Reconnaissance de l’architecture intérieure dans la réhabilitation du bâti existant

Signataires récents:
Marion MAZZOLINI et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Cette pétition concerne les Architectes d'intérieur, étudiants et enseignants en école d'architecture intérieure. Maîtres d'ouvrage (clients), promoteurs, constructeurs et donneurs d'ordre publics et privés, élus. 

Les enjeux :

Les praticiens de l'architecture intérieure, depuis la loi de 1977 Spinetta, ne bénéficient aujourd'hui d'aucune définition ou reconnaissance officielle. En outre, puisqu'il n'y a aucune protection du titre d'architecte d'intérieur, une certaine confusion existe entre les prestations fournies par les architectes d'intérieur pouvant se prévaloir d'un diplôme ou titre certifié de niveau 7 et d'autres professionnels utilisant cette dénomination. Cet état de fait est également préjudiciable pour les jeunes en phase d'orientation mis face à une prolifération de formations dont les programmes et les durées peuvent s'avérer très insuffisants, mais aussi pour les professionnels partenaires et les promoteurs, constructeurs et donneurs d'ordre publics et privés qui rencontrent des difficultés pour faire un choix entre les architectes d'intérieur diplômés et ceux qui se revendiquent en tant que tels sans pouvoir se prévaloir des compétences requises.

Ce vide juridique entraîne un lourd préjudice pour les professionnels concernés, ainsi que pour leurs clients.

L'importance d'une action immédiate:

Le Sénat a adopté à l'unanimité, en première lecture, l'inscription de la réhabilitation dans la loi de 1977 sur l'architecture comme un acte d'intérêt public. Une reconnaissance attendue par les architectes, qui considèrent ce chantier comme un enjeu majeur pour l'avenir du bâti. 

L'article 4 de la proposition de loi relative à l'exercice des missions des architectes des bâtiments de France (ABF) a été adopté à l'unanimité. Les sénateurs ont voté le 19 mars 2025 en séance publique l'inscription de la réhabilitation dans l'article 1er de la loi de 1977 sur l'architecture, en tant qu'acte architectural d'intérêt public.

Au regard du défi de la rénovation, la situation de l'architecture intérieure doit pouvoir être clarifiée.

La tribune:

La proposition de loi relative à l’exercice des missions des Architectes des Bâtiments de France a été adoptée en première lecture au Sénat. Cette initiative, que nous saluons, s’inscrit dans une dynamique plus large de revalorisation de la réhabilitation comme enjeu structurant des politiques publiques en matière d’urbanisme, de patrimoine et d’environnement.

Le CFAI - Conseil Français des Architectes d’Intérieur, sollicité dans le cadre des auditions parlementaires, a pu rappeler, au même titre que d’autres acteurs du secteur, les spécificités de son champ professionnel. Nous nous réjouissons que l’ensemble de la filière du bâti soit appelé à contribuer à cette réflexion. Toutefois, nous appelons aujourd’hui à une vigilance particulière sur la place qui sera concrètement accordée à l’architecture intérieure dans les suites législatives et réglementaires de cette proposition de loi.

Une discipline née de la réhabilitation

L’architecture intérieure s’est développée, dès les années 1920, dans le contexte d’un vide conceptuel et opérationnel : celui de la transformation du bâti existant. À une époque où la réhabilitation ne faisait pas encore l’objet d’un cadre structuré, les architectes d’intérieur ont forgé leur savoir-faire sur le terrain, par l’expérimentation, la maîtrise des usages, et une attention constante à l’évolution du cadre de vie.

Aujourd’hui encore, cette expertise repose sur une formation exigeante de cinq années d’études supérieures en arts appliqués, certification France Compétences de niveau 7, incluant des stages professionnels en immersion. L’architecte d’intérieur reconnu compétent est à ce titre un professionnel sensibilisé aux enjeux patrimoniaux et environnementaux capable d’intervenir avec rigueur et créativité sur des édifices anciens comme contemporains. En tant que constructeur, il a l’obligation d’être assuré en assurance décennale.

