

Reconnaître le travail familial non rémunéré et garantir un véritable libre choix
Le problème
Reconnaître le travail familial non rémunéré et garantir un véritable libre choix
Élever ses enfants n'est pas être inactive. Et reconnaître les femmes qui choisissent de consacrer une période de leur vie à leurs enfants n'est pas s'opposer aux femmes qui travaillent.
Une même femme peut travailler, interrompre ou réduire temporairement son activité pour élever ses enfants, continuer à se former pendant cette période, puis reprendre son activité professionnelle.
Notre principe est simple : une femme doit pouvoir réussir professionnellement. Elle doit également pouvoir choisir de consacrer plusieurs années à l'éducation de ses enfants sans que ces années deviennent une pénalité professionnelle, sociale et financière pour le restant de sa vie.
Il ne s'agit pas de « renvoyer les femmes à la maison ». Il s'agit d'ajouter un choix, pas d'en supprimer un.
Une question étudiée depuis plus de cinquante ans
La valeur économique du travail accompli au foyer est étudiée depuis des décennies.
Dès 1970, François D. Lacasse publiait, pour la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada, une étude consacrée aux aspects économiques des femmes au foyer.
Source : "Gouvernement du Canada — Femmes au foyer : aspects économiques, 1970" (https://reference-url-citation.invalid/0
En 1975, Wendyce H. Brody publiait Economic Value of a Housewife, consacré à l'évaluation économique du travail d'une femme au foyer.
Source : "Economic Value of a Housewife, 1975" (https://reference-url-citation.invalid/1
En 1976, l'économiste Oli Hawrylyshyn étudiait les différentes méthodes permettant d'évaluer la valeur des services produits au sein des ménages.
Source : "The Value of Household Services, 1976" (https://reference-url-citation.invalid/2
Plus d'un demi-siècle plus tard, cette question reste d'actualité.
En France : un travail considérable mais invisible
Pour 2010, l'INSEE estimait le travail domestique entre 42 et 77 milliards d'heures par an, selon le périmètre retenu, contre environ 38 milliards d'heures de travail rémunéré.
Avec une définition et une valorisation intermédiaires, sa valeur atteignait environ 33 % du PIB.
64 % des heures de travail domestique étaient réalisées par les femmes.
Source : "INSEE — Le travail domestique : 60 milliards d'heures en 2010" (https://reference-url-citation.invalid/3
Repas, linge, ménage, courses, soins, accompagnement des enfants, démarches et organisation familiale : ce travail existe. Le fait qu'il ne soit pas rémunéré ne le fait pas disparaître.
Au Maroc : une réalité encore très majoritairement féminine
Le Haut-Commissariat au Plan a lui aussi mesuré l'importance du travail domestique.
Pour 2012, son volume atteignait environ 23,347 milliards d'heures. Selon le périmètre retenu par le HCP, 92 % étaient réalisées par les femmes, et le volume horaire du travail domestique représentait environ 91 % du volume du travail professionnel.
Source : "HCP Maroc — Enquête nationale sur l'emploi du temps" (https://reference-url-citation.invalid/4
Ces données françaises et marocaines expliquent pourquoi cette pétition s'intéresse particulièrement aux femmes : elles assument encore très majoritairement ce travail.
Être au foyer ne signifie pas être inactive
Anne-Marie Dieu, Christine Delhaye et Annie Cornet ont étudié les activités et l'employabilité de femmes au foyer. Leur recherche montre notamment que des femmes qualifiées d'« inactives » peuvent développer, au travers de leurs responsabilités familiales, bénévoles, associatives ou autres, des compétences en organisation, gestion, administration, communication et accompagnement qui restent insuffisamment reconnues professionnellement.
Source : "DARES — Les femmes au foyer : des activités méconnues et peu valorisées en employabilité" (https://reference-url-citation.invalid/5
Référence académique : "Université de Liège — Dieu, Delhaye et Cornet" (https://reference-url-citation.invalid/6
Les années consacrées aux enfants ne doivent plus devenir des années effacées d'un CV.
