant le juge des enfants, avec l'appui de l'association Utopia 56.
Scolarisé dès son arrivée, il a bénéficié d'une remise à niveau en français avant d'intégrer le lycée agricole en septembre 2022. En 2024, il a obtenu son CAP agricole « jardinier paysagiste » avec la mention Très Bien, après avoir obtenu la meilleure note régionale à l'épreuve orale.
Aujourd'hui en Terminale, Vassiriki réalise l'ensemble de ses stages au sein de l'entreprise iD Verde. Tout à fait satisfaite de son travail, la direction souhaite vivement l'embaucher en CDI à temps plein, avec une rémunération au-dessus du SMIC. L'entreprise, qui peine à recruter, affirme que son profil correspond « en tout point » à ses attentes. Cependant, la présence de l'OQTF bloque juridiquement toute possibilité de concrétiser cette embauche.
Ses enseignants parlent d'« un élève comme nous en rencontrons rarement », d'un jeune toujours prêt à aider ses camarades, et dont l'intégration est « parfaite ».
Où en est la procédure :
• Septembre 2024 : Vassiriki dépose une demande de titre de séjour et d'autorisation de travail.
• 31 juillet 2025 : Le préfet d'Ille-et-Vilaine refuse le titre de séjour, prononce une OQTF et une interdiction de retour d'un an.
• 2 avril 2026 : Le tribunal administratif de Rennes annule uniquement l'interdiction de retour. Il maintient le refus de séjour, l'OQTF et la désignation de la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi.
• 4 mai 2026 : Son avocate, Maître Gwendoline Peres (barreau de Rennes), fait appel devant la cour administrative d'appel de Nantes. Elle soutient notamment que la préfecture n'a pas examiné sa qualification, son diplôme ni l'emploi proposé par iD Verde, que le refus constitue une erreur manifeste d'appréciation, et que l'OQTF porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée.
• Récemment : La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté sa requête. L'OQTF est donc maintenue.
Ce que nous demandons :
Vassiriki est arrivé à 16 ans, seul, sans personne vers qui retourner. Il a fait tout ce que la France attend d'un jeune étranger : apprendre la langue, se former, obtenir un diplôme dans un métier qui recrute, réaliser ses stages avec succès et trouver un employeur prêt à l'embaucher.
Nous demandons à la préfecture d'Ille-et-Vilaine de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour, afin qu'il puisse finaliser son parcours scolaire et occuper l'emploi qui l'attend chez iD Verde.

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Pétition lancée le 1 octobre 2026