

Dans quelques jours, cela fera deux mois. Deux mois
qu’Abakar, ce ressortissant guinéen de 20 ans , accueilli dans
le Pays de Montbéliard depuis ses 14 ans, se trouve privé de
liberté. Sans qu’il ait commis, souligne son comité de soutien,
Montbéliard
aucun délit : ce titulaire d’un CAP de cuisinier à Audincourt ,
qui dispose d’une promesse d’embauche en CDI dans un
restaurant local, se trouve au centre de rétention de Metz. En
attente d’expulsion du territoire français.
Relaxé le 16 mars dernier après avoir été poursuivi car il avait
refusé un test PCR , le jeune homme est toujours menacé
d’être renvoyé dans son pays d’origine. Pour l’heure, ni les
recours légaux, ni les pressions politiques, ni la mobilisation
très forte de son comité de soutien, relayée par une pétition,
n’ont permis de débloquer sa situation. Il n’empêche : le
collectif qui l’épaule continue d’y croire.
Pour que le soutien ne faiblisse pas, pour rappeler que le
jeune homme n’a rien fait de mal, il vient de placarder dans
tout le Pays de Montbéliard et jusqu’à Héricourt des affiches,
avec sa photo, et réclamant sa liberté. Liberté de mouvement
d’abord, mais aussi et surtout liberté de pouvoir rester dans un
pays devenu le sien. (Article de Sophie Dougnac - journaliste Est Républicain)