Un statut accompagné d'une formation obligatoire
Nous ne voulons pas qu'une femme quitte son activité professionnelle pendant plusieurs années pour qu'on lui propose seulement une formation lorsqu'elle souhaite retravailler.
La formation doit avoir lieu pendant les années consacrées aux enfants.
Le choix d'entrer dans ce dispositif serait libre. En revanche, lorsqu'une femme choisit d'en bénéficier, un parcours régulier de formation ferait partie du dispositif et de ses obligations, avec un financement et une organisation compatibles avec la vie familiale.
Cette formation permettrait de maintenir et développer ses compétences : numérique, langues, administration, gestion, actualisation professionnelle, création d'entreprise, nouvelles qualifications ou préparation d'une reconversion.
Elle devrait, autant que possible, conduire à des compétences et certifications reconnues.
Ainsi, lorsqu'elle souhaite reprendre une activité professionnelle, elle ne revient pas après plusieurs années de rupture : elle a continué à apprendre et à préparer son avenir.
Élever également le niveau de connaissances et de réflexion
La formation ne doit pas avoir pour seul objectif le retour à l'emploi.
Elle doit également contribuer à élever le niveau de connaissances, de culture générale et de réflexion des personnes chargées de transmettre aux enfants.
Toutes les familles ne disposent pas du même bagage scolaire, culturel et social. Cette différence peut se répercuter très tôt sur les enfants.
Le parcours devrait donc comprendre des connaissances en lecture, expression, mathématiques fondamentales, sciences, numérique, culture générale, développement de l'enfant, fonctionnement du système scolaire, premiers secours, prévention du harcèlement et accès aux droits.
Mais il devrait également apprendre comment transmettre une méthode de réflexion aux enfants :
Comment poser une question ? Comment rechercher une information ? Comment distinguer un fait d'une opinion ? Comment vérifier une source ? Comment construire un raisonnement ? Comment argumenter ? Comment développer sa curiosité et son esprit critique ? Comment accepter de modifier son jugement lorsque les faits le justifient ?
Il ne s'agit pas de transformer les mères en enseignantes.
Il s'agit de leur donner davantage d'outils pour permettre aux enfants d'apprendre à penser par eux-mêmes.
Cette politique deviendrait ainsi également un instrument d'éducation populaire, de transmission culturelle et d'égalité des chances.
Cette pétition concerne aussi les femmes qui travaillent
Défendre les femmes qui consacrent une période de leur vie à leurs enfants n'est pas attaquer celles qui travaillent.
Très souvent, c'est la même femme à différentes périodes de sa vie.
Une femme peut travailler, consacrer ensuite quelques années à ses enfants tout en continuant à se former, puis reprendre sa carrière. Une autre peut souhaiter poursuivre son activité sans interruption.
Ces choix doivent être respectés.
Les femmes qui travaillent tout en assumant une grande partie des responsabilités familiales doivent également pouvoir bénéficier de meilleures conditions de conciliation entre vie professionnelle et familiale.
Reconnaître un choix supplémentaire ne retire aucun droit aux autres femmes.
Pour les enfants et l'égalité des chances
Les enfants ne grandissent pas tous avec les mêmes ressources.
Certains disposent de parents connaissant parfaitement les codes scolaires et capables de financer des activités ou du soutien scolaire. D'autres disposent de beaucoup moins de ressources.
Donner davantage de connaissances et d'outils aux personnes qui élèvent les enfants peut contribuer à réduire ces écarts.
Donner davantage d'outils à une mère, c'est aussi permettre qu'ils soient transmis à l'enfant.
Lecture, langage, raisonnement, curiosité, autonomie, culture générale, esprit critique et goût d'apprendre peuvent ensuite accompagner cet enfant pendant toute sa vie.
L'objectif est que l'origine sociale pèse moins lourd sur les possibilités de chacun.
Pour les femmes
Choisir de consacrer quelques années à ses enfants ne devrait pas signifier renoncer à son avenir.
