

Protéger les liens parents-enfants sous protection
Le problème
Le 2 décembre dernier, notre vie s’est effondrée.
À la suite d’une période de profonde souffrance psychologique qui m’a conduite à être hospitalisée et à suivre un accompagnement psychiatrique et psychologique intensif, nos deux filles ont été placées chez leur grand-mère maternelle, désignée comme tiers digne de confiance.
Depuis ce jour, chaque minute de notre existence est tournée vers un seul objectif : retrouver notre famille. Nous avons accepté les soins, respecté toutes les décisions de justice, collaboré avec chaque professionnel et consacré toute notre énergie à démontrer notre évolution.
Malgré cela, le 21 juillet dernier, nous avons appris que, pendant une année entière, nous ne pourrions voir nos filles qu’une seule heure toutes les deux semaines, dans le cadre de visites médiatisées.
Deux heures par mois.
Deux heures pour essayer de rassurer deux petites filles. Deux heures pour leur dire que nous les aimons. Deux heures pour tenter de préserver un lien qui, le reste du temps, est condamné au silence.
Comment un enfant peut-il continuer à grandir sereinement lorsqu’il ne voit presque plus ses parents ? Comment peut-il comprendre une séparation qui dure des mois, puis des années ? Comment peut-il croire que ses parents ne l’ont pas abandonné lorsque le temps passé ensemble devient si infime ?
Au cours de la procédure, plusieurs professionnels ayant suivi notre famille ont exprimé leurs inquiétudes concernant l’influence exercée sur nos filles par leur grand-mère maternelle. De mon côté, je revis une histoire qui fait écho à ma propre enfance. J’ai moi-même grandi dans un contexte de violences et de souffrances familiales, et voir aujourd’hui mes filles s’éloigner de nous dans un environnement qui réveille ces blessures est une douleur indescriptible.
Lors de l’audience, l’argument principalement avancé pour justifier cette décision a été celui du « temps des enfants ».
Mais qu’est-ce que le temps des enfants lorsqu’on leur demande de grandir pendant un an, voire un an et demi, loin de leurs parents ? En quoi deux heures de visite par mois permettent-elles de préserver un lien familial ? Nous craignons au contraire qu’une séparation aussi longue ne génère davantage de peur, d’angoisse et de difficultés au moment où il faudra reconstruire cette relation.
Une autre incohérence nous bouleverse profondément.
Le grand-père maternel, envers qui j’ai personnellement subi des maltraitances durant mon enfance et qui a également eu un comportement violent envers ma mère, bénéficie aujourd’hui de droits de visite sans supervision auprès de nos filles.
À l’inverse, leur grand-père paternel, qui n’a lui non plus pas revu les filles depuis leur placement et qui souhaite simplement conserver un lien avec elles, ne bénéficie d’aucun droit de visite.
Nous ne demandons ni privilège, ni passe-droit.
Nous demandons simplement que l’intérêt supérieur de nos filles soit pleinement pris en compte. Que leur besoin fondamental de conserver un lien vivant avec leurs parents soit reconnu lorsque celui-ci peut être maintenu dans un cadre sécurisé et accompagné.
Nous refusons que le temps efface les souvenirs, les habitudes, les câlins, les rires et la place irremplaçable qu’occupent un père et une mère dans le cœur de leurs enfants.
Nos filles n’ont pas choisi cette situation.
Nous non plus.
Aidez-nous à préserver ce lien avant qu’il ne soit définitivement brisé.
Chaque signature est un espoir. Chaque partage peut faire la différence.
Merci du fond du cœur.

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Le problème
Le 2 décembre dernier, notre vie s’est effondrée.
À la suite d’une période de profonde souffrance psychologique qui m’a conduite à être hospitalisée et à suivre un accompagnement psychiatrique et psychologique intensif, nos deux filles ont été placées chez leur grand-mère maternelle, désignée comme tiers digne de confiance.
Depuis ce jour, chaque minute de notre existence est tournée vers un seul objectif : retrouver notre famille. Nous avons accepté les soins, respecté toutes les décisions de justice, collaboré avec chaque professionnel et consacré toute notre énergie à démontrer notre évolution.
Malgré cela, le 21 juillet dernier, nous avons appris que, pendant une année entière, nous ne pourrions voir nos filles qu’une seule heure toutes les deux semaines, dans le cadre de visites médiatisées.
Deux heures par mois.
Deux heures pour essayer de rassurer deux petites filles. Deux heures pour leur dire que nous les aimons. Deux heures pour tenter de préserver un lien qui, le reste du temps, est condamné au silence.
Comment un enfant peut-il continuer à grandir sereinement lorsqu’il ne voit presque plus ses parents ? Comment peut-il comprendre une séparation qui dure des mois, puis des années ? Comment peut-il croire que ses parents ne l’ont pas abandonné lorsque le temps passé ensemble devient si infime ?
Au cours de la procédure, plusieurs professionnels ayant suivi notre famille ont exprimé leurs inquiétudes concernant l’influence exercée sur nos filles par leur grand-mère maternelle. De mon côté, je revis une histoire qui fait écho à ma propre enfance. J’ai moi-même grandi dans un contexte de violences et de souffrances familiales, et voir aujourd’hui mes filles s’éloigner de nous dans un environnement qui réveille ces blessures est une douleur indescriptible.
Lors de l’audience, l’argument principalement avancé pour justifier cette décision a été celui du « temps des enfants ».
Mais qu’est-ce que le temps des enfants lorsqu’on leur demande de grandir pendant un an, voire un an et demi, loin de leurs parents ? En quoi deux heures de visite par mois permettent-elles de préserver un lien familial ? Nous craignons au contraire qu’une séparation aussi longue ne génère davantage de peur, d’angoisse et de difficultés au moment où il faudra reconstruire cette relation.
Une autre incohérence nous bouleverse profondément.
Le grand-père maternel, envers qui j’ai personnellement subi des maltraitances durant mon enfance et qui a également eu un comportement violent envers ma mère, bénéficie aujourd’hui de droits de visite sans supervision auprès de nos filles.
À l’inverse, leur grand-père paternel, qui n’a lui non plus pas revu les filles depuis leur placement et qui souhaite simplement conserver un lien avec elles, ne bénéficie d’aucun droit de visite.
Nous ne demandons ni privilège, ni passe-droit.
Nous demandons simplement que l’intérêt supérieur de nos filles soit pleinement pris en compte. Que leur besoin fondamental de conserver un lien vivant avec leurs parents soit reconnu lorsque celui-ci peut être maintenu dans un cadre sécurisé et accompagné.
Nous refusons que le temps efface les souvenirs, les habitudes, les câlins, les rires et la place irremplaçable qu’occupent un père et une mère dans le cœur de leurs enfants.
Nos filles n’ont pas choisi cette situation.
Nous non plus.
Aidez-nous à préserver ce lien avant qu’il ne soit définitivement brisé.
Chaque signature est un espoir. Chaque partage peut faire la différence.
Merci du fond du cœur.

Les décisionnaires
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Pétition lancée le 15 juin 2026