Renforcer les contrôles de sécurité routière à Wezembeek-Oppem (1970) Belgique


Renforcer les contrôles de sécurité routière à Wezembeek-Oppem (1970) Belgique
Le problème
Bruxelles, le 15 janvier 2026
A l'attention de M. Nicolas Celis
Bourgmestre Finances et budget, Personnel, Police, Sécurité et gestion de crise
Collège des bourgmestre et échevins
Rue Louis Marcelis 140
1970 Wezembeek-Oppem
Objet: Préoccupations relatives à l’augmentation du trafic routier et aux excès de vitesse à proximité de notre école de quartier et sur les grands axes de notre commune.
Monsieur le Bourgmestre,
Je me permets de vous adresser cette missive en ma qualité de résident de la commune de Wezembeek-Oppem et de parent d’élève, afin d’attirer votre attention sur une situation préoccupante en matière de sécurité routière, laquelle suscite l’inquiétude croissante de nombreux riverains et familles[1].
Il est constaté, de manière récurrente, une augmentation significative du trafic de transit au sein de plusieurs axes de la commune, phénomène qui semble s’être accentué à la suite de la multiplication des chantiers dans la périphérie. À cet égard, l’utilisation croissante d’applications de navigation telles que Waze conduit à orienter une partie importante du trafic de délestage à travers les voiries locales de Wezembeek-Oppem, en particulier aux heures de pointe.
Cette situation est aggravée par l’absence de dispositifs dissuasifs suffisants, tels que des aménagements physiques de ralentissement (même avec des emplacements de stationnement en quinconces, les automobilistes roulent sur les trottoirs), des contrôles automatisés de la vitesse ou des mesures de restriction de circulation dans certaines zones résidentielles. Il en résulte une recrudescence d’excès de vitesse manifestes, en contradiction avec le caractère résidentiel de ces voiries et avec les limitations en vigueur, notamment dans les zones 30.
Les conséquences concrètes de cette situation sont malheureusement déjà visibles. Le 12 janvier dernier, une enfant a été renversée par un automobiliste devant l’école Notre-Dame de la Trinité. Les services de police de la zone WOKRA sont intervenus sur place et un rapport officiel a nécessairement été établi, attestant de la réalité de cet accident. Cet événement, qui aurait pu entraîner des conséquences dramatiques, illustre de manière particulièrement éloquente l’urgence d’une action préventive renforcée.
Il est porté à notre connaissance que des discussions, tant anciennes que récentes, ont eu lieu concernant un plan de mobilité, ainsi que portant sur l’installation de dispositifs physiques tels que des ralentisseurs ou des chicanes. Ces mesures n’auraient, selon les informations disponibles, pas été retenues en raison de contraintes budgétaires et de considérations liées à la circulation des véhicules de secours.
Conscients de ces contraintes et animés par une volonté résolument constructive, les signataires de la présente sollicitent dès lors l’examen prioritaire de mesures alternatives, proportionnées et immédiatement applicable : l’installation de dispositifs de contrôle automatisé de la vitesse sur les axes les plus concernés, à savoir notamment l’avenue d’Ophem, l’avenue Bel-Air, l’avenue Maurice-César, l’avenue des Ducs, la rue d’Argile et la rue de Grunne, ou, à tout le moins, à proximité immédiate de l’établissement scolaire précité. D’autres rues ou avenues pourraient, le cas échéant, être portées ultérieurement à votre connaissance, en fonction des retours des résidents signataires de la présente lettre.
Si l’acquisition de tels équipements représente certes un investissement initial pour la commune, celui-ci est susceptible d’être amorti par les recettes générées par les infractions constatées, avant de constituer, à terme, une source de revenus nets. Au-delà de l’aspect financier, de nombreuses études[2], [3], [4]. démontrent que les contrôles automatisés constituent un levier efficace de modification durable des comportements, entraînant une diminution rapide et mesurable des vitesses pratiquées, en complément utile des limitations existantes.
Enfin, au-delà des dispositifs classiques de contrôle et de sanction, il apparaît nécessaire d’agir également sur les causes structurelles du trafic de transit observé dans notre commune. En effet, tant que certaines voiries locales continueront d’être identifiées comme des itinéraires « optimisés » par les outils de navigation, les mesures répressives seules risquent de produire des effets limités dans le temps.
