REFUS GOLBAL des Premiers Peuples lucides sur nos territoires non cédé

Signataires récents:
Emiliano DENIS et 11 autres ont signé récemment.

Le problème

19 mai 2025, ils ont affirmé sur leur terre non cédée sur leur Nitassinan (territoire).

Ce texte est une affirmation créant ainsi la réflexion sur la fin proche de nos pratiques et de notre mode de vie au nom de la modernité non sensée, si nous n’agissons pas aujourd’hui par ce refus global. 

Les gens qui signent ce document posent ici la ferme intention de voir le changement de manière de consommer les ressources qui vont continuer de créer sans la prise de conscience, que les projets seront irréversibles pour leurs peuples, malgré les preuves visibles et non volontaires de leur territoire, depuis des centaines d’années.

Initié par Manuel Kak’wa Kurtness, les signataires appellent à la signature de tout peuple vivant comme une seule nation, des humains qui devront faire des choix sensés.

Manuel Kak’wa Kurtness, Utshimau (Chef de canot)

La situation actuelle: 

Les 600 éoliennes prévues par Hydro-Québec et les 175 par Rio Tinto, ajoutées aux coupes forestières abusives autorisées par la loi 97 et aux revendications minières, ne sont pas de simples projets économiques ; elles constituent une attaque frontale contre nos territoires ancestraux. Ces initiatives, qui s’acharnent sur nos terres depuis des millénaires, rappellent une véritable guerre contre nos valeurs et notre identité. Chaque intervention — qu’elle découpe en fragments nos forêts sacrées ou impose des projets sans concertation — sape le lien spirituel et historique qui nous unit à la terre.

Nos territoires, essentiels à notre savoir ancestral et à notre mode de vie, ne sauraient être sacrifiés sur l’autel du profit. En imposant ces développements, on frappe directement au cœur de notre patrimoine, comme si la richesse économique primait sur la préservation d’un environnement qui nous a toujours soutenus. Nous constatons ici une invasion de valeurs extérieures, un assaut qui bouscule la relation harmonieuse que nous entretenons avec la nature et menace de réduire nos droits à l’état d’accessoires dans les décisions qui nous concernent.

Il est impératif que la voix des Premiers Peuples soit intégrée dès le début de tout processus décisionnel. Nos Gardiens de territoire et représentants traditionnels doivent être reconnus comme des citoyens à part entière et acteurs essentiels, non de simples consultants. Seule une gouvernance partagée et un dialogue sincère, fondés sur le respect mutuel, permettront de conjuguer développement économique et survie de notre héritage culturel.

En affirmant avec force notre identité première sur ce territoire, nous ne sollicitons pas seulement le respect de notre culture, mais nous revendiquons notre droit inaliénable à décider de l’avenir de nos terres. Il est temps de mettre fin à cette logique de conquête qui sacrifie la nature et nos valeurs pour quelques profits rapides, au risque d’effacer l’essence même de notre existence ancestrale. C'est pouquoi ce texte suivant est significatif pour notre mouvement:

REFUS GLOBAL des Premiers Peuple lucide.
L’illusion d’une énergie « propre » au prix de l’intégrité territoriale

La rhétorique de l’ " énergie propre* " est aujourd’hui utilisée pour justifier des projets énergétiques imposés, destinés à répondre à des besoins urbains éloignés et à générer des profits destinés, notamment, aux marchés américains. Propre pour ceux qui vivent loin, mais le peuple autochtone paye le prix de l’acculturation continue par la modernité de leur besoin. On s'apprête à faire près de 800 trous et chemin sur notre "garde-manger". Cette approche de masacre territoriale, est caractérisée par une mauvaise gestion des relations économiques, pèse une pression insoutenable sur des territoires non cédés qui appartiennent aux Premiers Peuples. Loin de régénérer notre planète, ces initiatives détournent l’attention de leurs conséquences réelles : elles compromettent l’équilibre écologique et menacent la pérennité de pratiques culturelles essentielles, vidant ainsi nos terres ancestrales de leur sens originel. Elle valorise aussi la continuité de produire pour des entreprises de plus en plus énergivores en électricité, incapable de générer de manière plus responsable.

