Préservons la place Mazas en bord de Seine à Paris, menacée de constructions

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 La Ville de Paris étudie la construction de bâtiments sur cet espace public, avec pour conséquence d’abattre presque tous les arbres existants, de boucher les vues sur le grand paysage du fleuve et d’obstruer le corridor de ventilation de la ville que constituent la Seine et le bassin de l’arsenal. Un autre projet est possible, paysagé, animé, et de statut public pour tous les parisiens et amoureux de Paris.                    

Une erreur urbaine et paysagère : les grands trottoirs plantés des quais hauts  de la Seine sont et doivent rester des espaces publics pour tous les parisiens !
Alors que l’on n’a jamais construit de bâtiments sur les trottoirs et terre-pleins hauts des quais en bord de Seine, le projet est d’édifier à cet endroit deux immeubles : 

 Un immeuble de « co-living », de sept étages (1), dressé comme une chandelle face à la Seine au milieu du carrefour routier au débouché de la tête de pont. Un second ensemble plus bas, plus massif (2), occupant une bonne partie de l’espace disponible au sol (de R à R+3), dont le programme (ateliers, restaurants avec terrasses...) propose de créer un lieu animé du quartier. Le pavillon éclusier en meulière (3) serait épargné.

Pour réaliser le projet il faudra déclasser et privatiser une partie importante du trottoir de bord de Seine. L’emprise au sol des nouveaux bâtiments et les travaux de fondations profondes vont entrainer la suppression de la majorité des arbres existants. Une enquête publique de déclassement du domaine public doit être organisée fin 2018, les permis de construire devant être délivrés en 2019 et les bâtiments construits d'ici 2022.

Une erreur écologique à  impact climatique négatif :
Les nouvelles constructions viendront obstruer le grand corridor de ventilation de la ville constitué par la Seine et le bassin de l’Arsenal qui est indispensable à la respiration des quartiers parmi les plus denses et pollués du centre de Paris. Cette fonction essentielle, comme on l’a constaté encore cet été avec les grandes chaleurs, reconnue dans les documents d’urbanisme d'autres pays, semble ignorée de nos autorités.

Il ne sera pas possible de remplacer les arbres abattus  par de jeunes plants car les sols très encombrés sont aussi infertiles. Ce projet ignore toutes les recommandations de l'"Agence Parisienne pour le Climat" qui trouverait pourtant ici un site adapté aux possibilités d'îlot de rafraîchissement de la ville : la réduction de la surface du feuillage et l'intrusion d'un haut bâtiment barrière nuiront à la baisse de température qui pourrait être attendue de l’actuelle zone arborée continue entre le Jardin des Plantes et la place de la Bastille, via les grands platanes de la place Mazas et  les rangées de tilleuls du boulevard de la Bastille.

L'immeuble de sept étages (1) prévu face à la barre des imposants immeubles haussmanniens du quai de la Rapée contribuera fortement aux nuisances sonores par réflexions des bruits de circulation.

Un lieu singulier, peu connu des parisiens :
Le site  est un segment des promenades arborées des quais de la Seine d’environ 5000 m2, compris entre  le débouché du Port de l’Arsenal dans la Seine et le pont d’Austerlitz ;  en son centre se trouve la station de métro Quai de la Rapée. Jusqu’en 1952, la place Mazas était encore un joli square, en position symétrique au square Albert Tournaire, de l’autre côté du pont.  Le square a été supprimé pour élargissement de voirie (déjà !), mais on a pu préserver 30 platanes. Ce bord de Seine a pour particularité d’être un nœud savant d’infrastructures : une écluse d’abord, puis en 1903 la ligne 5 du métro, ensuite en 1960 la voie rapide Georges Pompidou élargie de 3 à 5 voies en 1989 supprimant tout contact piéton avec le fleuve. C’est aussi un carrefour routier majeur entre rive gauche et rive droite. Un joli pavillon en meulière (3) logeant des services de l’assainissement de Paris et un centre d’accueil de l’association Aurore en briques rouges occupent les lieux. Dernière particularité et pas des moindres, le sous-sol est encombré par de nombreux réseaux techniques et surtout par un bassin réservoir d’orages et une usine des eaux.

Faute d’entretien depuis très longtemps, le site est quasi à l’abandon. Actuellement l'Association Aurore apporte une aide précieuse aux migrants et aux sans-abri qui y ont trouvé un peu d’espace et de quiétude.

Un autre projet est possible !
Plutôt que la supposée "écologie heureuse - sans arbres - , à une échelle domestique retrouvée - d’immeubles de 7 et 3 étages -" affichée par les promoteurs du projet, nous proposons  :

- de ne pas construire de nouveaux bâtiments sur ce site, de protéger les platanes centenaires existants et de conserver son statut public pour tous ;  

- d’étudier un aménagement paysager des lieux et  à terme une liaison piétonne avec la berge basse. Cet aménagement s’inscrira dans  le « Parc de Seine » souhaité par la ville ;

- dans l’immédiat de remettre en bon état d’usage  ce lieu abandonné - sols défoncés, éclairage, entretien des arbres -

- les services d’assainissement de la Ville de Paris devant à terme libérer le pavillon en meulière (3), pourquoi ne pas lancer un appel à propositions pour y loger des associations et start-up liées à l’économie sociale et solidaire.

Avec l'entier soutien des associations suivantes qui sont cosignataires : SOS Paris, France Nature Environnement Paris, la Seine n’est pas à Vendre, Rue de l'Avenir Ile de France

Liens pour en savoir plus : dossier place Mazas dans https://www.laseinenestpasavendre.comhttps://www.reihabitat.com/latelier-de-larsenal-285 - http://www.reinventerlaseine.fr/fr/sites/1330-place-mazas-75.html



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