Pétition fermée

Professionnaliser les Auxiliaires de Vie Scolaires, les élèves en situation de handicap n'en valent-ils pas la peine?

Cette pétition avait 2 363 signataires


Face au mépris des instances dirigeantes envers la loi de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances

et face au manque de considération de notre propre hiérarchie pour notre travail alors que son utilité est reconnue par les enseignants et les parents d’enfants en situation de handicap,


nous, Auxiliaires de Vie Scolaire,

vous demandons de soutenir massivement notre mouvement pour une professionnalisation de notre statut en signant cette pétition.

Dans un monde parfait…l'égalité des droits et des chances

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances affirme le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile, à un parcours scolaire continu et adapté.
Le rôle des Auxiliaires de Vie Scolaire est d’accompagner au mieux les élèves en situation de handicap, dans la classe et hors de la classe ; leur rôle est aussi de prendre en compte la singularité de chaque enfant pour l'aider à vivre comme tous les autres enfants.

Dans la réalité …
Auxiliaires de Vie Scolaire : des professionnels jetables !

Emplois précaires, Temps partiels subis, Formation insuffisante,
Impossibilité d’exercer notre activité au-delà de 6 ans
La perte d’une expérience qui serait bénéfique aux élèves handicapés,

Conformément aux textes actuellement en vigueur, les personnes assurant les fonctions d’Auxiliaire de Vie Scolaire font l’objet de différents types de contrats à durée déterminée. Elles ont la même mission et reçoivent la même formation ( 60h d’adaptation à l’emploi).
Actuellement une minorité de ces postes d’« accompagnants » est occupée par des personnes ayant sciemment choisi cette activité, ce sont les AED : Assistants d’Education (AVSi (aide individuelle), AVSco (aide collective), AVSM (aide mutualisée)) qui sont recrutés par contrat de droit public d’une durée de 1, 2 ou 3 ans, renouvelable plusieurs fois, pendant une durée maximum de 6 ans, contrats à temps partiel de 18h majoritairement ou 26h (exceptionnellement  35h), condition d’éligibilité : baccalauréat
Une majorité des postes d’accompagnants est occupée par les ASEH (Aide à la Scolarisation des Elèves Handicapés), ils sont recrutés et gérés par les collèges en CUI, (contrat unique d’insertion), dispositif qui a pour objet de favoriser le retour à l’emploi, des personnes en difficulté particulière d’accès au marché du travail, par le biais d’une aide financière versée à l’employeur. Contrats de six mois renouvelables (rarement) jusqu’à 24 mois, de 20H à 24H/semaine, conditions d’éligibilité énoncées par le pôle emploi très variables.
Pas moins de quatre contrats différents pour des fonctions identiques, une lourdeur administrative qui, bien souvent, est à l’origine de situations qui seraient risibles si elles n’étaient dramatiques : fin de contrat en cours d’année scolaire sans anticipation du remplacement de l’AVS, formation en cours d’année scolaire sans remplacement de l’AVS pendant le temps de formation).
Des personnels souvent motivés et de bonne volonté mais qui, lorsqu’ils se sont « formés sur le tas », sont purement et simplement remerciés et remplacés (ou pas) chaque année ce qui est très compliqué à gérer pour les enfants et pour leurs enseignants.


Dans la réalité…
 les enfants handicapés, des élèves négligés !

Un manque cruel d’effectif. Cela signifie en général, malgré l’investissement des dispositifs AVS qui gèrent au mieux les notifications des uns et affectations des autres  :
Des élèves en situation de handicap scolarisés sans aide ou non scolarisés,
Un nouvel accompagnant chaque année, quand il y en a un… pas toujours facile à gérer émotionnellement et souvent contre-productif,
Plusieurs accompagnants pour le même enfant , les temps partiels des accompagnants ne couvrant pas un temps plein scolaire :  très compliqué à gérer également pour les enfants et leurs enseignants.
Des accompagnants inexpérimentés, non formés spécifiquement, qui surtout ne coûtent pas trop chers ! !


Nous qui avons choisi délibérément d’être AVS,
réclamons le droit d’exercer notre métier de façon durable et pérenne
dans des conditions optimales pour les élèves handicapés.


Il ne s’agit pas, pour nous, d’un « emploi tremplin », mais bien de considérer cette tâche auprès des enfants porteurs de handicap comme un étayage, dans une relation de confiance qui s’ancre sur une présence continue et réelle permettant de gagner rapidement en autonomie et en efficacité.
 
Cette aptitude d’accompagnement et de sécurisation qui mène l’élève à une meilleure intégration, s’acquiert au fil du temps

X années donc de rencontres, riches, difficiles parfois, chacune différente.

Nous avons acquis des compétences d’écoute, d’empathie, d’observation, d’analyse et des qualités relationnelles et professionnelles dans l’accompagnement et le suivi d’enfants porteurs de handicap.

Nous avons, pour certaines, acquis des compétences spécifiques grâce à des formations s'étalant sur 2 ans (connaissance générale sur la déficience visuelle, apprentissage du braille, utilisation de l'ordinateur braille et du matériel adapté …)
 
Il est déplorable que nos X années d’expérience ne profitent pas à d’autres enfants que la situation de handicap expose à une grande vulnérabilité dans le milieu scolaire.

Il est scandaleux que l’on n’accorde pas aux élèves en situation de handicap l’aide de personnels motivés, formés et expérimentés, n’en valent-ils pas la peine ?
 

Merci de signer la pétition ci-dessous
afin que l’accompagnement en milieu scolaire
des enfants en situation de handicap
ne soit plus de la poudre aux yeux
mais devienne une vraie profession !



Collectif des Auxiliaires de Vie Scolaire compte sur vous aujourd'hui

Collectif des Auxiliaires de Vie Scolaire DE L'ISÈRE a besoin de votre aide pour sa pétition “Professionnaliser les Auxiliaires de Vie Scolaires, les élèves en situation de handicap n'en valent-ils pas la peine?”. Rejoignez Collectif des Auxiliaires de Vie Scolaire et 2 362 signataires.