La reconnaissance sociale, les droits sociaux, la retraite et la formation continue permettraient de réduire les conséquences d'une interruption de carrière et la dépendance économique.
Pour les pères et la réalité des familles
Cette pétition est centrée sur les femmes parce que les données montrent qu'elles accomplissent encore très majoritairement le travail domestique.
Certaines situations familiales peuvent cependant conduire le père à assumer principalement cette fonction : véritable choix familial, carrière ou revenus de la femme plus importants, maladie, handicap ou circonstances particulières de la vie.
Ces situations doivent pouvoir être prises en considération.
Il ne s'agit ni d'imposer un modèle masculin ni d'imposer un modèle féminin, mais de partir de la réalité des familles tout en répondant à une situation qui concerne aujourd'hui très majoritairement les femmes.
Pour la famille
La reconnaissance de cette activité permettrait de sécuriser le choix familial et d'éviter qu'une interruption professionnelle entraîne une dépendance économique totale.
Elle permettrait également de mieux protéger la personne concernée en cas de séparation, décès, maladie ou accident de la vie.
Pour la société
Une société ne repose pas uniquement sur ce qui apparaît sur une fiche de paie.
Elle repose aussi sur l'éducation, le soin, la transmission, l'entraide et la solidarité entre générations.
L'économie rémunérée elle-même s'appuie quotidiennement sur cette activité familiale invisible.
Nous ne demandons pas d'inventer un travail. Ce travail existe déjà. Nous demandons qu'il soit reconnu.
Pour les générations futures
Une femme qui continue à se former peut transmettre davantage de connaissances et d'outils intellectuels à ses enfants.
Un enfant auquel on apprend non seulement des connaissances, mais également comment réfléchir, questionner, argumenter et vérifier une information, acquiert des outils pour toute sa vie.
Il pourra ensuite les transmettre à son tour.
Investir aujourd'hui dans celles qui élèvent les enfants, c'est investir dans le niveau éducatif de la société et dans les générations futures.
CE QUE NOUS DEMANDONS
Nous demandons :
- une véritable reconnaissance sociale et économique du travail familial ;
- des droits sociaux et des droits à retraite adaptés ;
- une protection économique permettant que cette décision constitue un véritable choix et non une dépendance ;
- un parcours de formation obligatoire, régulier et financé pendant toute la durée du statut ;
- le maintien et le développement des compétences professionnelles ;
- l'accès à des qualifications et certifications permettant de préparer l'avenir professionnel ;
- la reconnaissance des compétences acquises dans la gestion familiale, associative ou bénévole ;
- une formation consacrée également à l'éducation, la culture générale, la méthode de raisonnement, le numérique et l'esprit critique, afin de favoriser leur transmission aux enfants ;
- des outils permettant de mieux accompagner la scolarité et de contribuer à réduire les inégalités sociales dès l'enfance ;
- des passerelles permettant une reprise progressive de l'activité professionnelle lorsque la femme le décide ;
- une protection adaptée en cas de séparation, décès ou accident de la vie ;
- et la prise en considération de situations familiales particulières dans lesquelles le père assume principalement cette fonction.
Le choix d'entrer dans le dispositif serait libre. La formation attachée à ce statut serait obligatoire.
Nous ne voulons opposer ni les femmes aux hommes, ni les femmes au foyer aux femmes qui travaillent.
Une femme doit avoir le droit de réussir professionnellement. Elle doit aussi avoir le droit de consacrer une période de sa vie à ses enfants sans être condamnée professionnellement pour l'avoir fait.
Pendant cette période, elle doit continuer à apprendre, pour elle-même, pour son avenir et pour mieux transmettre à ses enfants.
Reconnaître n'est pas enfermer.
Protéger n'est pas assigner.
Former, c'est préparer l'avenir.
Investir dans une femme qui élève ses enfants, c'est investir dans la femme, dans l'enfant, dans la famille, dans la société et dans les générations futures.
Signez cette pétition et partagez-la pour que cette question fasse enfin l'objet d'un véritable débat public.

