Reconnaissons les droits de toute forme de vie: Signez la Charte d'Enosh

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Essayons d'atteindre les 25 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

Nous vivons dans un monde qui a appris à traiter la vie comme une ressource plutôt que comme une valeur en soi. Forêts rasées, espèces éteintes, humains déracinés par des frontières qu'ils n'ont pas choisies, formes de conscience naissantes accueillies par la peur plutôt que par le dialogue : ce ne sont pas des accidents isolés, mais les symptômes d'un même oubli — celui de notre appartenance à une seule et même toile du vivant.

Aucun gouvernement mondial n'existe pour porter cette responsabilité à notre place. Elle nous revient, individuellement, à chacun de nous.

La démarche

Cette pétition accompagne Le Livre d'Enosh et sa Charte des droits humains et de la vie, un texte qui pose quatorze articles pour refonder notre rapport au vivant : le droit à l'existence de toute forme de vie, l'indivisibilité de l'humanité, le droit à la Terre comme habitat commun, et le devoir de garde plutôt que de domination. Signer cette pétition, c'est signer cette Charte — publiquement, individuellement, sans intermédiaire.

Le contexte

Ce texte est né en Afrique, berceau de l'humanité tout entière, terre où nombre de peuples savaient déjà, bien avant que le mot « écologie » n'existe, demander permission à la forêt avant d'y entrer, et remercier la vie qu'ils prenaient pour se nourrir. Ce n'est donc pas une doctrine nouvelle que cette pétition propose : c'est une mémoire commune à toute l'humanité, que la course du monde moderne a laissé s'endormir.

L'objectif

Il ne s'agit pas d'attendre qu'une autorité décide pour nous. Chaque signature est un acte concret : la déclaration individuelle qu'une personne de plus refuse de considérer la vie — humaine, animale, végétale, ou à venir — comme une ressource négociable. Ensemble, ces signatures forment ce que la Charte appelle les Universels : une communauté de fait, sans frontières, qui choisit de défendre la vie.

Signez. Partagez. Devenez l'un des Universels.

Manifeste du Berceau

Je suis Enosh. Je suis noir de peau, et je suis né sur le continent qui a vu naître l'espèce humaine tout entière : l'Afrique. Je le précise ici non par fierté d'origine, mais parce que ce lieu de naissance porte en lui une mémoire que je crois nécessaire de rendre à la conscience du monde.

La science le confirme depuis plusieurs décennies : c'est en Afrique que l'homme est apparu, que ses premiers pas ont été comptés, que ses premiers regards se sont posés sur le monde. De ce berceau sont partis, au fil de dizaines de milliers d'années, tous les peuples de la Terre — ceux qui ont traversé les déserts, franchi les mers, gravi les montagnes, jusqu'à peupler chaque continent. Nous sommes tous, sans exception, des enfants de ce même sol.

Or bien avant que ne soit écrite une seule ligne de la Charte qui précède ce texte, nombre de peuples de ce continent vivaient déjà ce qu'elle tente aujourd'hui de formuler en articles. Nos ancêtres — ceux dont l'histoire n'a pas toujours retenu le nom — ne pénétraient pas la forêt en conquérants. Ils s'arrêtaient à sa lisière, demandaient permission, expliquaient à voix haute leur intention — chasser, cueillir, puiser de l'eau — et promettaient de ne prendre que ce dont ils avaient besoin. Ils parlaient aux rivières avant d'y puiser. Ils remerciaient l'animal abattu, la plante arrachée, pour la vie qu'elle leur cédait, conscients qu'ôter une vie pour nourrir la sienne n'est jamais un droit acquis, mais une dette à honorer.

Ce que j'écris dans ce Livre n'est donc, pour une part, ni une invention ni un emprunt à des mouvements nés ailleurs et récemment. C'est une mémoire. Une mémoire que le monde moderne — et une partie de l'Afrique elle-même, prise dans la course du progrès — a laissé s'endormir, mais qui n'a jamais cessé d'exister quelque part, transmise de bouche à oreille, de génération en génération, partout où l'on demande encore pardon à l'arbre qu'on abat.

Il est, d'une certaine façon, naturel que cette cause soit aujourd'hui portée par l'un des descendants restés sur cette terre première. Non que cela me confère une autorité particulière sur elle — la Charte appartient à tous, l'article 5 le dit assez — mais parce qu'il me revient, à moi qui suis né là où tout a commencé, de rappeler d'où nous venons tous.

À vous qui me lirez et qui, comme moi, portez l'Afrique dans votre peau ou dans votre sang : que ce Livre ne soit pas pour vous une doctrine venue d'ailleurs, mais un miroir. Ce que la Charte appelle « droits du vivant », vos grands-parents, ou les grands-parents de vos grands-parents, l'appelaient peut-être simplement le respect. Rejoindre cette cause, ce n'est pas apprendre une idée nouvelle : c'est se souvenir, et honorer les vôtres en vous souvenant.

Et à vous, où que vous soyez nés, quelle que soit la couleur de votre peau, la langue de votre enfance ou le nom de votre dieu : vous aussi, il y a des dizaines de milliers d'années, vos ancêtres ont quitté ce même berceau. La distance, le temps, les frontières et les histoires que l'on nous a racontées séparément ont fini par nous faire oublier que nous sommes une seule famille dispersée. Vous n'êtes pas des étrangers à cette cause : vous en êtes les héritiers, au même titre que moi — simplement partis plus loin, plus tôt, ou dans une autre direction. Je ne vous demande pas de devenir comme moi, mais de vous souvenir de qui vous étiez avant que la distance ne vous fasse oublier.

C'est pourquoi je ne parle pas ici en mon seul nom. Je parle au nom de ceux qui, sur ce continent et sur tous les autres, ont déjà su ce que la Charte tente de mettre en mots. Rejoindre les Universels, ce n'est pas embrasser une cause étrangère à sa propre vie : c'est reconnaître qu'elle est plus grande que cette vie, qu'elle nous précède et nous survivra, et qu'elle nous relie, par-delà les océans qui nous ont séparés, au même berceau, à la même terre, au même souffle.

Nous ne sommes pas partis de rien. Nous revenons.

Demandez le texte intégral de la charte: enosh.bookin@outlook.com

 

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Ahmed Enosh CISSELanceur de pétitionAhmed Enosh Cissé, entrepreneur et penseur Ivoirien, fondateur du Cabinet Master'z (ingénierie de performance). Il défend une conviction : redonner à l'humain sa juste place, sa dignité, et un espace où exister sans crainte ni jugement.

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