comité de soutien à Nour Eddin

29 jun 2017
Ce n'est pas un scoop : si la justice régnait en France les prisons seraient quasi vides et les réfugiés bien accueillis. Les demandeurs d'asile du Centre d'Accueil et d'Orientation de la Clède au Vigan en font la triste expérience, pour avoir exercé leur droit de recours contre les décisions du préfet du Gard de les renvoyer en Italie . Nour Eddin, 15 jours après son audience au Tribunal Administratif, n'a toujours pas de réponse. Ses 6 amis soudanais, en moins de 48 h, savent déjà qu'ils sont déboutés.
Rapide ou lente, austère ou faussement bienveillante, la justice a les deux visages du pouvoir : le discours humaniste du président, les mesures répressives du premier ministre.
Chacun des réfugiés, abandonnant les projets constructifs, choisira la solution la moins pire à ses yeux. Brusquement, le ciel s'est obscurci.
ChacunE des volontaires, trahis par les pouvoirs exécutif et judiciaire, fera tout son possible pour les accompagner. Avec la rage au ventre.
Pour les uns comme pour les autres, l'important est de ne pas perdre espoir, et d'appeler le plus grand nombre à partager ces priorités : droit d'asile et solidarité.
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