
Le 29 janvier, la presse et les médias locaux ont rendu compte de l’expression du Comité pour Abakar, alertant sur la situation de ce jeune guinéen, arrivé à 14 ans en France, qui a appris le français, qui a passé un CAP de cuisinier, et qui est scolarisé à Audincourt. Comme dans l’affaire de l’apprenti-boulanger de Besançon, Abakar est maintenant menacé d’expulsion avec une obligation de quitter le territoire, pour le simple motif qu’il est arrivé à l’âge de sa majorité. Et cela alors qu’il n’a plus de famille en Guinée.
Le jour même de l’apparition de son cas dans la presse, Abakar qui était jusqu’à présent soumis à un « pointage » à la gendarmerie 3 fois par semaine à 16H30, a été informé qu’à compter du 1er février il devrait se présenter chaque jour à 14 H !
Une mesure totalement disproportionnée
Cette obligation de pointage quotidien est totalement disproportionnée, Abakar ayant toujours scrupuleusement respecté ses obligations à ce sujet. Un pointage quotidien mettrait fin à son stage actuel et l’empêcherait de suivre ses cours au lycée d’Audincourt. Il s’agit de toute évidence de lui « pourrir la vie ».
Une mesure en violation des principes de la République Française
Cette mesure apparait clairement comme une brimade en rétorsion contre l’expression publique du Comité pour Abakar. C’est une atteinte insupportable à la liberté d’expression et au droit de s’adresser à la presse.
Une mesure qui n’a pas de sens
Faut-il mobiliser des gendarmes tous les jours pour recevoir et faire signer un gosse à l’heure où il devrait être à l’école ?
Le Comité pour Abakar conteste cette mesure, et accompagnera Abakar à la gendarmerie le 1er février à 14H
Nous appelons les citoyens et citoyennes attachés au respect de la dignité humaine à
1) Se joindre à cette délégation
2) Signer la pétition pour Abakar sur change.org