

Plus de Cent personnes ce jour Mardi 09 Mars à 16h00 ont exigé légitimement la libération d'Abakar à l'issue de la lecture de l'intervention d'une des membres du Comité de Soutien d'Abakar... Depuis bientôt deux mois, nous soutenons Abakar dans son combat pour obtenir sa régularisation. Car, oui, en France, c’est un combat.
Alors qu’Abakar n’a qu’un seul tort, vouloir être régularisé quand il a atteint ses 18 ans. Tout à fait normal, quand on vit en France depuis 6 ans, qu’on a appris à parler, lire et écrire la langue du pays d’accueil, qu’on y a fait des études et obtenu un diplôme qui nous permet d’obtenir un emploi .Et qu’on n’a plus aucune attache dans son pays d’origine la Guinée.
Mais Monsieur le préfet du Doubs ne l’entend pas de cette oreille. Monsieur le préfet du Doubs prononce une OQTF pour Abakar, et l’oblige à pointer comme un malfrat deux fois par semaine à la gendarmerie de Bethoncourt. Et, là, excès de zèle de la part d’un gendarme (dixit le secrétaire du cabinet du préfet rencontré le 22 janvier) Abakar est raflé le 1er février puis placé en centre de rétention à Metz, où il croupit depuis, au lieu d’étudier et de travailler.
Tous les recours ont été engagés, tous les courriers ont été envoyés, nous avons organisés plusieurs manifestations dont le jour de la venue du ministre de l’intérieur. Monsieur le Maire D’Audincourt a mouillé la chemise, organisé un parrainage républicain, obtenu la confirmation de l’authenticité des papiers guinéens D’Abakar, rien n’y fait. Monsieur le préfet du Doubs reste droit dans ses bottes, va jusqu’à reprocher à Abakar d’avoir refusé un test PCR au centre de rétention et maintient sa décision, confirmée par la justice : Abakar doit retourner dans son pays d’origine, la Guinée.
Car, Abakar a un deuxième tort, il est Guinéen. Et, entre la France et la Guinée, il y a un accord : les jeunes migrants recueillis sur le territoire français suivent une formation puis sont renvoyés dans leur pays afin de le faire prospérer en échange de ....Quelle est la valeur d’Abakar en bauxite pour le gouvernement français ?
Et puis, Abakar n’a pas de chance, les élections présidentielles approchent et il faut donner des gages aux électeurs sensibles aux idées de l’extrême droite....
Mais nous ne lâchons rien et nous continuons dans le pays des droits de l’homme à réclamer la libération D’Abakar, sa régularisation et son retour à Montbéliard et dans son lycée.
La politique de non-régularisation des jeunes majeurs les incite à entrer dans la clandestinité puis d’y rester toute leur vie et de devenir de la main d’œuvre exploitée par des patrons peu scrupuleux...