Petition updateJustice et Vérité pour Angelo, soutien à la famille Garand !Retour sur les faits et sur les premiers pas de cette mobilisation

Collectif D'ailleurs Nous Sommes d'Ici 37
Jun 29, 2017
Bientôt 500 signataires en soutien à la famille d'Angelo Garand. Merci à toutes et tous pour cette solidarité, que nous souhaitons élargir ensemble au plus grand nombre.
Pour améliorer la lisibilité de la pétition, vous retrouverez désormais ici et sur la page publique fB de la famille les développements relatifs aux motifs et aux premières étapes de son combat, ainsi qu'aux rares publications de presse qui en ont fait état jusqu'ici.
Angelo Garand avait 37 ans, 3 enfants âgés de 19, 17 et 14 ans, un père très malade... Alors, en septembre 2016, l'homme détenu suite à des condamnations pour vols à la maison d'arrêt de Vivonne (86), près de Poitiers, n'avait pas regagné sa cellule après une permission de sortie d'une seule trop brève journée. Il était resté auprès des siens. Il ne pouvait pas imaginer qu'il lui en coûterait son droit à la vie.
Le 30 mars 2017, alors qu'il s'apprête à partager un barbecue en famille, chez ses parents à Seur (41) près de Blois, il est abattu par des gendarmes venus l'interpeller, dans la remise où il tentait de se cacher. Et sa famille devra se porter partie civile, puis patienter 1 mois et 10 jours, avant d'apprendre que ce jour-là, Angelo a reçu 7 balles dans le thorax.
Deux jours après la mise à mort d'Angelo Garand, sa famille prend publiquement la parole à travers une 1ère vidéo poignante.
Sa soeur Aurélie Garand y rapporte les témoignages des proches présents au moment des faits. Elle dit toute l'indignation de la famille face à la version du procureur, et leur détermination à se battre pour la justice.
Relayée par les réseaux sociaux, soutenue par les associations La Voix Des Rroms et Urgence Notre Police Assassine, la famille se porte partie civile, crée une page publique de soutien sur Facebook "Justice pour Angelo" et lance une Cagnotte Leetchi "Solidarité pour Angelo Garand".
La collecte a déjà permis à la famille de faire face aux premiers frais : obsèques, dépôt de plainte en partie civile (1 500 €). Mais il reste indispensable de continuer à l'alimenter, afin que la famille puisse jusqu'au bout assumer les coûts judiciaires et de toutes sortes qui ne manqueront pas de s'accumuler, au cours du long et douloureux combat qu'elle vient d'entamer.
La vidéo de la famille est reprise par le site collaboratif d'infos locales tourangeau La Rotative, à travers un article faisant ressortir les points essentiels du propos : Mort d’Angelo Garand : « C’est pas une bavure policière, c’est rien d’autre qu’une exécution » . Puis à la suite d'un entretien entre la famille et des militant de Tours, un nouvel article est publié par la Rotative : "Pourquoi tout ça ?" La famille d'Angelo Garand réclame justice et vérité.
Autour de la famille toujours plus déterminée à se faire entendre et à défendre la mémoire de son proche, une deuxième rencontre réunit un cercle plus large de militants venus cette fois de Blois, Orléans et Tours. Il en ressort un appel à rassemblement devant le tribunal de Blois.
C'est ainsi que le samedi 22 avril 2017, la famille Garand peut enfin scander le nom d'Angelo dans l'espace public, devant le Palais de Justice puis à travers les rues commerçantes de Blois. Pour la première fois, les proches et leurs soutiens font résonner dans la ville leur exigence de Justice et de Vérité. Ces premiers cris, ces premiers pas du combat de la famille Garand sont impressionnants de douleur et colères contenues avec force, dans la dignité.
→ Deux articles de la Nouvelle République signés Béatrice Bossard en rendent compte aussitôt, relayant enfin la parole de la famille dans le quotidien régional local : "250 personnes dans la rue réclament..." et "La justice pour Angelo".
→ Nicolas Terrien publie aussi dans la foulée un article sur le site web de la Radio locale blésoise "Plus FM" (avec deux brèves interviews d'Aurélie Garand et d'Amal Bentounsi).
→ La « photographe de rue » Fares El Fersan, de l'agence Hans Lucas, restitue l'atmosphère de cette mobilisation à travers une série d'images saisissantes : « In memoriam Angelo Garand ».
→ Cinq jours plus tard, dans Libération, un article signé Mourad Guichard revient sur cette mobilisation, en rappelant les faits du point de vue du procureur mais en exposant aussi la version contradictoire de la famille. Avec pour finir cet atroce début de réponse aux interrogations lancinantes des proches d'Angelo : « La gendarmerie précise qu’il s’agit non pas du groupement national GIGN, mais d’une antenne, celle de Tours. Des hommes bien moins formés que leurs aînés. «La possibilité qu’il se soit agi d’un entraînement n’est pas à écarter», avance une source policière. En d’autres termes, les gendarmes auraient pu intervenir pour se faire la main entre deux missions, comme peuvent le faire d’autres compagnies d’élite. » L'article a été repris et étayé par le site d'info collaboratif La Rotative.
Depuis lors, aucun autre titre de la grande presse classique n'a jugé bon de reprendre cette hypothèse. Pourtant dans une affaire d'une telle gravité, n'est-on pas en droit d'attendre que le journalisme d'investigation joue pleinement son rôle, afin que des mots comme « démocratie » ou « presse libre » aient un sens ?
« Il faut que tout le monde le sache » répète inlassablement la famille d'Angelo. Merci donc à celles et ceux qui y ont déjà contribué, et y contribueront.
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