

Reconnaître et combattre le racisme systémique au Quebec
Le problème
Ayant grandi à Montréal-Nord, à Saint-Michel et dans d'autres quartiers populaires qui ont façonné l'identité de la Nation Hip Hop dans la province de Québec (Territoire non cédé), nous avons été témoins d'une réalité que trop de citoyens continuent de nier : le jugement basé sur la couleur de la peau, le nom, la coiffure, l'accent ou le code postal. Nous avons vu des jeunes talentueux être considérés comme suspects avant même d'être entendus et des familles vivre avec la crainte permanente d'un contrôle ou d'une intervention motivés par le profilage racial plutôt que par des faits.
Cette réalité n'est pas une succession d'incidents isolés. Elle s'inscrit dans une histoire longue de plus de 40 ans de dénonciations, bien avant que le mot « profilage racial » ne soit dans l'espace public. Dès les années 1980, dans le secteur du PDQ 39 — le poste de quartier 39 de Montréal-Nord — des voix se sont élevées pour dénoncer des pratiques d'interpellation discriminatoires, des contrôles d'identité abusifs et une surveillance disproportionnée des jeunes racisés. Ces dénonciations, portées par des organismes communautaires, des citoyens et des artistes hip hop, ont trop souvent été minimisées, voire ignorées, par les autorités. Pourtant, des événements marquants — comme la mort de Fredy Villanueva en 2008 ou les manifestations qui ont suivi — ont rappelé au Québec que ce n'était pas un phénomène nouveau, mais le symptôme d'un problème systémique qui compromet les principes d'égalité et de justice garantis par les chartes des droits.
Pour une culture née de la résistance à l'oppression, le silence n'est pas une option. Le Hip Hop nous a appris que la connaissance mène à la sagesse, que la justice est la condition de la paix et que l'unité ne peut exister sans le respect de la dignité de chacun. C'est pourquoi, forts de ces 40 ans de luttes et de paroles portées par le rap, le graffiti, le DJing et la danse, nous interpellons aujourd'hui les institutions avec la même détermination que nos prédécesseurs.
Mais interpeller ne suffit plus. Il est temps d'agir.
Aujourd'hui, une pétition citoyenne circule pour exiger que l'Assemblée nationale du Québec reconnaisse officiellement l'existence du racisme systémique et du profilage racial. Cette reconnaissance n'est pas un symbole vide : c'est le premier pas vers des réformes concrètes, une reddition de comptes et une justice réellement égale pour toutes et tous.
En signant cette pétition, vous dites assez.
Assez de contrôles abusifs dans nos quartiers.
Assez de vies brisées par des préjugés institutionnels.
Assez de 40 ans de dénonciations ignorées.
En signant cette pétition, vous exigez :
- La reconnaissance officielle du racisme systémique par l'État québécois ;
- Des enquêtes indépendantes sur les pratiques policières ;
- Une collecte transparente des données d'interpellation ;
- Des comités citoyens dotés d'un véritable pouvoir de surveillance.
Nous demandons au gouvernement du Québec, à la Ville de Montréal et au Service de police de la Ville de Montréal de reconnaître pleinement l'existence du racisme systémique et du profilage racial — notamment dans le secteur historique du PDQ 39, où ces pratiques ont été documentées et vécues de génération en génération — et de mettre en œuvre des mécanismes concrets, transparents et indépendants afin de garantir une égalité réelle devant la loi. Cette reconnaissance doit s'accompagner d'une reddition de comptes, d'enquêtes indépendantes et de politiques qui restaurent la confiance entre les institutions publiques et les communautés qu'elles ont le devoir de protéger.
Nous réclamons également des engagements publics mesurables : une formation obligatoire sur les biais discriminatoires et les droits fondamentaux, des audits indépendants des pratiques policières, une collecte transparente des données sur les interpellations — notamment dans les quartiers comme Montréal-Nord — ainsi que la création de comités citoyens représentatifs ayant un véritable pouvoir de surveillance et de recommandation. Une société démocratique se renforce lorsqu'elle accepte de se remettre en question plutôt que de nier les injustices qui la traversent. Les 40 ans de dénonciations ne doivent plus être un simple chapitre d'histoire, mais un moteur de changement durable.
La Nation Hip Hop Québécoise réaffirme que le combat contre le racisme systémique n'est dirigé contre aucune communauté, mais contre toute forme d'injustice institutionnelle. Inspirée par la Déclaration internationale de paix du Hip Hop et par les principes de l'Universal Zulu Nation, elle défend un Québec où chaque personne est reconnue pour son humanité, son talent et ses actions, jamais pour son origine, sa religion ou son apparence. Ce combat, commencé il y a 40 ans dans les ruelles et les parcs de Montréal-Nord, se poursuit aujourd'hui avec la même urgence.
Mais ce combat ne peut être gagné seul. Il a besoin de vous.
Chaque signature est une voix qui s'ajoute au refus collectif de l'injustice. Chaque signature est un pas de plus vers un Québec où les valeurs de Knowledge, Wisdom, Understanding, Freedom, Justice, Equality, Peace, Unity, Love and Respect ne sont pas seulement des idéaux culturels, mais des principes qui guident réellement les institutions et la vie publique.
Ne laissez pas passer cette chance de faire l'histoire. Signez la pétition aujourd'hui. Partagez-la autour de vous. Parce que la justice est le fondement de la paix, nous invitons tous les citoyens à soutenir cette démarche et à construire un avenir inclusif, solidaire et fidèle aux droits fondamentaux de toutes et tous.
No Justice, No Peace — Know Justice, Know Peace.
Le temps des mots est passé. Celui de l'action est arrivé. Signez maintenant.

