Pétition du Collectif : « SAUVONS LE SEUL EHPAD PUBLIC DE L’ILE DE RÉ »

Pétition du Collectif : « SAUVONS LE SEUL EHPAD PUBLIC DE L’ILE DE RÉ »

Le problème

En novembre 2025, soit deux ans après le premier appel, la situation ne s'est pas améliorée, elle s'est même dégradée ! De 24 lits dans l'Unité protégée d’Alzheimer, on est passé à 12 ! Et l'Ehpad ne compte plus que 80 lits en hébergement classique. C'est pourquoi, le Collectif « Pour l’Ehpad de Saint-Martin-de-Ré » APPELLE À LA MOBILISATION POUR SAUVER LE SEUL EHPAD PUBLIC DE L’ILE DE RÉ !

« LA SITUATION DE NOS ANCIENS, c’est la NÔTRE demain ! »

Rétaises, Rétais,

L’avenir de l’Île de Ré est en péril quand on n’offre plus la possibilité d’y vieillir dans de bonnes conditions. Il en va de notre devoir moral dû aux personnes âgées, à leurs familles, à tous les personnels soignants. Il en va aussi du maintien de la vie permanente conditionnée par une dynamique démographique vitale pour notre île, de la naissance jusqu’à la fin de vie, de nature à mobiliser tous les acteurs de la vie collective.

Dysfonctionnements, management déficient, difficultés de recrutement, sous-effectifs chroniques, manque de moyens, la situation est devenue insupportable pour les soignants mais aussi pour les familles. Le personnel infirmier en détresse alerte depuis longtemps sur des conditions de travail ultra-dégradées qui mettent en danger la santé des résidents mais aussi leur propre santé. Les mots de maltraitance, d’incapacité à nourrir correctement les résidents et à prodiguer les soins quotidiens nécessaires à leur bien-être, sont prononcés. La dégradation de l’offre de soin de l’Ehpad de Saint-Martin-de-Ré s’aggrave de jour en jour : de 160 lits il y a deux ans, il ne dispose plus que de 100 lits. Début octobre, il a été annoncé par la direction des Ehpad du Groupe hospitalier La Rochelle-Ré-Aunis, la fermeture prochaine de 10 lits supplémentaires et de l’unité protégée d’Alzheimer de 24 lits ! Jusqu’où ira-t-on ? Que fera-t-on des résidents en situation de grande dépendance, atteints de maladies neuro-dégénératives, sachant que la proximité de leur famille joue un rôle essentiel dans leur prise en charge ? Doit-on ajouter l’éloignement à la souffrance ? La suppression de l’unité protégée est un contre-sens historique alors que la population est vieillissante et que les besoins vont être croissants partout. Exporter les résidents sur le continent n’est pas une solution. Outre l’aspect humain lié à la séparation des familles qui devront sans doute quitter l’Île de Ré, se pose aussi la question de la capacité d’absorption du pôle gériatrique de la Rochelle alors qu’il est déjà saturé. 

Quant à l’Ehpad, on peut craindre une stratégie subie ou orchestrée de fermeture progressive des lits, ce qui laisserait place aux appétits des structures privées, dont le coût mensuel d’hébergement est le double de celui d’une structure publique, déléguant sans le dire, la problématique du vieillissement au secteur privé. La financiarisation de notre santé met un terme à la mixité sociale en ce qui concerne l’accès aux soins. 

En outre, la fusion en 2012 de l’Ehpad de Saint-Martin-de-Ré avec le pôle hospitalier de La Rochelle, n’a pas été pertinente, bien au contraire, cette opération de mise sous tutelle a engendré des dysfonctionnements chroniques et un manque de vision adaptée aux spécificités de notre territoire insulaire, en dépit des alertes successives. Les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur des enjeux. 

Laisser mourir le seul Ehpad public de l'Île de Ré serait une faute collective alors que le défi majeur des prochaines décennies est celui du vieillissement au cœur des territoires, avec une réflexion sur l’évolution de l’offre de santé qui conditionne l’autonomie et l’espérance de vie en bonne santé.

L’accès à des soins de qualité et à une fin de vie digne est un droit humain fondamental !

