Le ministre de l'Économie du Québec interpellé sur le dossier Orbite

Après avoir été sous La Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies pendant deux ans, Orbite annonçait en juin dernier qu'elle mettait fin à ses opérations, faute de liquidités. L'entreprise expliquait aussi avoir été incapable de faire fonctionner son calcinateur à un niveau de performance acceptable, et ce, malgré les efforts conjoints du fournisseur Outotec et d'elle-même. Or, le processus de vente des actifs d'Orbite a été confié à la firme Pricewaterhouse Coopers dont la date limite pour le dépôt de soumissions était le vendredi 9 août dernier.
Toutefois, le ministre de l'Économie n'entend pas s'immiscer dans le processus de vente, estimant que Pricewaterhouse possède toute l'expertise nécessaire pour prendre les décisions appropriées. « Ce sont des gens qualifiés qui sauront bien analyser les offres et faire les choix logiques. Pricewaterhouse est sérieuse dans ses démarches et il reste encore du temps. Malgré la date butoir, il y a encore moyen d'avoir une solution négociée », ajoute Pierre Fitzgibbon, qui croit qu'il y a toujours lieu pour des gens sérieux de faire valoir leur intérêt envers Orbite.
Quant à la crainte des actionnaires de voir un projet développé au Québec passer à des intérêts étrangers, Pierre Fitzgibbon apporte certaines nuances. « Dans l'éventualité où l'entreprise disparaitrait s'il n'y avait pas de repreneurs, je crois qu'un acquéreur étranger serait un moindre mal si celui-ci possède l'expertise nécessaire pour mener les opérations d'Orbite à bon port. »
Finalement, du côté d'Orbite, on dit être en attente du résultat de l'analyse de Pricewaterhouse Coopers. La compagnie s'attend à recevoir des nouvelles au cours des prochains jours. D'ici là, les actionnaires poursuivent leurs démarches auprès des différents paliers de gouvernement afin d'inciter une intervention qui freinerait le processus de vente actuel.