Tout comme le caribou forestier et bien d’autres animaux, agir maintenant avant la fin imminente des pratiques culturelles ancestrales et la menace sur nos ressources vivantes

Les interventions destructrices — qu’il s’agisse des coupes forestières à blanc, des projets éoliens, de corridors énergétique imposés sur les terres de manière permanente, de l’exploitation minière galopante pour le besoin mondial ou du rehaussement des barrages comme solution de dernières minutes — compromettent directement la survie de nos rites et savoirs transmis depuis des millénaires. À cela s’ajoute la menace pesant sur la faune, en particulier sur des espèces emblématiques, telles que le caribou des bois et celui de la toundra, ainsi que sur l’ensemble des ressources alimentaires de notre « garde-manger ». Ces ressources, intimement liées au cycle des saisons et aux pratiques millénaires des Premiers Peuples, sont en voie de disparition. Leur déclin affecte non seulement la biodiversité, mais bien aussi l’équilibre spirituel et matériel sur lequel reposent nos traditions et notre identité.

Un refus catégorique et l’affirmation de notre rôle léguée de nos ancêtres comme des gardiens actifs

Face à ces dérives ; les gardiens, chefs et utilisateurs du territoire et leurs descendants, élèvent haut et fort la revendication : « Non, pas dans mon territoire ! » Nous refusons que nos terres, essentielles à la survie de notre culture et de notre environnement, soient sacrifiées pour alimenter des logiques énergétiques et économiques déconnectées des réalités locales. Nous rejetons l’idée d’être relégués au simple rôle de spectateurs impuissants, méprisée par les gouvernements de tout ordre. Il est plus que temps de redevenir des acteurs et des gardiens actifs de nos territoires sacrés, en affirmant notre souveraineté et en protégeant nos ressources naturelles et vivantes de manière pacifique à la table du respect des Premiers Peuples qui forme nos nations.

Appel à une mobilisation collective et à une gestion respectueuse «nation à nation»

Nous lançons un appel solennel au chef de réserve, leurs conseillers, administrateur et leur population, pour qu’il se joigne à cette volonté lucide et déterminée, partagée par les gardiens, les chefs et les utilisateurs de nos territoires ainsi que par la population locale, régionale et provinciale, de soutenir activement la rétroaction dans les zones non urbanisées. Nous demandons également aux acteurs du milieu proche, responsables de la construction d’infrastructures, de privilégier le développement existant et dans leur milieu urbain existant dans des espaces adéquats, protégeant aussi l’écologie et leur population, adaptés aux besoins locaux, et non sur les territoires familiaux et sacrés des Premiers Peuples. 

Il est impératif que chaque projet soit envisagé dans une dynamique de dialogue respectueux « nation à nation » qu’ils ne soient pas des mots galvaudés, comme actuellement le premier ministre François Legault lance à tout vent, et qui devrait reconnaître et honoré la souveraineté des Premiers Peuples comme de vrais partenaires respectueux de son héritage millénaire et surtout reconnaitre qu’ils sont sur leurs terres bien avant leur arrivé. 

Cela permettra d’instaurer une gouvernance fondée sur le consentement préalable et éclairé, garantissant des évaluations environnementales rigoureuses et préservant l’intégrité de nos cultures et écosystèmes.

Ce refus global est une invitation à repenser nos relations brisées qui est à reconstruire au détriment d’un modèle énergétique et économique défaillant. Il nous appelle à faire cesser l’imposition de projets destructeurs sur nos territoires et à promouvoir une gouvernance véritablement respectueuse des droits, des cultures et de l’intégrité écologique des Premiers Peuples. 

En redevenant les gardiens actifs de nos terres, nous posons les bases d’un avenir fondé sur la justice, le respect et la préservation de notre héritage millénaire, garantissant ainsi la survie de nos pratiques ancestrales et de nos ressources vivantes pour les générations futures.

Comme fils, fille, enfants de cette famille, nous signons formellement ce texte pour l’avenir de ceux qui vivront les conséquences de vos actions sur nos territoires, non cédé et que nous n’abandonnerons jamais, le titre et le droit. 