Pour toutes ces raisons, aidez-nous en signant et en partageant cette pétition !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Véronique RICHEZ-LEROUGELanceur de pétitionConseillère départementale de Charente-Maritime - île de Ré

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Le problème

En novembre 2025, soit deux ans après le premier appel, la situation ne s'est pas améliorée, elle s'est même dégradée ! De 24 lits dans l'Unité protégée d’Alzheimer, on est passé à 12 ! Et l'Ehpad ne compte plus que 80 lits en hébergement classique. C'est pourquoi, le Collectif « Pour l’Ehpad de Saint-Martin-de-Ré » APPELLE À LA MOBILISATION POUR SAUVER LE SEUL EHPAD PUBLIC DE L’ILE DE RÉ !

« LA SITUATION DE NOS ANCIENS, c’est la NÔTRE demain ! »

Rétaises, Rétais,

L’avenir de l’Île de Ré est en péril quand on n’offre plus la possibilité d’y vieillir dans de bonnes conditions. Il en va de notre devoir moral dû aux personnes âgées, à leurs familles, à tous les personnels soignants. Il en va aussi du maintien de la vie permanente conditionnée par une dynamique démographique vitale pour notre île, de la naissance jusqu’à la fin de vie, de nature à mobiliser tous les acteurs de la vie collective.

Dysfonctionnements, management déficient, difficultés de recrutement, sous-effectifs chroniques, manque de moyens, la situation est devenue insupportable pour les soignants mais aussi pour les familles. Le personnel infirmier en détresse alerte depuis longtemps sur des conditions de travail ultra-dégradées qui mettent en danger la santé des résidents mais aussi leur propre santé. Les mots de maltraitance, d’incapacité à nourrir correctement les résidents et à prodiguer les soins quotidiens nécessaires à leur bien-être, sont prononcés. La dégradation de l’offre de soin de l’Ehpad de Saint-Martin-de-Ré s’aggrave de jour en jour : de 160 lits il y a deux ans, il ne dispose plus que de 100 lits. Début octobre, il a été annoncé par la direction des Ehpad du Groupe hospitalier La Rochelle-Ré-Aunis, la fermeture prochaine de 10 lits supplémentaires et de l’unité protégée d’Alzheimer de 24 lits ! Jusqu’où ira-t-on ? Que fera-t-on des résidents en situation de grande dépendance, atteints de maladies neuro-dégénératives, sachant que la proximité de leur famille joue un rôle essentiel dans leur prise en charge ? Doit-on ajouter l’éloignement à la souffrance ? La suppression de l’unité protégée est un contre-sens historique alors que la population est vieillissante et que les besoins vont être croissants partout. Exporter les résidents sur le continent n’est pas une solution. Outre l’aspect humain lié à la séparation des familles qui devront sans doute quitter l’Île de Ré, se pose aussi la question de la capacité d’absorption du pôle gériatrique de la Rochelle alors qu’il est déjà saturé. 

Quant à l’Ehpad, on peut craindre une stratégie subie ou orchestrée de fermeture progressive des lits, ce qui laisserait place aux appétits des structures privées, dont le coût mensuel d’hébergement est le double de celui d’une structure publique, déléguant sans le dire, la problématique du vieillissement au secteur privé. La financiarisation de notre santé met un terme à la mixité sociale en ce qui concerne l’accès aux soins. 

En outre, la fusion en 2012 de l’Ehpad de Saint-Martin-de-Ré avec le pôle hospitalier de La Rochelle, n’a pas été pertinente, bien au contraire, cette opération de mise sous tutelle a engendré des dysfonctionnements chroniques et un manque de vision adaptée aux spécificités de notre territoire insulaire, en dépit des alertes successives. Les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur des enjeux. 

Laisser mourir le seul Ehpad public de l'Île de Ré serait une faute collective alors que le défi majeur des prochaines décennies est celui du vieillissement au cœur des territoires, avec une réflexion sur l’évolution de l’offre de santé qui conditionne l’autonomie et l’espérance de vie en bonne santé.

L’accès à des soins de qualité et à une fin de vie digne est un droit humain fondamental !

Pour toutes ces raisons, aidez-nous en signant et en partageant cette pétition !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Véronique RICHEZ-LEROUGELanceur de pétitionConseillère départementale de Charente-Maritime - île de Ré

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