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Le problème
Reconnaître le travail familial non rémunéré et garantir un véritable libre choix
Élever ses enfants n'est pas être inactive. Et reconnaître les femmes qui choisissent de consacrer une période de leur vie à leurs enfants n'est pas s'opposer aux femmes qui travaillent.
Une même femme peut travailler, interrompre ou réduire temporairement son activité pour élever ses enfants, continuer à se former pendant cette période, puis reprendre son activité professionnelle.
Notre principe est simple : une femme doit pouvoir réussir professionnellement. Elle doit également pouvoir choisir de consacrer plusieurs années à l'éducation de ses enfants sans que ces années deviennent une pénalité professionnelle, sociale et financière pour le restant de sa vie.
Il ne s'agit pas de « renvoyer les femmes à la maison ». Il s'agit d'ajouter un choix, pas d'en supprimer un.
Une question étudiée depuis plus de cinquante ans
La valeur économique du travail accompli au foyer est étudiée depuis des décennies.
Dès 1970, François D. Lacasse publiait, pour la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada, une étude consacrée aux aspects économiques des femmes au foyer.
Source : "Gouvernement du Canada — Femmes au foyer : aspects économiques, 1970" (https://reference-url-citation.invalid/0
En 1975, Wendyce H. Brody publiait Economic Value of a Housewife, consacré à l'évaluation économique du travail d'une femme au foyer.
Source : "Economic Value of a Housewife, 1975" (https://reference-url-citation.invalid/1
En 1976, l'économiste Oli Hawrylyshyn étudiait les différentes méthodes permettant d'évaluer la valeur des services produits au sein des ménages.
Source : "The Value of Household Services, 1976" (https://reference-url-citation.invalid/2
Plus d'un demi-siècle plus tard, cette question reste d'actualité.
En France : un travail considérable mais invisible
Pour 2010, l'INSEE estimait le travail domestique entre 42 et 77 milliards d'heures par an, selon le périmètre retenu, contre environ 38 milliards d'heures de travail rémunéré.
Avec une définition et une valorisation intermédiaires, sa valeur atteignait environ 33 % du PIB.
64 % des heures de travail domestique étaient réalisées par les femmes.
Source : "INSEE — Le travail domestique : 60 milliards d'heures en 2010" (https://reference-url-citation.invalid/3
Repas, linge, ménage, courses, soins, accompagnement des enfants, démarches et organisation familiale : ce travail existe. Le fait qu'il ne soit pas rémunéré ne le fait pas disparaître.
Au Maroc : une réalité encore très majoritairement féminine
Le Haut-Commissariat au Plan a lui aussi mesuré l'importance du travail domestique.
Pour 2012, son volume atteignait environ 23,347 milliards d'heures. Selon le périmètre retenu par le HCP, 92 % étaient réalisées par les femmes, et le volume horaire du travail domestique représentait environ 91 % du volume du travail professionnel.
Source : "HCP Maroc — Enquête nationale sur l'emploi du temps" (https://reference-url-citation.invalid/4
Ces données françaises et marocaines expliquent pourquoi cette pétition s'intéresse particulièrement aux femmes : elles assument encore très majoritairement ce travail.
Être au foyer ne signifie pas être inactive
Anne-Marie Dieu, Christine Delhaye et Annie Cornet ont étudié les activités et l'employabilité de femmes au foyer. Leur recherche montre notamment que des femmes qualifiées d'« inactives » peuvent développer, au travers de leurs responsabilités familiales, bénévoles, associatives ou autres, des compétences en organisation, gestion, administration, communication et accompagnement qui restent insuffisamment reconnues professionnellement.
Source : "DARES — Les femmes au foyer : des activités méconnues et peu valorisées en employabilité" (https://reference-url-citation.invalid/5
Référence académique : "Université de Liège — Dieu, Delhaye et Cornet" (https://reference-url-citation.invalid/6
Les années consacrées aux enfants ne doivent plus devenir des années effacées d'un CV.
