Petition updateAbandon des poursuites contre Houssam El Assimi, pour en finir avec le délit de solidaritéLe 5 mai, abandon des poursuites contre Houssam, stop au délit de solidarité!

Aubépine DAHANFrance
Apr 29, 2017
Le 5 mai à 9h, Houssam El Assimi comparaîtra devant le TGI de Paris. Alors qu'il informait des personnes exilées de leurs droits lors de la rafle du 30 septembre 2016 dans le quartier de Flandres, il a été pris à parti par des policiers qui lui ont intimé l'ordre de partir pour les laisser travailler tranquillement. Il refuse, les policiers s'en prennent violemment à lui, le traînent par terre et lui tordent le bras pour lui passer les menottes. Après 27h de garde-à-vue, il s'en sortira avec 4 jours d'interruption de travail. Le policier, lui, n'a rien, mais Houssam est tout même accusé de violence et outrage sur agent et encours 3 ans de prison et 45000 euros d'amende.
Par ce harcèlement judiciaire, ce que l'Etat réclame, c'est le droit pour ses forces de police de rafler tranquille, sans se faire importuner par des personnes solidaires qui ont la drôle d'idée de se battre pour que toutes et tous, exilé.e.s ou non, accèdent à leurs droits.
C'est le droit de mener tranquillement et sous couvert d'une communication alambiquée sur "l'humanité et la fermeté de la politique migratoire", une véritable guerre contre les personnes exilées sur tout le territoire français.
Maltraiter les personnes exilées, intimider les personnes solidaires, voilà le programme. Derrière cela, une course à la performance : celle des chiffres de l’expulsion.
Depuis juillet 2016, sous l'impulsion du Ministre de l'Intérieur d'alors, Bernard Cazeneuve, injonction a été faite aux Préfet.e.s d'améliorer les performances de la France en matière d'expulsions.
Pour expulser un maximum de personnes exilées vers d'autre pays européens (même quand ceux-ci pratiquent les mauvais traitements et la torture : Hongrie, Bulgarie, Italie...), voire dans leur pays d'origine (même si elles y risquent la mort : Soudan, Afghanistan...), tout est bon : les moyens alloués à ce sinistre défi ont été augmentés, l’appareil judiciaire est mobilisé à plein, la machine à expulser n'a fait que se raffiner et se perfectionner, devenant toujours plus efficace et systématique.
La rafle a été pendant tout l'été 2016 un moyen de réguler les flux migratoires à Paris. Le centre "Hidalgo" de la Porte de la Chapelle qui devait régler la question des campements de rue est devenu une souricière pour les exilé.e.s, et beaucoup n’osent plus y aller.
Aujourd'hui, ce sont 800 personnes qui tentent de survivre dans des conditions toujours plus inhumaines aux alentours du centre, et des dizaines de mineur.e.s isolé.e.s à la rue.
Aux rafles si pratiques sur les campements, se sont ajouté les interpellations en préfecture (des personnes venues chercher un récépissé sont menottées et amenées directement en rétention), les assignations à résidences, les mises en rétention en Centres de Rétention Administrative, les jugements devant les Tribunaux Administratifs, les Juges des Libertés et de la Détention et finalement, l'expulsion des personnes, menottées, baillonnées au scotch, parfois anesthésiées ou étranglées par les policiers pour les empêcher de protester dans l'avion.
La situation des personnes exilées n'a fait que se durcir et s'aggraver depuis cet été 2016 aux 30 rafles, 4500 arrestations et 130 mises en CRA. Nous resterons à leurs côtés pour exiger avec elles le respect de leurs droits !
Soutien aux personnes exilées et solidaires! Stop au harcèlement des délinquants solidaires !
Nous demandons l'abandon des poursuites à l'encontre de Houssam El Assimi.
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