Petition updateRémy QUIGNOLOT est en liberté provisoire depuis le 28 septembre 2022

Rémy QUIGNOLOT ajoute une grève de la soif à sa grève de la faim

Caroline QUIGNOLOTFrance
Sep 26, 2022

Aujourd'hui 26 Septembre 2022, Rémy QUIGNOLOT illégalement séquestré à Bangui, ajoute une grève de la soif à sa grève de la faim.

Notre compatriote, innocent des crimes dont on l'accuse, a passé plus 16 mois de détention injustifiée dans la prison du Camp de Roux à Bangui, dont plus 4 mois de séquestration illégale car, depuis le 18 mai 2022, aucun texte de loi ne vient justifier sa détention au regard de la loi centrafricaine (art.97 Code de Procédure pénale centrafricain).

Le 11 Septembre 2022, Rémy QUIGNOLOT a entamé une grève de la faim illimitée : il a décidé de mettre sa vie en jeu pour protester contre l'illégalité de sa détention et l'injustice qui lui est faite.

Le 16 Septembre dernier, le Quai d'Orsay a dénoncé sa situation et a officiellement demandé sa libération immédiate dans un communiqué officiel :

"La France est très préoccupée par la situation de notre compatriote M. Juan-Rémy Quignolot, emprisonné en Centrafrique dans le cadre d’une détention provisoire qui dure depuis plus de 16 mois, en violation du droit pénal centrafricain. Elle appelle à la libération immédiate de notre compatriote, dans l’attente de la tenue de son procès." (Extrait du point presse du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, 16/09/2022).

Mais, au 26 septembre 2022, la situation n'a pas évolué : en dépit de cette demande officielle et de l'illégalité de sa détention, Rémy QUIGNOLOT est toujours en prison, séquestré. Malgré sa résistance et sa détermination, sa santé s'est fortement dégradée, il a perdu plus de 10 kg, il s'est évanoui une première fois il y a quelques jours, se blessant à la tête dans sa chute.

Le 22 septembre, il avait commencé à réduire progressivement ses rations d'eau.

Dimanche 25 septembre, Rémy QUIGNOLOT a cessé de boire de l'eau, ajoutant une grève de la soif à sa grève de la faim.

Il entend ainsi protester contre l'illégalité de sa situation et contre la sourde oreille des magistrats en charge de son dossier à  Bangui, pourtant censés faire respecter les lois de leur pays.

Nous sommes très inquiets des conséquences gravissimes et irréversibles que peut avoir cette grève de la soif qui vient épuiser davantage un organisme déjà mis à l'epreuve de la faim depuis le 11 septembre.

Que faut-il aux magistrats pour réagir ? Que ce citoyen français paye de sa vie les tensions politiques entre nos deux pays ? À quoi bon ? Quelles conséquences aurait une telle tragédie humaine, individuelle et familiale, sur les relations entre nos pays ? Quelles répercussions sur l'image de la Centrafrique sur la scène internationale ?

Nous sommes immensément soulagés de savoir que l'État français est désormais à ses côtés, mais le combat pour la vérité n'est pas terminé : il ne le sera que lorsque Rémy QUIGNOLOT retrouvera définitivement sa liberté.

Nous resterons mobilisés jusqu'à ce jour.

Le combat pour le Droit, pour la Justice et pour la Dignité continue.

Caroline QUIGNOLOT
et l'ensemble de la famille de Rémy QUIGNOLOT 

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