L'eau restera t'elle un bien commun ? Non à la retenue collinaire à Grandris

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Suite à l'Affaire du Siècle, la pétition pour le climat qui a réunie plus de 2 millions de signatures nous devons tous nous mobiliser. Nous devons agir et dénoncer tous les projets d'aménagements susceptibles de provoquer des problèmes écologiques !

Par cette pétition vous refusez le projet de réservoir d'eau à Grandris. Vous affirmez que toute tentative de privatisation de l'eau, comme de tous les biens communs, est un crime contre la nature et l'humanité.

Vous, signataires de cette pétition, vous soutenez davantage une agriculture plus respectueuse des ressources locales en eau et des écosystèmes. Vous défendez les pratiques agro écologiques et l’agriculture paysanne qui mettent en pratique la souveraineté alimentaire et contribuent à la préservation et l’utilisation soutenable de l’eau.

Vous signataires de cette pétition, vous affirmez que l'eau, bien commun, doit être soumise à une gestion publique, démocratique, locale et soutenable. Vous réclamez l'organisation d'une réunion publique et d'un référendum local sous la forme d'une « consultation locale sur les projets susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement » (code de l'environnement, art. L123-20 et s.).

Pour bien comprendre le problème, on vous encourage à lire le texte ci-dessous !

Merci de votre aide ! Un collectif citoyen.

Le contexte :

Après l'agrandissement spectaculaire de son exploitation et la construction d'une usine de méthanisation, un Groupement d'Agriculteurs d'Exploitation en Commun (GAEC) de Grandris a pour projet la construction d'un réservoir d'eau d'une capacité de 22000 mètres cubes pour irriguer ses cultures de maïs. Le réservoir serait alimenté par les eaux pluviales captées sur le bassin versant.

Cette exploitation agricole est principalement axée sur une production de vaches prim'holsteien. Cette espèce originaire des Pays-Bas a besoin d'une alimentation riche et est incompatible avec un élevage en plein air sur le terroir du Haut Beaujolais. C'est pourquoi les vaches sont élevées en stabulation quasi complète toute l'année pour la production de lait. Les mâles sont voués à l'engraissement. Ces animaux, qui ne voient que rarement la lumière du jour, sont notamment nourris à l'ensilage de maïs.

Cette retenue d'eau, comme d'innombrables aménagements présents sur l'ensemble du territoire national, pose un problème d'ordre environnemental et éthique.

1. un problème éthique

Halte à l'accaparement de l'or bleu ! L'eau est un bien commun de l'humanité et du vivant. L'or bleu est extrêmement précieux. En créant une retenue collinaire pour ses besoins d'exploitation, le GAEC n'est il pas en train de privatiser l'eau au détriment de l'écosystème ? Comment une ressource collective tel que l'eau peut devenir un bien privé ?

Par cette pétition, nous affirmons que toute tentative de privatisation de l'eau, comme de tous les biens communs, est un crime contre la nature et l'humanité. Ce projet de retenue collinaire fait fi de l'opinion des populations locales et de la préservation des écosystèmes au bénéfice d'une seule exploitation agricole dont le modèle économique est très discutable. Retenue collinaire, production de maïs dans une zone de montagne, élevage intensif en stabulation complète de bovins inadaptés au terroir local, utilisation de pesticides et d'intrants chimiques : ça suffit !

Ce modèle d'agriculture, largement subventionné, ne s'inscrit définitivement pas dans le développement durable à l'aube de la catastrophe climatique qui s'annonce.

Nous, signataires de cette pétition, nous soutenons davantage une agriculture plus respectueuse des ressources locales en eau et des écosystèmes. Nous défendons les pratiques agro écologiques et l’agriculture paysanne qui mettent en pratique la souveraineté alimentaire et contribuent à la préservation et l’utilisation soutenable de l’eau. En toute logique, aucune subvention ne devrait être versée à une entreprise nuisible à la santé publique et à la nature. Sans cela nous ne répondons pas à l'urgence écologique.

L'eau, bien commun, doit être soumise à une gestion publique, démocratique, locale et soutenable. L'organisation d'une réunion publique et d'un référendum local sous la forme d'une « consultation locale sur les projets susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement » nous paraissent nécessaires (code de l'environnement, art. L123-20 et s.).

2. Le problème écologique

Les écosystèmes d’eau douce se sont pour la plupart effondrés et les populations de poissons ont nettement baissé. C’est un des constats mis en avant par l'«Indice planète vivante» publié ce début d’année, par le WWF, indiquant également la baisse de 60% des vertébrés sauvages de la planète.

Le Ry, qui a donné son nom au village de Grandris, était un ruisseau très riche en truites fario. Les résultats des études menées par la Fédération de Pêche du Rhône le démontrent. Le ruisseau a un biotope idéal pour la reproduction de ce poisson. Il abrite en outre l'écrevisse à pieds blancs (en voix de disparition). Depuis 2015, nous subissons de longues périodes de sécheresse qui ont complètement cassé le cycle de reproduction des truites fario dans toute la région. Encore quelques années de sécheresse extrême et le poisson aura quasiment disparu de ce type de cours d'eau.

Par ailleurs, une pollution organique d'origine agricole (provoquée par ce GAEC) et un mystérieux incident sur le réseau d'eau usée en septembre 2018 ont complètement détruit la faune aquatique du Ry sur les deux tiers de son cours aval. A condition qu'il n'y ait plus de nouvelles pollutions et que les sécheresses soient moins virulentes dans les prochaines années, la restauration de ce milieu naturel prendra 7 ou 8 ans avant de retrouver son équilibre initial.

Regardez la vidéo de la pollution du Ry le 11 septembre 2018 :

https://www.youtube.com/watch?v=hLXolqmS3n4&feature=youtu.be

La construction  de cette retenue collinaire aura un préjudice notable sur la santé du Ry. Lors des périodes de sécheresse intense, comme nous en avons vécu ces 4 dernières années, il y a une forte mortalité pour les alevins de truites et une baisse de la production d'œufs chez les truites adultes. Cependant, une bonne part des truites adultes peut survivre en se cachant dans les zones les plus profondes. Si la construction de la retenue collinaire voit le jour, une grande partie des précipitations estivales va être captée au lieu de gonfler le cours d'eau en phase critique. Donc aucun répit pour les truites !

Pompage pour les besoins des cultures, évaporation (qui peut être de 0,5 litre par hectare et par seconde en été), infiltrations ou pertes : à l'automne la retenue sera quasiment vide. Lors des premières pluies de l'automne, l'eau sera captée et stockée. Ce qui prolongera la période d'étiage et la souffrance du cours d'eau. 

Nous, signataires de cette pétition, conscient de la problématique écologique, refusons ce projet qui menace le Ry !



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