Dimanche : comment éviter le pire ?
Chèr.e.s sympathisant.e.s,
Dimanche qui vient, vous aurez à choisir entre deux candidats qui n'ont rien pour éveiller notre sympathie.
La première est issue d'une tradition politique violemment hostile à la République et à la Démocratie. Il est exclu pour nous de lui apporter notre soutien.
Le second a ouvertement ignoré les souffrances de notre territoire pendant toute la période de Covid. Face aux appels répétés de notre association à un rendez-vous pour remettre au ministre de la santé les signatures de notre pétition, la majorité actuelle n'a même pas eu l'élémentaire correction de nous envoyer une réponse ou un accusé de réception.
Il s'agit là d'une attitude lamentable et nous ne sommes pas dupes devant la récente visite électoraliste du ministre du tourisme dans notre territoire. Ce n'est pas lui que nous attendions, ce n'est pas de lui que nous avions besoin.
Nous imaginons donc bien que certains d'entre nous se résoudront au pied du mur à voter en faveur Emmanuel Macron pour faire barrage à l'extrême droite. Voter pour un homme qui a supprimé plus de 17 000 lits d'hôpital afin d'éviter le déshonneur d'une victoire de l'extrême droite : ce choix révoltant est une détestable nécessité et c'est pour cela que nous avions appelé à voter utile à gauche dès le premier tour et sans illusion.
Face à cette situation difficile pour nous tous, nous nous engageons auprès de tous ceux qui iront voter la mort dans l'âme ce week-end à tout faire pour que la question de l'hôpital public transfrontalier soit abordée pendant ces législatives. Nous ferons tout pour que les législatives ne soient pas un mauvais remake des présidentielles loin des intérêts de notre territoire. Si cela s'avère nécessaire, nous sommes même prêts à présenter une candidature afin d'imposer ce thème dans la campagne et cela malgré les risques financiers qui sont inhérents à ce type de projet. Le projet d'hôpital public transfrontalier mérite d'être défendu et il le sera.
Courage à vous tous ! Ne vous trompez pas de bulletin ce week-end !
La démocrature n'est pas la dictature...
Jean-Loup Kastler