Protéger la free party : Contre les dérives sécuritaires de la PPL 1133

Signataires récents:
dominique DECAILLOZ et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Alerte répression, la fête libre a besoin de vous !   

     Les députés Horizons, Renaissance, MoDem et Liot proposeront le 9 avril à l’Assemblée Nationale une loi pour durcir drastiquement les sanctions contre le mouvement free party. 
(lien : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1133_proposition-loi

     Cette proposition de loi (PPL), si elle est adoptée, élargira la définition légale d’un·e organisateur·ice et fera encourir à ces dernier·ères des peines allant jusqu’à 6 mois de prison et 5000 € d'amende.

     La définition d'un·e organisateur·ice dans cette nouvelle loi est élargie et soulève plusieurs inquiétudes. En effet, “sont notamment constitutives d’une participation à l’organisation dudit rassemblement le fait de mettre en place le système de diffusion des informations pratiques relatives à ce rassemblement, de participer à l’édification du mur de son, de transporter du matériel de sonorisation depuis ou vers le site du rassemblement, d’installer un lieu de repos et de convivialité sur le terrain occupé ou d’y mettre en place un camion de restauration.”.  

      Cet extrait de la PPL est une porte ouverte à toutes les dérives.
      Le simple fait d'aider à porter une enceinte, de transférer un flyer à un ami ou encore de mettre en place un chill pourrait vous envoyer au tribunal.

      Les associations de Réduction des Risques (RdR) seront ainsi fortement impactées. 
      Ces dernières agissant dans le cadre de la Santé Publique (article L3411-8 du code de la santé publique), et bien que souvent conventionnées avec les pouvoirs publics, pourraient alors être considérées comme partie intégrante de l’organisation des free-party*. 
   

  Sous couvert de plus de sécurité, cette PPL ignore les besoins humains essentiels, et met en réalité en danger les participant·es en criminalisant les asso de RdR qui réalisent des actions de santé publique essentielles à tout rassemblement festif.

     De plus, les organisteur·ices ne sont pas les seul·es visé·.es par cette loi, le public est directement impacté. Le simple fait de participer à une fête pourra donner lieu à des amendes allant de 1500 € à 3000 € en cas de récidive. 
     À l’heure où une grande partie de la jeunesse ne dispose que d’un faible pouvoir d’achat, donc d’une vie sociale et d'un accès à la culture limité, la "teuf" leur permet d’accéder à des espaces de socialisation gratuits et libres - ainsi que le souligne justement le Rapport Dumont de 2008, qui décrit la free party comme un milieu protecteur pour la jeunesse, dont l'activité festive est un des fondements, comme pour tout individu. Encore une fois, c'est la répression et la criminalisation qui sont privilégiées au détriment du dialogue et de la prévention.

     Cette proposition de loi liberticide est une insulte à notre mouvement et à notre culture, alors que la techno a été récemment inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO, et une menace directe de nos libertés fondamentales. Elle criminalise des espaces de liberté nécessaires à l'épanouissement d'une jeunesse à laquelle on demande toujours plus de sacrifices. Ces espaces de liberté permettent, dans notre société, de développer et faire perdurer une parole et un mode de vie alternatif nécessaires à la pluralité des idées et par conséquent à la bonne santé d’une démocratie.

     Cette PPL porte un discours diffamant, fondé sur une absence totale de chiffres ou de preuves permettant d'affirmer ces dires, en l'évoquant avec des propos graves : les free party "facilitent le blanchiement d'argent et l'usage de la soumission chimique" ou encore "d'innombrables viols, blessés et morts sont à déplorer”. Ces affirmations qui relèvent d’avantage de la désinformation que de faits avérés prouvent le manque de recherches et d’intérêt porté à notre culture en amont. Il semble évident que cette loi n’a pas été rédigée dans le but de garantir la sécurité des personnes mais de s’opposer à la culture de la fête libre par idéologie et calcul politique afin de séduire un électorat sensible aux discours sécuritaires à la veille des élections.

     Par ailleurs la free party représente un espace d’expérimentation artistique et social, principalement fondé sur le partage et l’inclusion. C’est un refuge créatif qui tente de réduire l’impact du capitalisme sur nos vies. On y mêle différentes techniques, différents arts et on y mutualise nos compétences : arts circassiens, régisseur·euses son et lumière, artisanat, musiques électroniques, projections vidéos entres autres. C'est par ces activités et ces créations que les artistes, le public, et tous les autres acteurs peuvent expérimenter, performer, se former et se professionnaliser. Cette richesse doit être protégée au risque de disparaître avec le mouvement free party, sans aucune autre scène pour se réincarner.

       Il est donc important aujourd’hui de se mobiliser pour défendre notre mouvement, notre culture et nos valeurs. La culture free défend la liberté, le partage, l’entraide et la solidarité. L’attaquer c’est se positionner contre ces valeurs. Ce qui nous touche actuellement laisse craindre que ça ne ne soit que les prémices d’une atteinte plus vaste aux libertés fondamentales : la free d’abord et les différentes voix contestataires suivront. Nous sommes un laboratoire des méthodes répressives, en nous attaquant aujourd’hui, c’est la liberté d’être et de penser qui est attaquée.
     