Manuel Kak’wa Kurtness, ilnu, ma conjointe et mes deux enfants et tous ceux qui en appuient à notre position, qui signeront ce texte.

https://www.facebook.com/manuel.kak.wa.kurtness/videos/2132385513893339

Complément en appui:

À ce texte, nous ajoutons le chant de (feu) Philippe McKenzie créé en 1973, expliquant clairement la vision des Premiers Peuples sur les développements de leur territoire.  https://www.youtube.com/watch?v=ufblXrJgz7o 

Je vous propose d’écouter aussi deux leaders qui parle avec leur cœur lié à la pratique et leur relation millénaire sur le territoire :

  1. Jean-Luc Kanape, artiste, Pessamit Gardiens du territoire. https://www.facebook.com/jl.kanape/videos/707524648598127
  2. Kim Picard, artiste, entrepreneure en tourisme Gardienne de territoire, militante de MAMU / MAMO Premières Nations
  3. Je reconnais les paroles du Chef Réal McKenzie de la Première Nation de Matimekush Lac John aux instances permanentes des Nations Unies sur les questions des autochtones du 21 avril 2025, plaide pour avoir un respect des relations avec les Premiers Peuples est représentatif de ce que nous vivons. https://www.facebook.com/tepatshimuna.matimekushlacjohn/videos/708831008486827 

Qui est Manuel Kak’wa Kurtness

  • Ce cinéaste, producteur, artiste multidisciplinaire a utilisé le cinéma comme un outil puissant pour exprimer sa créativité et son engagement envers la valorisation des cultures autochtones. Il termine actuellement son premier long métrage documentaire, sur le mode de vie de son père, guide dans le Grand Nord et détenteur de savoir transmis intergénérationnel à 4 générations encore vivant. Détenteur d’un Baccalauréat en éducation de l’UQAC, des études au DESS en Gestion de l’administration publique en contexte autochtone de l’ENAP et d’un DEP en Cuisine d’établissement du CFP Fierbourg, ses plus grade étude auront été celle du partage des savoirs de ses parents sur les savoirs culturels identitaires de son peuple.
  • À travers quatre courts métrages réalisés avec Wapikoni mobile entre 2022 et 2024, il a exploré des récits authentiques et captivants, offrant ainsi une perspective unique sur les traditions et les défis des Peuples autochtones. Sa participation en tant que coréalisateur culinaire dans la série « Pachamama, cuisine des Premières Nations » a fusionné sa passion pour la narration visuelle avec la célébration de la gastronomie autochtone, offrant une expérience immersive et éducative.
  • Son succès en tant chef enseignant en cuisine, qu’artiste peintre et auteur culinaire a également contribué à la reconnaissance et à la promotion des cultures autochtones, avec des prix décernés pour son premier livre de cuisine autochtone au Canada et en France, ainsi que son animation de la série culinaire des Premières Nations sur APTN. En tant que cinéaste engagé, il a utilisé divers moyens artistiques pour soutenir la valorisation des cultures, notamment en reproduisant des scènes de la vie des animaux de la forêt et en organisant des conférences sur les us et coutumes des Premiers Peuples en collaboration avec des institutions éducatives et culturelles. Ses films continuent leur tournée dans les festivals depuis 2023 à travers le monde.
  • Acteur culturel depuis plus de 35 ans, son rôle en tant que médiateur culturel reconnu, ayant siégé au Conseil régional de la Culture du Saguenay Lac-Saint-Jean, actuellement comme codirecteur du comité scientifique de la Chaire UNESCO en transmission culturelle chez les Premiers Peuples de l’UQAC, démontre son engagement continu envers l’autonomisation et le mieux-être des communautés autochtones. Son implication au sein du Conseil d’administration du CQPV reflète également son désir de contribuer activement au développement culturel et social. En somme, son parcours illustre l’impact transformateur du cinéma et de l’art dans la promotion de la diversité culturelle et de l’inclusion.

