Le droit de travailler pour Ibrahima Barry, apprenti carreleur

Le problème

Je suis Alain Écobichon gérant de MURS SOLS CRÉATION, une entreprise spécialisée dans les chapes fluides et le carrelage basée depuis 2004 à Pontchâteau en Loire-Atlantique.

En 2017, je rencontre Ibrahima Barry grâce au service des mineurs non accompagnés de Pontchâteau. Il souhaite connaître le milieu du BTP en faisant un stage en carrelage.

Dans notre secteur d’activité, nous avons toujours besoin de main d'œuvre car les candidats ne se bousculent pas aux portillons.

Nous avons hésité à prendre Ibrahima en stage car il ne maîtrisait pas la langue française et que je craignais que ce soit compliqué pour lui sur le terrain.

Ce fût tout l’inverse. Au bout de 6 semaines, il a montré son envie de faire, d'apprendre sur le terrain et de s'intégrer aux équipes.

C'est dans ce contexte que nous avons décidé de former Ibrahima au CAP carreleur en apprentissage sur 2 ans. 

Tout se passe bien la première année au travail.

Lors de sa 2ème année de CAP il décide de préparer, pendant les week-end, le concours de "meilleur apprenti de France" qui constitue plus de 200 heures de travail sur l'œuvre qu’il doit réaliser. Chaque candidat planche sur le même ouvrage, seules les couleurs changent.

Après des heures et des heures de travail, Ibrahima obtiendra une médaille d'argent départementale. À ce moment-là, nous sommes très fiers de lui et du chemin parcouru depuis deux ans : il a un CAP en poche et une médaille au concours de meilleur apprenti.

Septembre 2019 : il commence un brevet professionnel au CFA en alternance. 

Janvier 2020 : c’est-à-dire 4 mois plus tard, tout s'arrête subitement puisqu'il reçoit une OQTF (obligation de quitter le territoire). 

On lui reproche des irrégularités sur son acte de naissance avec lequel il est arrivé en France le 3 avril 2017.

Mars 2020 : c'est  l'épidémie de  COVID, cela va tout compliquer et tout stopper. La situation administrative de Ibrahima reste en suspens, comme beaucoup d’autres. Sa vie bascule dans la précarité, une situation compliquée financièrement, moralement. 

Janvier 2021 : Ibrahima va réussir à se procurer un nouvel acte de naissance. Nous allons  le transmettre à la Préfecture, accompagné d'un courrier de l'entreprise expliquant toutes les raisons pour lesquelles nous souhaitons que son dossier soit de nouveau étudié.

À ce jour, en novembre 2021, nous n’avons aucune nouvelle de la Préfecture, la situation n'a pas changé alors qu’il est pleinement intégré.  

C'est extrêmement regrettable d'avoir mobilisé tant de personnes pour l’accès à la formation (les compagnons, enseignants du CFA, les équipes des associations…) Pour rien ; puisque aujourd’hui lui et moi, nous sommes démunis face à la situation.

IBRAHIMA ne demande qu'une chose c'est RETRAVAILLER, vivre dignement.

IL FAUT QUE LES MÉRITANTS SOIENT RÉCOMPENSÉS.

Nous ne POURRONS accepter qu'après un parcours comme le sien, il devient un sans papier. Ce serait honteux.

Je demande donc au Préfet d'étudier sa nouvelle demande en tenant compte bien évidemment de son parcours de vie. 

avatar of the starter
Alain ÉCOBICHONLanceur de pétition
Victoire
Cette pétition a abouti avec 23 556 signatures !

Le problème

Je suis Alain Écobichon gérant de MURS SOLS CRÉATION, une entreprise spécialisée dans les chapes fluides et le carrelage basée depuis 2004 à Pontchâteau en Loire-Atlantique.

En 2017, je rencontre Ibrahima Barry grâce au service des mineurs non accompagnés de Pontchâteau. Il souhaite connaître le milieu du BTP en faisant un stage en carrelage.

Dans notre secteur d’activité, nous avons toujours besoin de main d'œuvre car les candidats ne se bousculent pas aux portillons.

Nous avons hésité à prendre Ibrahima en stage car il ne maîtrisait pas la langue française et que je craignais que ce soit compliqué pour lui sur le terrain.

Ce fût tout l’inverse. Au bout de 6 semaines, il a montré son envie de faire, d'apprendre sur le terrain et de s'intégrer aux équipes.

C'est dans ce contexte que nous avons décidé de former Ibrahima au CAP carreleur en apprentissage sur 2 ans. 

Tout se passe bien la première année au travail.

Lors de sa 2ème année de CAP il décide de préparer, pendant les week-end, le concours de "meilleur apprenti de France" qui constitue plus de 200 heures de travail sur l'œuvre qu’il doit réaliser. Chaque candidat planche sur le même ouvrage, seules les couleurs changent.

Après des heures et des heures de travail, Ibrahima obtiendra une médaille d'argent départementale. À ce moment-là, nous sommes très fiers de lui et du chemin parcouru depuis deux ans : il a un CAP en poche et une médaille au concours de meilleur apprenti.

Septembre 2019 : il commence un brevet professionnel au CFA en alternance. 

Janvier 2020 : c’est-à-dire 4 mois plus tard, tout s'arrête subitement puisqu'il reçoit une OQTF (obligation de quitter le territoire). 

On lui reproche des irrégularités sur son acte de naissance avec lequel il est arrivé en France le 3 avril 2017.

Mars 2020 : c'est  l'épidémie de  COVID, cela va tout compliquer et tout stopper. La situation administrative de Ibrahima reste en suspens, comme beaucoup d’autres. Sa vie bascule dans la précarité, une situation compliquée financièrement, moralement. 

Janvier 2021 : Ibrahima va réussir à se procurer un nouvel acte de naissance. Nous allons  le transmettre à la Préfecture, accompagné d'un courrier de l'entreprise expliquant toutes les raisons pour lesquelles nous souhaitons que son dossier soit de nouveau étudié.

À ce jour, en novembre 2021, nous n’avons aucune nouvelle de la Préfecture, la situation n'a pas changé alors qu’il est pleinement intégré.  

C'est extrêmement regrettable d'avoir mobilisé tant de personnes pour l’accès à la formation (les compagnons, enseignants du CFA, les équipes des associations…) Pour rien ; puisque aujourd’hui lui et moi, nous sommes démunis face à la situation.

IBRAHIMA ne demande qu'une chose c'est RETRAVAILLER, vivre dignement.

IL FAUT QUE LES MÉRITANTS SOIENT RÉCOMPENSÉS.

Nous ne POURRONS accepter qu'après un parcours comme le sien, il devient un sans papier. Ce serait honteux.

Je demande donc au Préfet d'étudier sa nouvelle demande en tenant compte bien évidemment de son parcours de vie. 

avatar of the starter
Alain ÉCOBICHONLanceur de pétition

Victoire

Cette pétition a abouti avec 23 556 signatures !

Partagez cette pétition

Les décisionnaires

Préfet de Loire-Atlantique
Préfet de Loire-Atlantique
Mises à jour sur la pétition