Réglementer l’alcool sur les pistes de ski


Réglementer l’alcool sur les pistes de ski
Le problème
Boire ou skier, il faut choisir.
L'alcool altère considérablement la vigilance. Or, la vitesse à ski dépasse souvent les 100km/h. Il est donc extrêmement dangereux de skier après avoir consommé de l'alcool. On estime aujourd'hui que plus d'un cinquième des accidents de ski sont dus à l'alcool. Afin de sauver des vies et de très nombreux accidents, la pratique du ski en état d'ébriété doit être interdite.
L’alcool augmente le temps de réaction et modifie la perception du champ visuel. Depuis que la conduite en état d’ivresse est interdite au volant, un grand nombre de vies ont été sauvées. Ainsi une mesure similaire en montagne est indispensable.
Trop souvent ce sont des enfants et des personnes non alcoolisées qui sont percutés par des skieurs ivres. L’alcool sur les pistes est non seulement un danger pour soi mais aussi pour tous. Il est inconcevable que se rendre en discothèque d'altitude puis descendre à ski complètement ivre et mettre ainsi en danger la vie d’autrui, soit aujourd’hui parfaitement légal. Chacun de nous et en particulier les enfants sont exposés à un tel risque.
L’interdiction de skier en état d’ébriété ne signifie pas la fermeture des discothèques : étant placées le plus souvent à proximité des remontées mécaniques, les personnes ivres pourraient redescendre en télésiège vers la station.
En France, plus de 15 morts traumatiques et plus de 100 000 accidents ont lieu chaque année sur les pistes, dont au moins un cinquième sont dus à l’alcool. Ce nombre est en constante augmentation. En interdisant la pratique du ski en état d’ivresse, combien de vies seraient sauvées et de drames évités ?
Malgré les apparences, une telle mesure pourrait avoir un impact économique positif : il est clair que devant l’augmentation des accidents et les risques de percuter des skieurs alcoolisés, beaucoup de personnes, en particulier les familles, sont de plus en plus réticents à fréquenter les stations de ski. De plus, à l’heure où les stations de ski commencent à intégrer les enjeux environnementaux, il est également essentiel de valoriser la dimension sociétale pour interdire des comportements irresponsables.
Toute politique de prévention sans réglementation est inutile et inefficace. L’interdiction de l’alcool au volant ayant prouvé ses effets, alors que la vitesse à ski dépasse souvent la vitesse moyenne en voiture, il est urgent d’interdire le ski en état d’ébriété, comme au volant : contravention pour un taux d’alcool compris entre 0.5 et 0.8 g/L (article R.234-1 du code de la route) et délit pour un taux d’alcool supérieur à 0.8 g/L d’alcool (article L.234-1 du code de la route).
Cette pétition a pour but d’alerter les pouvoirs publics. Nous en appelons au Président de la République et au Premier Ministre pour que soient prises le plus vite possible les mesures légales et réglementaires pour interdire la pratique du ski en état d’ébriété.
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Le problème
Boire ou skier, il faut choisir.
L'alcool altère considérablement la vigilance. Or, la vitesse à ski dépasse souvent les 100km/h. Il est donc extrêmement dangereux de skier après avoir consommé de l'alcool. On estime aujourd'hui que plus d'un cinquième des accidents de ski sont dus à l'alcool. Afin de sauver des vies et de très nombreux accidents, la pratique du ski en état d'ébriété doit être interdite.
L’alcool augmente le temps de réaction et modifie la perception du champ visuel. Depuis que la conduite en état d’ivresse est interdite au volant, un grand nombre de vies ont été sauvées. Ainsi une mesure similaire en montagne est indispensable.
Trop souvent ce sont des enfants et des personnes non alcoolisées qui sont percutés par des skieurs ivres. L’alcool sur les pistes est non seulement un danger pour soi mais aussi pour tous. Il est inconcevable que se rendre en discothèque d'altitude puis descendre à ski complètement ivre et mettre ainsi en danger la vie d’autrui, soit aujourd’hui parfaitement légal. Chacun de nous et en particulier les enfants sont exposés à un tel risque.
L’interdiction de skier en état d’ébriété ne signifie pas la fermeture des discothèques : étant placées le plus souvent à proximité des remontées mécaniques, les personnes ivres pourraient redescendre en télésiège vers la station.
En France, plus de 15 morts traumatiques et plus de 100 000 accidents ont lieu chaque année sur les pistes, dont au moins un cinquième sont dus à l’alcool. Ce nombre est en constante augmentation. En interdisant la pratique du ski en état d’ivresse, combien de vies seraient sauvées et de drames évités ?
Malgré les apparences, une telle mesure pourrait avoir un impact économique positif : il est clair que devant l’augmentation des accidents et les risques de percuter des skieurs alcoolisés, beaucoup de personnes, en particulier les familles, sont de plus en plus réticents à fréquenter les stations de ski. De plus, à l’heure où les stations de ski commencent à intégrer les enjeux environnementaux, il est également essentiel de valoriser la dimension sociétale pour interdire des comportements irresponsables.
Toute politique de prévention sans réglementation est inutile et inefficace. L’interdiction de l’alcool au volant ayant prouvé ses effets, alors que la vitesse à ski dépasse souvent la vitesse moyenne en voiture, il est urgent d’interdire le ski en état d’ébriété, comme au volant : contravention pour un taux d’alcool compris entre 0.5 et 0.8 g/L (article R.234-1 du code de la route) et délit pour un taux d’alcool supérieur à 0.8 g/L d’alcool (article L.234-1 du code de la route).
Cette pétition a pour but d’alerter les pouvoirs publics. Nous en appelons au Président de la République et au Premier Ministre pour que soient prises le plus vite possible les mesures légales et réglementaires pour interdire la pratique du ski en état d’ébriété.
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Les décisionnaires

Pétition lancée le 27 février 2022