Petition updateNous voulons un hôpital public transfrontalier en Pays de Gex

Législatives : Quel bilan ?

Jean-Loup KASTLERFerney-Voltaire, France
Jun 26, 2022

Les accords fiscaux qui régissent nos relations avec le canton de Genève sont très favorables à ce dernier. Ils sont dérogatoires à ceux qui nous relient à la Suisse et selon lesquels la France prélève l’impôt sur le revenu des frontaliers et en reverse le tiers à la Confédération. Ici, c’est Genève qui prélève l’impôt et en reverse un tiers à la France.

Cette situation explique que Paris refuse de financer intégralement un hôpital pour notre territoire. Seuls 40 % des actifs travaillent en France et y payent leur impôt sur le revenu. Fort de ce constat, nous avons proposé l’idée d’un hôpital public transfrontalier dont 40 % seraient financés par la France et les 60 % restant par Genève.

Cette solution permettrait le financement d’un hôpital public accessible à tous sans alourdir l’impôt des frontaliers. Les candidats NUPES aux élections législatives ayant refusé de la reprendre, j’ai décidé de présenter ma candidature afin que l’hôpital transfrontalier ne sorte pas des débats. 6 % des Gessiens ont voté en faveur de cette proposition au 1er tour. Il aurait dès lors été logique que les candidats NUPES Christian Jolie et Céline Carle la reprennent au 2d. Ces derniers ont de nouveau refusé en expliquant qu’ils préféraient s’adresser aux « fâchés pas fachos ».

Interrogés dans l’entre-deux-tours sur leur programme fiscal, ils ont répondu qu’ils étaient favorables à la double imposition des frontaliers afin de permettre le financement d’un « hôpital de plein exercice » sans recours à aucune aide genevoise. Nous avons contesté ce projet qui appauvrirait de nombreuses familles gessiennes sans donner à l’Etat les moyens de financer un hôpital. Cette proposition a abouti sans surprise à un naufrage électoral de la NUPES au 2d tour qui n’a obtenu que 36 % des voix en Pays de Gex. A contrario, la NUPES a profité d'un report intégral des voix du RN dans le canton de Belley.

Nous avons soutenu jusqu’au bout l’union de la gauche mais elle ne peut se faire en montant nos concitoyens les uns contre les autres.

Jean-Loup Kastler

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