Un acteur essentiel de la transformation responsable du bâti

L’architecture intérieure ne saurait être réduite à une mission de décoration ou d’agencement. Elle s’inscrit pleinement dans la chaîne de valeur de la transformation du cadre bâti : étude des usages, adaptation des volumes, conception d’espaces durables, réversibles et intégrés dans leur environnement.

À l’échelle européenne, cette reconnaissance est déjà à l’œuvre tandis que la France prend du retard. L’ECIA - European Council of Interior Architects, dix-huit milles membres architectes d’intérieur dans vingt pays européens, œuvre activement pour faire reconnaître, auprès des institutions européennes, la complexité propre à la réhabilitation et la légitimité des architectes d’intérieur compétents dans ces démarches.

Nous souhaitons ici partager le document publié à ce titre par l’ECIA, intitulé La complexité de la rénovation du cadre bâti (lien téléchargeable), qui éclaire les enjeux contemporains de nos pratiques.

Appel à une concertation ouverte et ambitieuse

Alors que la France ambitionne de faire de la réhabilitation un pilier de sa stratégie de transition écologique et patrimoniale, il apparaît essentiel que les architectes d’intérieur compétents soient pleinement associés à cette dynamique.

Nous appelons donc à l’ouverture d’un dialogue renforcé entre les pouvoirs publics, les Architectes des Bâtiments de France, les représentants des professions du cadre bâti, les écoles agréées et les instances de certification pour une règlementation de l’exercice de l’architecture intérieure. Cette concertation devra permettre de clarifier les rôles, les compétences et les complémentarités de chacun, dans l’intérêt du patrimoine, de l’habitabilité et de la qualité architecturale.

 

Nous comptons pour votre soutien!

 

Signataires notables de la Tribune :


Le Bureau du CFAI : Richard Bagur Président, Christophe Sarlandie Vice-Président, Solange Abel Trésorière, Bérengère Tabutin Secrétaire Générale

European Council of Interior Architects (ECIA) et son bureau, représenté par Thomas Seifert (BE) - President, Davina Preca (MT) - Secretary General, Kristina Jonasson (SE) - Treasurer, Milan Illes (SK), May Fawzy (UK), Andoni Diaz (ES), and René Pier (GE) - board members

International Federation of Interior Architects (IFI), représentée par Shashi Caan PDG


ENSAAMA, représenté par Sandrine Vaillaud

PENNINGHEN, représenté par Gilles Poplin


ESAM DESIGN, représenté par Catherine Exer


ESAT-HOURDE, représenté par Julien Hourdé et Jeanne Sabatier


LISAA Paris, représenté par Paul Jouan


Académie Charpentier, représentée par Sylvie Cedrin-Félix


ESAIL Lyon, représenté par Pascal Bertrand et Michel Guillot


EDAIC, représenté par Jean-Marc Bernard et Olivier Zimmermann


Ecole de Design Nantes Atlantique, représentée par Stéphane Gouret

Ecole Bleue, représentée par Raphaël Plane

LISAA Rennes, représenté par Sonia LECOMTE


Fédération Française des Architectes d'Intérieur, représentée par Roseline Lepercq Présidente


Les présidences des PôLE ACTION régionaux : , représentées par Roseline Lepercq (Auvergne-Rhône-Alpes),  Stéphane L'Hotelier (Bretagne), Olivier Rigate (Grand-Est), Sylvie Delerue (Hauts-de-France), Erika Dubois ( Île-de-France), Lucile Gaillard (Nouvelle-Aquitaine), Delphine Eche (Occitanie), Madely Ferron (Ouest)


Union Nationale des Architectes d'Intérieur et Designers (UNAID), représentée par Marie-Noëlle Blanjot Présidente

 

Jean-Philippe Nuel

2 976

Signataires récents:
Marion MAZZOLINI et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Cette pétition concerne les Architectes d'intérieur, étudiants et enseignants en école d'architecture intérieure. Maîtres d'ouvrage (clients), promoteurs, constructeurs et donneurs d'ordre publics et privés, élus. 