Un statut accompagné d'une formation obligatoire
Nous ne voulons pas qu'une femme quitte son activité professionnelle pendant plusieurs années pour qu'on lui propose seulement une formation lorsqu'elle souhaite retravailler.
La formation doit avoir lieu pendant les années consacrées aux enfants.
Le choix d'entrer dans ce dispositif serait libre. En revanche, lorsqu'une femme choisit d'en bénéficier, un parcours régulier de formation ferait partie du dispositif et de ses obligations, avec un financement et une organisation compatibles avec la vie familiale.
Cette formation permettrait de maintenir et développer ses compétences : numérique, langues, administration, gestion, actualisation professionnelle, création d'entreprise, nouvelles qualifications ou préparation d'une reconversion.
Elle devrait, autant que possible, conduire à des compétences et certifications reconnues.
Ainsi, lorsqu'elle souhaite reprendre une activité professionnelle, elle ne revient pas après plusieurs années de rupture : elle a continué à apprendre et à préparer son avenir.
Élever également le niveau de connaissances et de réflexion
La formation ne doit pas avoir pour seul objectif le retour à l'emploi.
Elle doit également contribuer à élever le niveau de connaissances, de culture générale et de réflexion des personnes chargées de transmettre aux enfants.
Toutes les familles ne disposent pas du même bagage scolaire, culturel et social. Cette différence peut se répercuter très tôt sur les enfants.
Le parcours devrait donc comprendre des connaissances en lecture, expression, mathématiques fondamentales, sciences, numérique, culture générale, développement de l'enfant, fonctionnement du système scolaire, premiers secours, prévention du harcèlement et accès aux droits.
Mais il devrait également apprendre comment transmettre une méthode de réflexion aux enfants :
Comment poser une question ? Comment rechercher une information ? Comment distinguer un fait d'une opinion ? Comment vérifier une source ? Comment construire un raisonnement ? Comment argumenter ? Comment développer sa curiosité et son esprit critique ? Comment accepter de modifier son jugement lorsque les faits le justifient ?
Il ne s'agit pas de transformer les mères en enseignantes.
Il s'agit de leur donner davantage d'outils pour permettre aux enfants d'apprendre à penser par eux-mêmes.
Cette politique deviendrait ainsi également un instrument d'éducation populaire, de transmission culturelle et d'égalité des chances.
Cette pétition concerne aussi les femmes qui travaillent
Défendre les femmes qui consacrent une période de leur vie à leurs enfants n'est pas attaquer celles qui travaillent.
Très souvent, c'est la même femme à différentes périodes de sa vie.
Une femme peut travailler, consacrer ensuite quelques années à ses enfants tout en continuant à se former, puis reprendre sa carrière. Une autre peut souhaiter poursuivre son activité sans interruption.
Ces choix doivent être respectés.
Les femmes qui travaillent tout en assumant une grande partie des responsabilités familiales doivent également pouvoir bénéficier de meilleures conditions de conciliation entre vie professionnelle et familiale.
Reconnaître un choix supplémentaire ne retire aucun droit aux autres femmes.
Pour les enfants et l'égalité des chances
Les enfants ne grandissent pas tous avec les mêmes ressources.
Certains disposent de parents connaissant parfaitement les codes scolaires et capables de financer des activités ou du soutien scolaire. D'autres disposent de beaucoup moins de ressources.
Donner davantage de connaissances et d'outils aux personnes qui élèvent les enfants peut contribuer à réduire ces écarts.
Donner davantage d'outils à une mère, c'est aussi permettre qu'ils soient transmis à l'enfant.
Lecture, langage, raisonnement, curiosité, autonomie, culture générale, esprit critique et goût d'apprendre peuvent ensuite accompagner cet enfant pendant toute sa vie.
L'objectif est que l'origine sociale pèse moins lourd sur les possibilités de chacun.
Pour les femmes
Choisir de consacrer quelques années à ses enfants ne devrait pas signifier renoncer à son avenir.