Adresse courriel :  manuelkurtness@hotmail.com

Facebook : https://www.facebook.com/people/Manuel-Kakwa-Kurtness/100011051050769/ 

Linkedin :  https://www.linkedin.com/in/manuel-kak-wa-kurtness-727a72197/ 

Victoire
Cette pétition a abouti avec 557 signatures !
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Le problème

19 mai 2025, ils ont affirmé sur leur terre non cédée sur leur Nitassinan (territoire).

Ce texte est une affirmation créant ainsi la réflexion sur la fin proche de nos pratiques et de notre mode de vie au nom de la modernité non sensée, si nous n’agissons pas aujourd’hui par ce refus global. 

Les gens qui signent ce document posent ici la ferme intention de voir le changement de manière de consommer les ressources qui vont continuer de créer sans la prise de conscience, que les projets seront irréversibles pour leurs peuples, malgré les preuves visibles et non volontaires de leur territoire, depuis des centaines d’années.

Initié par Manuel Kak’wa Kurtness, les signataires appellent à la signature de tout peuple vivant comme une seule nation, des humains qui devront faire des choix sensés.

Manuel Kak’wa Kurtness, Utshimau (Chef de canot)

La situation actuelle: 

Les 600 éoliennes prévues par Hydro-Québec et les 175 par Rio Tinto, ajoutées aux coupes forestières abusives autorisées par la loi 97 et aux revendications minières, ne sont pas de simples projets économiques ; elles constituent une attaque frontale contre nos territoires ancestraux. Ces initiatives, qui s’acharnent sur nos terres depuis des millénaires, rappellent une véritable guerre contre nos valeurs et notre identité. Chaque intervention — qu’elle découpe en fragments nos forêts sacrées ou impose des projets sans concertation — sape le lien spirituel et historique qui nous unit à la terre.

Nos territoires, essentiels à notre savoir ancestral et à notre mode de vie, ne sauraient être sacrifiés sur l’autel du profit. En imposant ces développements, on frappe directement au cœur de notre patrimoine, comme si la richesse économique primait sur la préservation d’un environnement qui nous a toujours soutenus. Nous constatons ici une invasion de valeurs extérieures, un assaut qui bouscule la relation harmonieuse que nous entretenons avec la nature et menace de réduire nos droits à l’état d’accessoires dans les décisions qui nous concernent.

Il est impératif que la voix des Premiers Peuples soit intégrée dès le début de tout processus décisionnel. Nos Gardiens de territoire et représentants traditionnels doivent être reconnus comme des citoyens à part entière et acteurs essentiels, non de simples consultants. Seule une gouvernance partagée et un dialogue sincère, fondés sur le respect mutuel, permettront de conjuguer développement économique et survie de notre héritage culturel.

En affirmant avec force notre identité première sur ce territoire, nous ne sollicitons pas seulement le respect de notre culture, mais nous revendiquons notre droit inaliénable à décider de l’avenir de nos terres. Il est temps de mettre fin à cette logique de conquête qui sacrifie la nature et nos valeurs pour quelques profits rapides, au risque d’effacer l’essence même de notre existence ancestrale. C'est pouquoi ce texte suivant est significatif pour notre mouvement:

REFUS GLOBAL des Premiers Peuple lucide.
L’illusion d’une énergie « propre » au prix de l’intégrité territoriale

La rhétorique de l’ " énergie propre* " est aujourd’hui utilisée pour justifier des projets énergétiques imposés, destinés à répondre à des besoins urbains éloignés et à générer des profits destinés, notamment, aux marchés américains. Propre pour ceux qui vivent loin, mais le peuple autochtone paye le prix de l’acculturation continue par la modernité de leur besoin. On s'apprête à faire près de 800 trous et chemin sur notre "garde-manger". Cette approche de masacre territoriale, est caractérisée par une mauvaise gestion des relations économiques, pèse une pression insoutenable sur des territoires non cédés qui appartiennent aux Premiers Peuples. Loin de régénérer notre planète, ces initiatives détournent l’attention de leurs conséquences réelles : elles compromettent l’équilibre écologique et menacent la pérennité de pratiques culturelles essentielles, vidant ainsi nos terres ancestrales de leur sens originel. Elle valorise aussi la continuité de produire pour des entreprises de plus en plus énergivores en électricité, incapable de générer de manière plus responsable.

