Protégeons la presqu'île du Cap-Vert !

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Dakar, le 22 mai 2020
 
 
Lettre ouverte au Président de la République
 
 
La découverte de nouveaux travaux au pied du phare des Mamelles vient de susciter une émotion considérable et légitime chez les défenseurs de l’écologie et notamment chez les Dakarois particulièrement attachés à la beauté du site.
Depuis 30 ans, notre capitale connait un développement considérable en termes d’infrastructures routières et immobilières qui accompagnent naturellement l’essor d’un pays sur la voie de l’émergence. Ces infrastructures témoignent des besoins d’expansion inhérents à toute croissance économique notamment à travers le tourisme. Elles sont également créatrices d’emplois et donc de développements humains indéniables et nécessaires.
Mais l’anarchie doit cesser ! La presqu’île du Cap-Vert ne peut pas devenir la presqu’île du Cap-Béton !
Il est urgent d’interdire tout nouveau projet immobilier qui viendrait détruire le fragile équilibre écologique de notre littoral.
Il est urgent de limiter et de geler les constructions en cours.
Il est urgent, par ailleurs, de reboiser les collines des Mamelles, de planter des arbres le long de la route de corniche entre la mosquée de la Divinité et le phare, de fermer cette route à la circulation du vendredi après-midi au dimanche soir afin de permettre aux Dakarois d’exercer leur sport et aux amateurs de marche d’y respirer un air meilleur.
Monsieur le Président de la République, en suivant cette recommandation et en vous faisant ainsi le défenseur du littoral dakarois, vous satisferez un nombre immense de vos concitoyens, en dehors de toute appartenance politique partisane, et vous œuvrerez pour le bien commun.
Il y va de notre avenir, de notre santé et de celle de nos enfants !
Stoppons le béton avant qu’il ne soit trop tard !

Jean-Patrick Sané