La reconnaissance sociale, les droits sociaux, la retraite et la formation continue permettraient de réduire les conséquences d'une interruption de carrière et la dépendance économique.
Pour les pères et la réalité des familles
Cette pétition est centrée sur les femmes parce que les données montrent qu'elles accomplissent encore très majoritairement le travail domestique.
Certaines situations familiales peuvent cependant conduire le père à assumer principalement cette fonction : véritable choix familial, carrière ou revenus de la femme plus importants, maladie, handicap ou circonstances particulières de la vie.
Ces situations doivent pouvoir être prises en considération.
Il ne s'agit ni d'imposer un modèle masculin ni d'imposer un modèle féminin, mais de partir de la réalité des familles tout en répondant à une situation qui concerne aujourd'hui très majoritairement les femmes.
Pour la famille
La reconnaissance de cette activité permettrait de sécuriser le choix familial et d'éviter qu'une interruption professionnelle entraîne une dépendance économique totale.
Elle permettrait également de mieux protéger la personne concernée en cas de séparation, décès, maladie ou accident de la vie.
Pour la société
Une société ne repose pas uniquement sur ce qui apparaît sur une fiche de paie.
Elle repose aussi sur l'éducation, le soin, la transmission, l'entraide et la solidarité entre générations.
L'économie rémunérée elle-même s'appuie quotidiennement sur cette activité familiale invisible.
Nous ne demandons pas d'inventer un travail. Ce travail existe déjà. Nous demandons qu'il soit reconnu.
Pour les générations futures
Une femme qui continue à se former peut transmettre davantage de connaissances et d'outils intellectuels à ses enfants.
Un enfant auquel on apprend non seulement des connaissances, mais également comment réfléchir, questionner, argumenter et vérifier une information, acquiert des outils pour toute sa vie.
Il pourra ensuite les transmettre à son tour.
Investir aujourd'hui dans celles qui élèvent les enfants, c'est investir dans le niveau éducatif de la société et dans les générations futures.
CE QUE NOUS DEMANDONS
Nous demandons :
- une véritable reconnaissance sociale et économique du travail familial ;
- des droits sociaux et des droits à retraite adaptés ;
- une protection économique permettant que cette décision constitue un véritable choix et non une dépendance ;
- un parcours de formation obligatoire, régulier et financé pendant toute la durée du statut ;
- le maintien et le développement des compétences professionnelles ;
- l'accès à des qualifications et certifications permettant de préparer l'avenir professionnel ;
- la reconnaissance des compétences acquises dans la gestion familiale, associative ou bénévole ;
- une formation consacrée également à l'éducation, la culture générale, la méthode de raisonnement, le numérique et l'esprit critique, afin de favoriser leur transmission aux enfants ;
- des outils permettant de mieux accompagner la scolarité et de contribuer à réduire les inégalités sociales dès l'enfance ;
- des passerelles permettant une reprise progressive de l'activité professionnelle lorsque la femme le décide ;
- une protection adaptée en cas de séparation, décès ou accident de la vie ;
- et la prise en considération de situations familiales particulières dans lesquelles le père assume principalement cette fonction.
Le choix d'entrer dans le dispositif serait libre. La formation attachée à ce statut serait obligatoire.
Nous ne voulons opposer ni les femmes aux hommes, ni les femmes au foyer aux femmes qui travaillent.
Une femme doit avoir le droit de réussir professionnellement. Elle doit aussi avoir le droit de consacrer une période de sa vie à ses enfants sans être condamnée professionnellement pour l'avoir fait.
Pendant cette période, elle doit continuer à apprendre, pour elle-même, pour son avenir et pour mieux transmettre à ses enfants.
Reconnaître n'est pas enfermer.
Protéger n'est pas assigner.
Former, c'est préparer l'avenir.
Investir dans une femme qui élève ses enfants, c'est investir dans la femme, dans l'enfant, dans la famille, dans la société et dans les générations futures.
Signez cette pétition et partagez-la pour que cette question fasse enfin l'objet d'un véritable débat public.

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Pétition lancée le 18 juin 2025