Tout comme le caribou forestier et bien d’autres animaux, agir maintenant avant la fin imminente des pratiques culturelles ancestrales et la menace sur nos ressources vivantes

Les interventions destructrices — qu’il s’agisse des coupes forestières à blanc, des projets éoliens, de corridors énergétique imposés sur les terres de manière permanente, de l’exploitation minière galopante pour le besoin mondial ou du rehaussement des barrages comme solution de dernières minutes — compromettent directement la survie de nos rites et savoirs transmis depuis des millénaires. À cela s’ajoute la menace pesant sur la faune, en particulier sur des espèces emblématiques, telles que le caribou des bois et celui de la toundra, ainsi que sur l’ensemble des ressources alimentaires de notre « garde-manger ». Ces ressources, intimement liées au cycle des saisons et aux pratiques millénaires des Premiers Peuples, sont en voie de disparition. Leur déclin affecte non seulement la biodiversité, mais bien aussi l’équilibre spirituel et matériel sur lequel reposent nos traditions et notre identité.

Un refus catégorique et l’affirmation de notre rôle léguée de nos ancêtres comme des gardiens actifs

Face à ces dérives ; les gardiens, chefs et utilisateurs du territoire et leurs descendants, élèvent haut et fort la revendication : « Non, pas dans mon territoire ! » Nous refusons que nos terres, essentielles à la survie de notre culture et de notre environnement, soient sacrifiées pour alimenter des logiques énergétiques et économiques déconnectées des réalités locales. Nous rejetons l’idée d’être relégués au simple rôle de spectateurs impuissants, méprisée par les gouvernements de tout ordre. Il est plus que temps de redevenir des acteurs et des gardiens actifs de nos territoires sacrés, en affirmant notre souveraineté et en protégeant nos ressources naturelles et vivantes de manière pacifique à la table du respect des Premiers Peuples qui forme nos nations.

Appel à une mobilisation collective et à une gestion respectueuse «nation à nation»

Nous lançons un appel solennel au chef de réserve, leurs conseillers, administrateur et leur population, pour qu’il se joigne à cette volonté lucide et déterminée, partagée par les gardiens, les chefs et les utilisateurs de nos territoires ainsi que par la population locale, régionale et provinciale, de soutenir activement la rétroaction dans les zones non urbanisées. Nous demandons également aux acteurs du milieu proche, responsables de la construction d’infrastructures, de privilégier le développement existant et dans leur milieu urbain existant dans des espaces adéquats, protégeant aussi l’écologie et leur population, adaptés aux besoins locaux, et non sur les territoires familiaux et sacrés des Premiers Peuples. 

Il est impératif que chaque projet soit envisagé dans une dynamique de dialogue respectueux « nation à nation » qu’ils ne soient pas des mots galvaudés, comme actuellement le premier ministre François Legault lance à tout vent, et qui devrait reconnaître et honoré la souveraineté des Premiers Peuples comme de vrais partenaires respectueux de son héritage millénaire et surtout reconnaitre qu’ils sont sur leurs terres bien avant leur arrivé. 

Cela permettra d’instaurer une gouvernance fondée sur le consentement préalable et éclairé, garantissant des évaluations environnementales rigoureuses et préservant l’intégrité de nos cultures et écosystèmes.

Ce refus global est une invitation à repenser nos relations brisées qui est à reconstruire au détriment d’un modèle énergétique et économique défaillant. Il nous appelle à faire cesser l’imposition de projets destructeurs sur nos territoires et à promouvoir une gouvernance véritablement respectueuse des droits, des cultures et de l’intégrité écologique des Premiers Peuples. 

En redevenant les gardiens actifs de nos terres, nous posons les bases d’un avenir fondé sur la justice, le respect et la préservation de notre héritage millénaire, garantissant ainsi la survie de nos pratiques ancestrales et de nos ressources vivantes pour les générations futures.

Comme fils, fille, enfants de cette famille, nous signons formellement ce texte pour l’avenir de ceux qui vivront les conséquences de vos actions sur nos territoires, non cédé et que nous n’abandonnerons jamais, le titre et le droit. 