Dans cette logique, plusieurs communes ont mis en place des restrictions formelles de circulation, fondées sur des arrêtés municipaux instaurant des zones à accès restreint (UVAR, ZFE pour les non-résidents), l’usage du panneau « excepté circulation locale » (C3), ou encore des règles spécifiques propres aux zones résidentielles (zones 30, zones de rencontre), où la priorité est donnée aux piétons et aux riverains. Ces dispositifs, justifiés par des impératifs de tranquillité publique, de sécurité routière ou de lutte contre la pollution, visent à limiter le trafic de transit tout en garantissant l’accès aux habitants et aux services essentiels, moyennant un cadre juridique clair et, le cas échéant, une concertation locale.
En complément de ces deux approches, une troisième solution mérite d’être envisagée : l’établissement d’un dialogue institutionnel formalisé avec les plateformes de navigation, telles que Waze. De nombreuses collectivités ont déjà engagé ce type de démarche afin que les voiries locales et résidentielles ne soient plus proposées comme itinéraires de délestage, en contradiction avec leur vocation première. Portée officiellement par la commune et appuyée sur les arrêtés et restrictions existants, cette action permettrait de réduire durablement le trafic parasite, d’améliorer la sécurité des riverains et de restaurer la cohérence entre la politique locale de mobilité et la réalité constatée sur le terrain.
La présente démarche poursuit un objectif clair et prioritaire : garantir la sécurité des enfants, prévenir la survenance de drames évitables et préserver la qualité du cadre de vie familial qui fait la valeur de notre commune.
Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à cette requête et restons à votre disposition pour toute concertation ou information complémentaire que vous jugeriez utile.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de notre considération distinguée.
Léonard-André Malauzat
[1] Liste des signataires de cette lettre en annexe
[2]https://www.sciencedaily.com/releases/2025/04/250402181306.htm#:~:text=What%20sets%20this%20study%20apart,rather%20than%20immediately%20after%20installation.%22
CC: chef de la zone de police de WOKRA: Commissaire en chef Philip Beke,
CC: Florence van Hecke, Quatrième échevine, Enseignement, Mobilité

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Le problème
Bruxelles, le 15 janvier 2026
A l'attention de M. Nicolas Celis
Bourgmestre Finances et budget, Personnel, Police, Sécurité et gestion de crise
Collège des bourgmestre et échevins
Rue Louis Marcelis 140
1970 Wezembeek-Oppem
Objet: Préoccupations relatives à l’augmentation du trafic routier et aux excès de vitesse à proximité de notre école de quartier et sur les grands axes de notre commune.
Monsieur le Bourgmestre,
Je me permets de vous adresser cette missive en ma qualité de résident de la commune de Wezembeek-Oppem et de parent d’élève, afin d’attirer votre attention sur une situation préoccupante en matière de sécurité routière, laquelle suscite l’inquiétude croissante de nombreux riverains et familles[1].
Il est constaté, de manière récurrente, une augmentation significative du trafic de transit au sein de plusieurs axes de la commune, phénomène qui semble s’être accentué à la suite de la multiplication des chantiers dans la périphérie. À cet égard, l’utilisation croissante d’applications de navigation telles que Waze conduit à orienter une partie importante du trafic de délestage à travers les voiries locales de Wezembeek-Oppem, en particulier aux heures de pointe.
Cette situation est aggravée par l’absence de dispositifs dissuasifs suffisants, tels que des aménagements physiques de ralentissement (même avec des emplacements de stationnement en quinconces, les automobilistes roulent sur les trottoirs), des contrôles automatisés de la vitesse ou des mesures de restriction de circulation dans certaines zones résidentielles. Il en résulte une recrudescence d’excès de vitesse manifestes, en contradiction avec le caractère résidentiel de ces voiries et avec les limitations en vigueur, notamment dans les zones 30.
Les conséquences concrètes de cette situation sont malheureusement déjà visibles. Le 12 janvier dernier, une enfant a été renversée par un automobiliste devant l’école Notre-Dame de la Trinité. Les services de police de la zone WOKRA sont intervenus sur place et un rapport officiel a nécessairement été établi, attestant de la réalité de cet accident. Cet événement, qui aurait pu entraîner des conséquences dramatiques, illustre de manière particulièrement éloquente l’urgence d’une action préventive renforcée.
