Actualización de la peticiónRestitution des têtes des résistants algériens, détenues par le Musée de l'HommeQuelques éléments d'histoire, utiles pour emporter la conviction...

Brahim SENOUCIBagneux, Francia
1 jun 2016
A propos de la bataille des Zaatchas, à l’issue de laquelle tous les habitants ont été massacrés, sans exception, y compris les femmes et les enfants, voici ce qu’écrit Alfred Nettement, écrivain et homme politique français, dans son ouvrage, Conquête de l’Algérie par la France :
« L’opiniâtreté de la défense (de Zaatcha) avait exaspéré les zouaves. Notre victoire fut déshonorée par les excès et les crimes […] Rien ne fut sacré, ni le sexe ni l’âge. Le sang, la poudre, la fureur du combat avaient produit cette terrible et homicide ivresse, devant laquelle les droits sacrés de l’humanité, la sainte pitié et les notions de la morale n’existaient plus. Il y eut des enfants dont la tête fut broyée contre la muraille devant leurs mères ; des femmes qui subirent tous les outrages avant d’obtenir la mort qu’elles demandaient à grands cris comme une grâce. Les bulletins militaires insistèrent sur l’effet que produisit, dans toutes les oasis du désert, la nouvelle de la destruction de Zaatcha, bientôt répandue de proche en proche avec toute l’horreur de ces détails. […] ».
Au cours de ce siège de 52 jours, l'armée française a perdu plus de 1 500 hommes (morts et blessés). Les Cheikh Bouziane, Moussa et Lahcène, capturés par les zouaves du commandant Lavarande, sont exécutés sur ordre du général Herbillon et leurs têtes exposées sur la place du marché à Biskra, afin de faire taire la rumeur de leur invulnérabilité et faire cesser la rébellion dans la région. Dès le lendemain de la victoire française, les premières tribus se présentent au général Herbillon pour faire leur soumission.
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