Liste (évolutive) des collectifs signataires : 

Collectifs : 
-Collectif Tekno Antirep
-Coordination Nationale des Sons
-Collectif IDF
-Coordination Rhône-Alpes des Sons
-Coordination Occitanie des Sons
-Art et Culture 29

Sounds-systems :
Maraudeur.euse, Collectif Eclypsis, Oblyk-Dfroké La Chafouinerie, Déchetterie, KrâneKC, Highnoon Soundsystem, k’rabass, BTPutes, Cabatek, Sonokracie, Hobbitek, skro, gptk, foxakif, Mafia, Dissonant Orchestra , Cptk6tm, insolent.e.s, D-TRA-TEK, Diablo'Core, ZQR, GÉNEZ1S, Amplithorynques, Neuroatypik, Lobotonik, Larsen Actif, Collectif Courtoisie, Armatek, RAR Family, ITF, Sub’Nambule, Adekwatt, Dystopyk Circus, Bondatak, free confits, ABDK, SKS, Otarcik, Fanfarons, Tribal Skankers, Inadekwatt, frénésie sonore, deci’bass 29, BDK, System K, Collectif des Insoumis, SA Free System, ECLE7IK, Dechniller, 46tem, 12H, Baba Punk Monster, MBS, MLK, Tekmanta, Infraktus, collectif MiniBeats, Tikitek, ORB²EAT, albertotek, Guinguette Grooverz, Defazotek, Arketyp, les Anonymes, Riboultek, Mirage, ADSR, An'artschitek, Les Affamés, SNT, Tekno Rokette, D-CenTré, Dubeatatif, 1-SURGÉ, Paradoxeteck, 1konform, OTC, Sonot’Ohm, Signal Sonore, TouTanTeK, Soul6Tem, Arrêt Kardiak, Les Insolents, Hpss, S23, DTR, Raveoltek, Meck.401, 1Trakable, Bivouac Tekno Partisans, RBT, D.A. Vagabond, Acid6'trik, BlackBass, No Limit's, Beausniaq, Symbiotek, AKF, Mushroom-CUBN6, NVC, KMTK

Associations de RdR : 
-Keep Smiling
-Techno+
-Nautilus RdR
-Korzéame
-La Kabane
-Red Flag Riposte
-Eqtas.e
-Bus 31/32
-Les chats perchés

-Deltaplane RdR
-Jusqu’à l’Aube

Soutiens du mouvement : 
-Talesofrave
- Technopol
-Freeform
-Cultures et Liberté

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A TLanceur de pétition

21 309

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     Les députés Horizons, Renaissance, MoDem et Liot proposeront le 9 avril à l’Assemblée Nationale une loi pour durcir drastiquement les sanctions contre le mouvement free party. 
(lien : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1133_proposition-loi

     Cette proposition de loi (PPL), si elle est adoptée, élargira la définition légale d’un·e organisateur·ice et fera encourir à ces dernier·ères des peines allant jusqu’à 6 mois de prison et 5000 € d'amende.

     La définition d'un·e organisateur·ice dans cette nouvelle loi est élargie et soulève plusieurs inquiétudes. En effet, “sont notamment constitutives d’une participation à l’organisation dudit rassemblement le fait de mettre en place le système de diffusion des informations pratiques relatives à ce rassemblement, de participer à l’édification du mur de son, de transporter du matériel de sonorisation depuis ou vers le site du rassemblement, d’installer un lieu de repos et de convivialité sur le terrain occupé ou d’y mettre en place un camion de restauration.”.  

      Cet extrait de la PPL est une porte ouverte à toutes les dérives.
      Le simple fait d'aider à porter une enceinte, de transférer un flyer à un ami ou encore de mettre en place un chill pourrait vous envoyer au tribunal.

      Les associations de Réduction des Risques (RdR) seront ainsi fortement impactées. 
      Ces dernières agissant dans le cadre de la Santé Publique (article L3411-8 du code de la santé publique), et bien que souvent conventionnées avec les pouvoirs publics, pourraient alors être considérées comme partie intégrante de l’organisation des free-party*. 
   

  Sous couvert de plus de sécurité, cette PPL ignore les besoins humains essentiels, et met en réalité en danger les participant·es en criminalisant les asso de RdR qui réalisent des actions de santé publique essentielles à tout rassemblement festif.

