Petition updateSauvegarde d'un des plus vieux et magnifiques arbres de FranceSainte Rita, priez pour lui (bis repetita)
François WINICKIFrance
Jun 13, 2021

Tout ce week-end, opération charme et séduction de Monsieur Berrios en personne,
Maire de Saint-Maur, sur tout le territoire de Saint-Maur-La Varenne,
avec à la clé ce tract sur lequel on peut lire :
« À Saint-Maur, nous avons fait le choix :
- d'une ville apaisée, à l'urbanisme à taille humaine qui refuse le gigantisme, la course effrénée
vers une densification massive, rapide et sans âme ;
- de préserver notre environnement, la trame verte de nos 18000 arbres ».
Pas mal quand on sait que :
- on subit au moins 50 chantiers de construction d'immeubles à Saint-Maur, dont des choses immondes comme ce qui remplace les serres municipales à côté du Picard de l'avenue Louis Blanc,
sans compter tous les projets immobiliers en cours d'instruction...
- pour les arbres, Monsieur le Maire serait leur grand protecteur, ça se passe de commentaire !
L'opération comm se poursuit ce soir lundi 14 sur la page FB de la ville à partir de 18 h 30 :
https://www.facebook.com/VilleSaintMaur/
Tout le monde est invité à y participer.
Ce monsieur devrait être hypnotiseur, il sait très bien endormir, « empapaouter » son public,
comme il a encore réussi à le faire jeudi soir en séance du Conseil municipal.
À ce propos, je publie à nouveau la mise à jour que j'avais faite dès vendredi matin et que personne n'a reçu.

Mes réflexions suite au Conseil municipal du jeudi 10 juin.
À suivre (de la 14è à la 50è minute) sur :
https://www.youtube.com/watch?v=N9lZ3dMgy90&list=PLvy2kWghNd7O0-fgH3T1i3qCK62ax0K4Z&index=2

« Le Maire, il ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît. »
parodie de la célèbre réplique des Tontons flingueurs, due à Michel Audiard.
À la 38è minute, M. Berrios avance que le terrain sur lequel se trouve le Grand Chêne est au prix
de 2 millions d'euros et demi, donc trop cher à la communauté pour l'acquérir.
Sachez que le terrain s'est en fait vendu
1 020 000 euros.
Le reste est un tour de passe-passe pour gonfler artificiellement le prix et faire croire qu'un rachat pour rendre à tous le Grand Chêne n'est pas possible.

De toute façon, si échange de « bons » procédés il y eut, comment M. le Maire pourrait-il faire marche arrière maintenant ?

Il a été aussi question d'un permis de construire modificatif.
Je rappellerai que dans le Certificat d'urbanisme de 2018, point sur lequel
le binôme Mairie-promoteur peut être attaqué, il est dit qu'AUCUNE construction ne peut être faite
à moins de 14 m.
Le P.C. modifié reprend cette distance mais pour les parkings seulement, l'immeuble en tant que tel
restant à 8 m. comme prévu dans le projet initial. Suffisant d'après vous ?
À l'occasion, je vous parlerai du grand botaniste américain spécialiste des systèmes racinaires
John Ernest Weaver (1884-1966) qui a démontré que l'essentiel des racines se trouvaient et s'étendaient en surface, les racines en profondeur ne servant qu'en cas de sécheresse.

Au sujet de l'état phytosanitaire de l'arbre, ne pas oublier que l'accès est refusé à quiconque
voudrait l'ausculter et que le promoteur a refusé la proposition d'expert que lui avait faite
M. Feterman, président de l'association A.R.B.R.E.S.

A part ça, nous avons eu droit aux pitreries, devenues récurrentes, du fou du roi (Aurélien Prévot) pour essayer de prouver une fois de plus, encore une cause désespérée (voir plus bas), que le Chêne d'Henri IV (ou de Sully paraît-il ?) n'est finalement pas si vieux que ça.
Tous les bons livres d'histoire sur Saint-Maur n'ont qu'à aller se faire voir face à notre prof de collège (je n'ai rien contre les autres, qu'ils me croient) parachuté historien officiel de la Ville de Saint-Maur.

Pour finir, un peu de politique-fiction.
Projetons-nous en 2026 :
La prière du Maire à Sainte Rita, la patronne des causes désespérées :
« Faites que le Grand Chêne attende que je ne sois plus maire pour crever. » va-t-elle être exaucée ?
M. Berrios se demande s'il va se représenter après avoir mis à profit ses années de mandat
pour bétonner tout Saint-Maur (mission accomplie).
Ou bien va-t-il prendre une retraite au soleil, au Portugal par exemple ?

Illustration :
ce qui reste au 53 bis du mur de la Viala, dernier vestige avec le Grand Chêne du château royal
de Saint-Maur, après que la pelleteuse a fait son travail le 10 juin.
Merci à Audrey SAFAR pour cette photo prise le jour-même.
Le lendemain, l'engin a continué sa destruction de ce vénérable mur de 2 m 40 de hauteur
sur 60 cm d'épaisseur.
Avec une telle brèche, le gibier de François Ier aurait eu tout loisir de prendre la poudre d'escampette dans la plaine de La Varenne.
Et le Roi de France, grand chasseur devant l'Éternel, aurait eu de quoi être trop vénère !

 

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