Manuel Kak’wa Kurtness, ilnu, ma conjointe et mes deux enfants et tous ceux qui en appuient à notre position, qui signeront ce texte.

https://www.facebook.com/manuel.kak.wa.kurtness/videos/2132385513893339

Complément en appui:

À ce texte, nous ajoutons le chant de (feu) Philippe McKenzie créé en 1973, expliquant clairement la vision des Premiers Peuples sur les développements de leur territoire.  https://www.youtube.com/watch?v=ufblXrJgz7o 

Je vous propose d’écouter aussi deux leaders qui parle avec leur cœur lié à la pratique et leur relation millénaire sur le territoire :

  1. Jean-Luc Kanape, artiste, Pessamit Gardiens du territoire. https://www.facebook.com/jl.kanape/videos/707524648598127
  2. Kim Picard, artiste, entrepreneure en tourisme Gardienne de territoire, militante de MAMU / MAMO Premières Nations
  3. Je reconnais les paroles du Chef Réal McKenzie de la Première Nation de Matimekush Lac John aux instances permanentes des Nations Unies sur les questions des autochtones du 21 avril 2025, plaide pour avoir un respect des relations avec les Premiers Peuples est représentatif de ce que nous vivons. https://www.facebook.com/tepatshimuna.matimekushlacjohn/videos/708831008486827 

Qui est Manuel Kak’wa Kurtness

  • Ce cinéaste, producteur, artiste multidisciplinaire a utilisé le cinéma comme un outil puissant pour exprimer sa créativité et son engagement envers la valorisation des cultures autochtones. Il termine actuellement son premier long métrage documentaire, sur le mode de vie de son père, guide dans le Grand Nord et détenteur de savoir transmis intergénérationnel à 4 générations encore vivant. Détenteur d’un Baccalauréat en éducation de l’UQAC, des études au DESS en Gestion de l’administration publique en contexte autochtone de l’ENAP et d’un DEP en Cuisine d’établissement du CFP Fierbourg, ses plus grade étude auront été celle du partage des savoirs de ses parents sur les savoirs culturels identitaires de son peuple.
  • À travers quatre courts métrages réalisés avec Wapikoni mobile entre 2022 et 2024, il a exploré des récits authentiques et captivants, offrant ainsi une perspective unique sur les traditions et les défis des Peuples autochtones. Sa participation en tant que coréalisateur culinaire dans la série « Pachamama, cuisine des Premières Nations » a fusionné sa passion pour la narration visuelle avec la célébration de la gastronomie autochtone, offrant une expérience immersive et éducative.
  • Son succès en tant chef enseignant en cuisine, qu’artiste peintre et auteur culinaire a également contribué à la reconnaissance et à la promotion des cultures autochtones, avec des prix décernés pour son premier livre de cuisine autochtone au Canada et en France, ainsi que son animation de la série culinaire des Premières Nations sur APTN. En tant que cinéaste engagé, il a utilisé divers moyens artistiques pour soutenir la valorisation des cultures, notamment en reproduisant des scènes de la vie des animaux de la forêt et en organisant des conférences sur les us et coutumes des Premiers Peuples en collaboration avec des institutions éducatives et culturelles. Ses films continuent leur tournée dans les festivals depuis 2023 à travers le monde.
  • Acteur culturel depuis plus de 35 ans, son rôle en tant que médiateur culturel reconnu, ayant siégé au Conseil régional de la Culture du Saguenay Lac-Saint-Jean, actuellement comme codirecteur du comité scientifique de la Chaire UNESCO en transmission culturelle chez les Premiers Peuples de l’UQAC, démontre son engagement continu envers l’autonomisation et le mieux-être des communautés autochtones. Son implication au sein du Conseil d’administration du CQPV reflète également son désir de contribuer activement au développement culturel et social. En somme, son parcours illustre l’impact transformateur du cinéma et de l’art dans la promotion de la diversité culturelle et de l’inclusion.

Adresse courriel :  manuelkurtness@hotmail.com

Facebook : https://www.facebook.com/people/Manuel-Kakwa-Kurtness/100011051050769/ 

Linkedin :  https://www.linkedin.com/in/manuel-kak-wa-kurtness-727a72197/ 

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