     De plus, les organisteur·ices ne sont pas les seul·es visé·.es par cette loi, le public est directement impacté. Le simple fait de participer à une fête pourra donner lieu à des amendes allant de 1500 € à 3000 € en cas de récidive. 
     À l’heure où une grande partie de la jeunesse ne dispose que d’un faible pouvoir d’achat, donc d’une vie sociale et d'un accès à la culture limité, la "teuf" leur permet d’accéder à des espaces de socialisation gratuits et libres - ainsi que le souligne justement le Rapport Dumont de 2008, qui décrit la free party comme un milieu protecteur pour la jeunesse, dont l'activité festive est un des fondements, comme pour tout individu. Encore une fois, c'est la répression et la criminalisation qui sont privilégiées au détriment du dialogue et de la prévention.

     Cette proposition de loi liberticide est une insulte à notre mouvement et à notre culture, alors que la techno a été récemment inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO, et une menace directe de nos libertés fondamentales. Elle criminalise des espaces de liberté nécessaires à l'épanouissement d'une jeunesse à laquelle on demande toujours plus de sacrifices. Ces espaces de liberté permettent, dans notre société, de développer et faire perdurer une parole et un mode de vie alternatif nécessaires à la pluralité des idées et par conséquent à la bonne santé d’une démocratie.

     Cette PPL porte un discours diffamant, fondé sur une absence totale de chiffres ou de preuves permettant d'affirmer ces dires, en l'évoquant avec des propos graves : les free party "facilitent le blanchiement d'argent et l'usage de la soumission chimique" ou encore "d'innombrables viols, blessés et morts sont à déplorer”. Ces affirmations qui relèvent d’avantage de la désinformation que de faits avérés prouvent le manque de recherches et d’intérêt porté à notre culture en amont. Il semble évident que cette loi n’a pas été rédigée dans le but de garantir la sécurité des personnes mais de s’opposer à la culture de la fête libre par idéologie et calcul politique afin de séduire un électorat sensible aux discours sécuritaires à la veille des élections.

     Par ailleurs la free party représente un espace d’expérimentation artistique et social, principalement fondé sur le partage et l’inclusion. C’est un refuge créatif qui tente de réduire l’impact du capitalisme sur nos vies. On y mêle différentes techniques, différents arts et on y mutualise nos compétences : arts circassiens, régisseur·euses son et lumière, artisanat, musiques électroniques, projections vidéos entres autres. C'est par ces activités et ces créations que les artistes, le public, et tous les autres acteurs peuvent expérimenter, performer, se former et se professionnaliser. Cette richesse doit être protégée au risque de disparaître avec le mouvement free party, sans aucune autre scène pour se réincarner.

       Il est donc important aujourd’hui de se mobiliser pour défendre notre mouvement, notre culture et nos valeurs. La culture free défend la liberté, le partage, l’entraide et la solidarité. L’attaquer c’est se positionner contre ces valeurs. Ce qui nous touche actuellement laisse craindre que ça ne ne soit que les prémices d’une atteinte plus vaste aux libertés fondamentales : la free d’abord et les différentes voix contestataires suivront. Nous sommes un laboratoire des méthodes répressives, en nous attaquant aujourd’hui, c’est la liberté d’être et de penser qui est attaquée.
     
Liste (évolutive) des collectifs signataires : 

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-Coordination Nationale des Sons
-Collectif IDF
-Coordination Rhône-Alpes des Sons
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-Art et Culture 29

Sounds-systems :
Maraudeur.euse, Collectif Eclypsis, Oblyk-Dfroké La Chafouinerie, Déchetterie, KrâneKC, Highnoon Soundsystem, k’rabass, BTPutes, Cabatek, Sonokracie, Hobbitek, skro, gptk, foxakif, Mafia, Dissonant Orchestra , Cptk6tm, insolent.e.s, D-TRA-TEK, Diablo'Core, ZQR, GÉNEZ1S, Amplithorynques, Neuroatypik, Lobotonik, Larsen Actif, Collectif Courtoisie, Armatek, RAR Family, ITF, Sub’Nambule, Adekwatt, Dystopyk Circus, Bondatak, free confits, ABDK, SKS, Otarcik, Fanfarons, Tribal Skankers, Inadekwatt, frénésie sonore, deci’bass 29, BDK, System K, Collectif des Insoumis, SA Free System, ECLE7IK, Dechniller, 46tem, 12H, Baba Punk Monster, MBS, MLK, Tekmanta, Infraktus, collectif MiniBeats, Tikitek, ORB²EAT, albertotek, Guinguette Grooverz, Defazotek, Arketyp, les Anonymes, Riboultek, Mirage, ADSR, An'artschitek, Les Affamés, SNT, Tekno Rokette, D-CenTré, Dubeatatif, 1-SURGÉ, Paradoxeteck, 1konform, OTC, Sonot’Ohm, Signal Sonore, TouTanTeK, Soul6Tem, Arrêt Kardiak, Les Insolents, Hpss, S23, DTR, Raveoltek, Meck.401, 1Trakable, Bivouac Tekno Partisans, RBT, D.A. Vagabond, Acid6'trik, BlackBass, No Limit's, Beausniaq, Symbiotek, AKF, Mushroom-CUBN6, NVC, KMTK

Associations de RdR : 
-Keep Smiling
-Techno+
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