Les enjeux :

Les praticiens de l'architecture intérieure, depuis la loi de 1977 Spinetta, ne bénéficient aujourd'hui d'aucune définition ou reconnaissance officielle. En outre, puisqu'il n'y a aucune protection du titre d'architecte d'intérieur, une certaine confusion existe entre les prestations fournies par les architectes d'intérieur pouvant se prévaloir d'un diplôme ou titre certifié de niveau 7 et d'autres professionnels utilisant cette dénomination. Cet état de fait est également préjudiciable pour les jeunes en phase d'orientation mis face à une prolifération de formations dont les programmes et les durées peuvent s'avérer très insuffisants, mais aussi pour les professionnels partenaires et les promoteurs, constructeurs et donneurs d'ordre publics et privés qui rencontrent des difficultés pour faire un choix entre les architectes d'intérieur diplômés et ceux qui se revendiquent en tant que tels sans pouvoir se prévaloir des compétences requises.

Ce vide juridique entraîne un lourd préjudice pour les professionnels concernés, ainsi que pour leurs clients.

L'importance d'une action immédiate:

Le Sénat a adopté à l'unanimité, en première lecture, l'inscription de la réhabilitation dans la loi de 1977 sur l'architecture comme un acte d'intérêt public. Une reconnaissance attendue par les architectes, qui considèrent ce chantier comme un enjeu majeur pour l'avenir du bâti. 

L'article 4 de la proposition de loi relative à l'exercice des missions des architectes des bâtiments de France (ABF) a été adopté à l'unanimité. Les sénateurs ont voté le 19 mars 2025 en séance publique l'inscription de la réhabilitation dans l'article 1er de la loi de 1977 sur l'architecture, en tant qu'acte architectural d'intérêt public.

Au regard du défi de la rénovation, la situation de l'architecture intérieure doit pouvoir être clarifiée.

La tribune:

La proposition de loi relative à l’exercice des missions des Architectes des Bâtiments de France a été adoptée en première lecture au Sénat. Cette initiative, que nous saluons, s’inscrit dans une dynamique plus large de revalorisation de la réhabilitation comme enjeu structurant des politiques publiques en matière d’urbanisme, de patrimoine et d’environnement.

Le CFAI - Conseil Français des Architectes d’Intérieur, sollicité dans le cadre des auditions parlementaires, a pu rappeler, au même titre que d’autres acteurs du secteur, les spécificités de son champ professionnel. Nous nous réjouissons que l’ensemble de la filière du bâti soit appelé à contribuer à cette réflexion. Toutefois, nous appelons aujourd’hui à une vigilance particulière sur la place qui sera concrètement accordée à l’architecture intérieure dans les suites législatives et réglementaires de cette proposition de loi.

Une discipline née de la réhabilitation

L’architecture intérieure s’est développée, dès les années 1920, dans le contexte d’un vide conceptuel et opérationnel : celui de la transformation du bâti existant. À une époque où la réhabilitation ne faisait pas encore l’objet d’un cadre structuré, les architectes d’intérieur ont forgé leur savoir-faire sur le terrain, par l’expérimentation, la maîtrise des usages, et une attention constante à l’évolution du cadre de vie.

Aujourd’hui encore, cette expertise repose sur une formation exigeante de cinq années d’études supérieures en arts appliqués, certification France Compétences de niveau 7, incluant des stages professionnels en immersion. L’architecte d’intérieur reconnu compétent est à ce titre un professionnel sensibilisé aux enjeux patrimoniaux et environnementaux capable d’intervenir avec rigueur et créativité sur des édifices anciens comme contemporains. En tant que constructeur, il a l’obligation d’être assuré en assurance décennale.