Il est porté à notre connaissance que des discussions, tant anciennes que récentes, ont eu lieu concernant un plan de mobilité, ainsi que portant sur l’installation de dispositifs physiques tels que des ralentisseurs ou des chicanes. Ces mesures n’auraient, selon les informations disponibles, pas été retenues en raison de contraintes budgétaires et de considérations liées à la circulation des véhicules de secours.
Conscients de ces contraintes et animés par une volonté résolument constructive, les signataires de la présente sollicitent dès lors l’examen prioritaire de mesures alternatives, proportionnées et immédiatement applicable : l’installation de dispositifs de contrôle automatisé de la vitesse sur les axes les plus concernés, à savoir notamment l’avenue d’Ophem, l’avenue Bel-Air, l’avenue Maurice-César, l’avenue des Ducs, la rue d’Argile et la rue de Grunne, ou, à tout le moins, à proximité immédiate de l’établissement scolaire précité. D’autres rues ou avenues pourraient, le cas échéant, être portées ultérieurement à votre connaissance, en fonction des retours des résidents signataires de la présente lettre.
Si l’acquisition de tels équipements représente certes un investissement initial pour la commune, celui-ci est susceptible d’être amorti par les recettes générées par les infractions constatées, avant de constituer, à terme, une source de revenus nets. Au-delà de l’aspect financier, de nombreuses études[2], [3], [4]. démontrent que les contrôles automatisés constituent un levier efficace de modification durable des comportements, entraînant une diminution rapide et mesurable des vitesses pratiquées, en complément utile des limitations existantes.
Enfin, au-delà des dispositifs classiques de contrôle et de sanction, il apparaît nécessaire d’agir également sur les causes structurelles du trafic de transit observé dans notre commune. En effet, tant que certaines voiries locales continueront d’être identifiées comme des itinéraires « optimisés » par les outils de navigation, les mesures répressives seules risquent de produire des effets limités dans le temps.
Dans cette logique, plusieurs communes ont mis en place des restrictions formelles de circulation, fondées sur des arrêtés municipaux instaurant des zones à accès restreint (UVAR, ZFE pour les non-résidents), l’usage du panneau « excepté circulation locale » (C3), ou encore des règles spécifiques propres aux zones résidentielles (zones 30, zones de rencontre), où la priorité est donnée aux piétons et aux riverains. Ces dispositifs, justifiés par des impératifs de tranquillité publique, de sécurité routière ou de lutte contre la pollution, visent à limiter le trafic de transit tout en garantissant l’accès aux habitants et aux services essentiels, moyennant un cadre juridique clair et, le cas échéant, une concertation locale.
En complément de ces deux approches, une troisième solution mérite d’être envisagée : l’établissement d’un dialogue institutionnel formalisé avec les plateformes de navigation, telles que Waze. De nombreuses collectivités ont déjà engagé ce type de démarche afin que les voiries locales et résidentielles ne soient plus proposées comme itinéraires de délestage, en contradiction avec leur vocation première. Portée officiellement par la commune et appuyée sur les arrêtés et restrictions existants, cette action permettrait de réduire durablement le trafic parasite, d’améliorer la sécurité des riverains et de restaurer la cohérence entre la politique locale de mobilité et la réalité constatée sur le terrain.
La présente démarche poursuit un objectif clair et prioritaire : garantir la sécurité des enfants, prévenir la survenance de drames évitables et préserver la qualité du cadre de vie familial qui fait la valeur de notre commune.
Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à cette requête et restons à votre disposition pour toute concertation ou information complémentaire que vous jugeriez utile.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de notre considération distinguée.
Léonard-André Malauzat
[1] Liste des signataires de cette lettre en annexe
[2]https://www.sciencedaily.com/releases/2025/04/250402181306.htm#:~:text=What%20sets%20this%20study%20apart,rather%20than%20immediately%20after%20installation.%22
CC: chef de la zone de police de WOKRA: Commissaire en chef Philip Beke,
CC: Florence van Hecke, Quatrième échevine, Enseignement, Mobilité

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Les décisionnaires
Pétition lancée le 15 janvier 2026