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Le problème
Ayant grandi à Montréal-Nord, à Saint-Michel et dans d'autres quartiers populaires qui ont façonné l'identité de la Nation Hip Hop dans la province de Québec (Territoire non cédé), nous avons été témoins d'une réalité que trop de citoyens continuent de nier : le jugement basé sur la couleur de la peau, le nom, la coiffure, l'accent ou le code postal. Nous avons vu des jeunes talentueux être considérés comme suspects avant même d'être entendus et des familles vivre avec la crainte permanente d'un contrôle ou d'une intervention motivés par le profilage racial plutôt que par des faits.
Cette réalité n'est pas une succession d'incidents isolés. Elle s'inscrit dans une histoire longue de plus de 40 ans de dénonciations, bien avant que le mot « profilage racial » ne soit dans l'espace public. Dès les années 1980, dans le secteur du PDQ 39 — le poste de quartier 39 de Montréal-Nord — des voix se sont élevées pour dénoncer des pratiques d'interpellation discriminatoires, des contrôles d'identité abusifs et une surveillance disproportionnée des jeunes racisés. Ces dénonciations, portées par des organismes communautaires, des citoyens et des artistes hip hop, ont trop souvent été minimisées, voire ignorées, par les autorités. Pourtant, des événements marquants — comme la mort de Fredy Villanueva en 2008 ou les manifestations qui ont suivi — ont rappelé au Québec que ce n'était pas un phénomène nouveau, mais le symptôme d'un problème systémique qui compromet les principes d'égalité et de justice garantis par les chartes des droits.
Pour une culture née de la résistance à l'oppression, le silence n'est pas une option. Le Hip Hop nous a appris que la connaissance mène à la sagesse, que la justice est la condition de la paix et que l'unité ne peut exister sans le respect de la dignité de chacun. C'est pourquoi, forts de ces 40 ans de luttes et de paroles portées par le rap, le graffiti, le DJing et la danse, nous interpellons aujourd'hui les institutions avec la même détermination que nos prédécesseurs.
Mais interpeller ne suffit plus. Il est temps d'agir.
Aujourd'hui, une pétition citoyenne circule pour exiger que l'Assemblée nationale du Québec reconnaisse officiellement l'existence du racisme systémique et du profilage racial. Cette reconnaissance n'est pas un symbole vide : c'est le premier pas vers des réformes concrètes, une reddition de comptes et une justice réellement égale pour toutes et tous.
En signant cette pétition, vous dites assez.
Assez de contrôles abusifs dans nos quartiers.
Assez de vies brisées par des préjugés institutionnels.
Assez de 40 ans de dénonciations ignorées.
En signant cette pétition, vous exigez :
- La reconnaissance officielle du racisme systémique par l'État québécois ;
- Des enquêtes indépendantes sur les pratiques policières ;
- Une collecte transparente des données d'interpellation ;
- Des comités citoyens dotés d'un véritable pouvoir de surveillance.
Nous demandons au gouvernement du Québec, à la Ville de Montréal et au Service de police de la Ville de Montréal de reconnaître pleinement l'existence du racisme systémique et du profilage racial — notamment dans le secteur historique du PDQ 39, où ces pratiques ont été documentées et vécues de génération en génération — et de mettre en œuvre des mécanismes concrets, transparents et indépendants afin de garantir une égalité réelle devant la loi. Cette reconnaissance doit s'accompagner d'une reddition de comptes, d'enquêtes indépendantes et de politiques qui restaurent la confiance entre les institutions publiques et les communautés qu'elles ont le devoir de protéger.
Nous réclamons également des engagements publics mesurables : une formation obligatoire sur les biais discriminatoires et les droits fondamentaux, des audits indépendants des pratiques policières, une collecte transparente des données sur les interpellations — notamment dans les quartiers comme Montréal-Nord — ainsi que la création de comités citoyens représentatifs ayant un véritable pouvoir de surveillance et de recommandation. Une société démocratique se renforce lorsqu'elle accepte de se remettre en question plutôt que de nier les injustices qui la traversent. Les 40 ans de dénonciations ne doivent plus être un simple chapitre d'histoire, mais un moteur de changement durable.
La Nation Hip Hop Québécoise réaffirme que le combat contre le racisme systémique n'est dirigé contre aucune communauté, mais contre toute forme d'injustice institutionnelle. Inspirée par la Déclaration internationale de paix du Hip Hop et par les principes de l'Universal Zulu Nation, elle défend un Québec où chaque personne est reconnue pour son humanité, son talent et ses actions, jamais pour son origine, sa religion ou son apparence. Ce combat, commencé il y a 40 ans dans les ruelles et les parcs de Montréal-Nord, se poursuit aujourd'hui avec la même urgence.
Mais ce combat ne peut être gagné seul. Il a besoin de vous.
Chaque signature est une voix qui s'ajoute au refus collectif de l'injustice. Chaque signature est un pas de plus vers un Québec où les valeurs de Knowledge, Wisdom, Understanding, Freedom, Justice, Equality, Peace, Unity, Love and Respect ne sont pas seulement des idéaux culturels, mais des principes qui guident réellement les institutions et la vie publique.
Ne laissez pas passer cette chance de faire l'histoire. Signez la pétition aujourd'hui. Partagez-la autour de vous. Parce que la justice est le fondement de la paix, nous invitons tous les citoyens à soutenir cette démarche et à construire un avenir inclusif, solidaire et fidèle aux droits fondamentaux de toutes et tous.
No Justice, No Peace — Know Justice, Know Peace.
Le temps des mots est passé. Celui de l'action est arrivé. Signez maintenant.

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Pétition lancée le 17 juin 2026