Un acteur essentiel de la transformation responsable du bâti

L’architecture intérieure ne saurait être réduite à une mission de décoration ou d’agencement. Elle s’inscrit pleinement dans la chaîne de valeur de la transformation du cadre bâti : étude des usages, adaptation des volumes, conception d’espaces durables, réversibles et intégrés dans leur environnement.

À l’échelle européenne, cette reconnaissance est déjà à l’œuvre tandis que la France prend du retard. L’ECIA - European Council of Interior Architects, dix-huit milles membres architectes d’intérieur dans vingt pays européens, œuvre activement pour faire reconnaître, auprès des institutions européennes, la complexité propre à la réhabilitation et la légitimité des architectes d’intérieur compétents dans ces démarches.

Nous souhaitons ici partager le document publié à ce titre par l’ECIA, intitulé La complexité de la rénovation du cadre bâti (lien téléchargeable), qui éclaire les enjeux contemporains de nos pratiques.

Appel à une concertation ouverte et ambitieuse

Alors que la France ambitionne de faire de la réhabilitation un pilier de sa stratégie de transition écologique et patrimoniale, il apparaît essentiel que les architectes d’intérieur compétents soient pleinement associés à cette dynamique.

Nous appelons donc à l’ouverture d’un dialogue renforcé entre les pouvoirs publics, les Architectes des Bâtiments de France, les représentants des professions du cadre bâti, les écoles agréées et les instances de certification pour une règlementation de l’exercice de l’architecture intérieure. Cette concertation devra permettre de clarifier les rôles, les compétences et les complémentarités de chacun, dans l’intérêt du patrimoine, de l’habitabilité et de la qualité architecturale.

 

Nous comptons pour votre soutien!

 

Signataires notables de la Tribune :


Le Bureau du CFAI : Richard Bagur Président, Christophe Sarlandie Vice-Président, Solange Abel Trésorière, Bérengère Tabutin Secrétaire Générale

European Council of Interior Architects (ECIA) et son bureau, représenté par Thomas Seifert (BE) - President, Davina Preca (MT) - Secretary General, Kristina Jonasson (SE) - Treasurer, Milan Illes (SK), May Fawzy (UK), Andoni Diaz (ES), and René Pier (GE) - board members

International Federation of Interior Architects (IFI), représentée par Shashi Caan PDG


ENSAAMA, représenté par Sandrine Vaillaud

PENNINGHEN, représenté par Gilles Poplin


ESAM DESIGN, représenté par Catherine Exer


ESAT-HOURDE, représenté par Julien Hourdé et Jeanne Sabatier


LISAA Paris, représenté par Paul Jouan


Académie Charpentier, représentée par Sylvie Cedrin-Félix


ESAIL Lyon, représenté par Pascal Bertrand et Michel Guillot


EDAIC, représenté par Jean-Marc Bernard et Olivier Zimmermann


Ecole de Design Nantes Atlantique, représentée par Stéphane Gouret

Ecole Bleue, représentée par Raphaël Plane

LISAA Rennes, représenté par Sonia LECOMTE


Fédération Française des Architectes d'Intérieur, représentée par Roseline Lepercq Présidente


Les présidences des PôLE ACTION régionaux : , représentées par Roseline Lepercq (Auvergne-Rhône-Alpes),  Stéphane L'Hotelier (Bretagne), Olivier Rigate (Grand-Est), Sylvie Delerue (Hauts-de-France), Erika Dubois ( Île-de-France), Lucile Gaillard (Nouvelle-Aquitaine), Delphine Eche (Occitanie), Madely Ferron (Ouest)


Union Nationale des Architectes d'Intérieur et Designers (UNAID), représentée par Marie-Noëlle Blanjot Présidente

 

Jean-Philippe Nuel

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