Petition updateJustice et Vérité pour Angelo, soutien à la famille Garand !Voyageurs et habitants des quartiers : même inégalités face à la police et à la justice !
Collectif D'ailleurs Nous Sommes d'Ici 37
22 de mai. de 2017
Merci pour vos soutiens qui ont déjà permis à cette pétition de dépasser la première centaine de signatures. Continuons à la diffuser et à sensibiliser ainsi nos amis et contacts qui n'en ont peut-être pas encore eu connaissance, ou qui n'ont peut-être pas encore pris conscience de l'importance de se solidariser largement avec la famille Garand : nous sommes toutes et tous concernés. Pour aider à cette compréhension, rappelons par exemple, en lien avec la mise à mort d''Angelo Garand par des gendarmes à Seur (41) le 30 mars dernier, Luigi Duquenet à St-Aignan (41) en 2010, Joseph Guerdner à Brignoles (83) en 2008, et bien trop d'autres, cet entretien avec Nara Ritz* pointant les discriminations vécues par les Voyageurs, notamment dans leurs rapports avec les forces de l’ordre. On y retrouve un traitement inégalitaire comparable à celui qui est fait à la jeunesse et aux habitant.e.s des quartiers populaires, surtout lorsqu'ils sont issus de l'immigration post-coloniale. D'où l'importance d'une unité sans faille entre celles et ceux qui sont exposés dans leur vie quotidienne à ces harcèlements et à ces violences sécuritaires qui en arrivent à blesser et à tuer. Au-delà des premiers les plus régulièrement visés, c'est aussi bien sûr l'ensemble de notre société qui est concernée. *Nara Ritz est Voyageur et membre du Collectif National des Associations de Citoyens Itinérants (CNACI). L'article est à lire en lien dans son intégralité sur le site d'infos collaboratif de la Rotative. Extraits : "Q : Vous subissez des contrôles au faciès, au même titre que les populations noires ou arabes  ? R : Tout à fait. Le camion et la caravane nous signalent comme des individus à contrôler. Mais aussi notre manière de parler, nos langues, et nos noms de famille que les agents relèvent lorsqu’ils procèdent à un contrôle. (...) Ces contrôles ne font pas baisser la criminalité, mais pourrissent la relation entre les voyageurs et les forces de l’ordre et les décideurs publics. J’ai l’impression que nous n’avons plus affaire à des agents dans leurs fonctions mais à une «  bande  » d’ennemis à part entière. Par contre quand les voyageurs appellent les forces de l’ordre parce qu’ils ont besoin d’eux, ils répondent quasiment à chaque fois :«  Gérez entre vous  »  !" "Q : Dans l’affaire d’Angelo Garand, comme de Luigi Duquenet, deux voyageurs tués par les gendarmes, on est frappés par l’apparente disproportion entre les moyens déployés pour les interpeller et la gravité des faits qu’on leur reproche. R : Le poids des représentations historiques est très dur à déconstruire. Les stéréotypes concernant les gens du voyage les désignent comme agressifs, voleurs, dangereux, violents… (...) Politiquement, c’est intéressant d’envoyer le GIGN pour interpeller un homme qui fait partie d’un groupe que personne n’aime  : on fait voir qu’on agit, qu’on est fort — et tant pis si on tue un homme, parce qu’il a pris peur et qu’il a fui. On met en avant la puissance et les moyens de l’État, on montre qu’on «  gère ». C’est comparable aux interventions qui peuvent être menées dans certains quartiers. C’est comparable aussi aux démantèlements de camps de Roms, qui mobilisent des arsenaux policiers démesurés..."
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