Retrait de l'arrêté anti-mendicité à Melun


Retrait de l'arrêté anti-mendicité à Melun
Le problème
Le 15 novembre 2025, le maire de Melun Kadir Mebarek a discrètement renouvelé un arrêté interdisant la mendicité dans les zones piétonnes, à proximité des centres commerciaux, de la gare et des lieux de culte. En plein hiver, alors que les plus fragiles ont le plus besoin des solidarités collectives et individuelles, la municipalité choisit de criminaliser la pauvreté plutôt que de la combattre.
Pourtant, la mendicité ne constitue plus un délit depuis sa dépénalisation en 1994. Cet arrêté entrave alors une liberté fondamentale: la liberté de circuler et d’utiliser l’espace public. En effet, l’ordre ne saurait être un prétexte à des lois liberticides, d’autant plus quand elles ciblent les plus démunis. Nous refusons cette atteinte à la liberté.
Rappelons également que la fraternité est l’une des clés de voûte de notre République. Quand elle s’exprime au travers d’un geste de solidarité – donner une pièce, un peu de nourriture, un moment d'attention à quelqu'un qui demande de l’assistance – c’est l'expression concrète de cette fraternité. Nous refusons que soit mise à mal la fraternité.
L’invisibilisation de la pauvreté, c’est également soumettre des femmes et des hommes à un danger tangible. En les éloignant des lieux de vie pour des ruelles désertes, cet arrêté ne retire pas seulement la possibilité d’avoir une assistance financière, mais il retire aussi l’assistance humaine et concrète. Une assistance pour faire face à l’isolement, à l’exposition au froid, ou à des problèmes de santé. Nous refusons la marginalisation et l’invisibilité qui leur est imposée.
Notre ville doit être un lieu d'humanité et de solidarité, non d'exclusion. Celles et ceux qui mendient ne sont pas des problèmes d'ordre public : ils sont nos voisins et voisines en détresse, dignes de respect et de soutien. Nous refusons que les plus pauvres d’entre nous soient traités comme des nuisances à écarter.
Au nom de la fraternité républicaine et du respect de l’égale dignité de tous les êtres humains, nous exigeons du maire Kadir Mebarek le retrait de cet arrêté.
265
Le problème
Le 15 novembre 2025, le maire de Melun Kadir Mebarek a discrètement renouvelé un arrêté interdisant la mendicité dans les zones piétonnes, à proximité des centres commerciaux, de la gare et des lieux de culte. En plein hiver, alors que les plus fragiles ont le plus besoin des solidarités collectives et individuelles, la municipalité choisit de criminaliser la pauvreté plutôt que de la combattre.
Pourtant, la mendicité ne constitue plus un délit depuis sa dépénalisation en 1994. Cet arrêté entrave alors une liberté fondamentale: la liberté de circuler et d’utiliser l’espace public. En effet, l’ordre ne saurait être un prétexte à des lois liberticides, d’autant plus quand elles ciblent les plus démunis. Nous refusons cette atteinte à la liberté.
Rappelons également que la fraternité est l’une des clés de voûte de notre République. Quand elle s’exprime au travers d’un geste de solidarité – donner une pièce, un peu de nourriture, un moment d'attention à quelqu'un qui demande de l’assistance – c’est l'expression concrète de cette fraternité. Nous refusons que soit mise à mal la fraternité.
L’invisibilisation de la pauvreté, c’est également soumettre des femmes et des hommes à un danger tangible. En les éloignant des lieux de vie pour des ruelles désertes, cet arrêté ne retire pas seulement la possibilité d’avoir une assistance financière, mais il retire aussi l’assistance humaine et concrète. Une assistance pour faire face à l’isolement, à l’exposition au froid, ou à des problèmes de santé. Nous refusons la marginalisation et l’invisibilité qui leur est imposée.
Notre ville doit être un lieu d'humanité et de solidarité, non d'exclusion. Celles et ceux qui mendient ne sont pas des problèmes d'ordre public : ils sont nos voisins et voisines en détresse, dignes de respect et de soutien. Nous refusons que les plus pauvres d’entre nous soient traités comme des nuisances à écarter.
Au nom de la fraternité républicaine et du respect de l’égale dignité de tous les êtres humains, nous exigeons du maire Kadir Mebarek le retrait de cet arrêté.
265
Pétition lancée le 26 décembre 2025