Pour la protection du loup de la réserve naturelle des Contamines-Montjoie

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Le 25 avril 2020, un loup a été identifié dans la réserve naturelle des Contamines-Montjoie. Cette nouvelle n'a pas manqué d'attirer la foudre des éleveurs demandant de pouvoir effectuer des tirs d’effarouchement, voir même des tirs létaux.

Si la présence momentanée d'un loup dans une réserve naturelle ne veut pas forcement dire qu'il y'a une installation de l’espèce sur le territoire, les éleveurs montrent leur volonté de prévenir plutôt que de guérir.

Alors que l'on observe une implantation du loup dans diverses réserves naturelles tout au long de la chaîne des Alpes, la présence d'un loup aux Contamines-Montjoie n'a donc rien de surprenant. Ces grands espaces relativement préservés de l'activité humaine offre à la vie sauvage la possibilité de vivre et se développer comme nulle par ailleurs.

Laisser procéder à des tirs d’effarouchement sur les loup dans ces zones, c'est accepter que ces dernières ne deviennent plus qu'on lieu d'élevage plutôt qu'un lieu de préservation et d'observation de la vie sauvage.

L'arrivée probable du loup doit justement permettre de redéfinir la politique des réserves naturelles comme des espaces préservés de l'activité humaine, afin de réaliser de véritables observations naturelles.

C'est pourquoi nous demandons au différents acteurs auxquels relève cette responsabilité, de faire en sorte que les réserves naturelles soit des espaces protégés des différents tirs sur les loups.

Ces espaces doivent devenir des lieux où l'on peut évaluer l'impact réel du loup sur les différentes populations de chevreuils, de chamois et plus largement sur le biotope local.

A l'heure ou le loup fait son retour historique dans les différents massifs d’Europe, il est temps de mener une politique nouvelle vis-à-vis de cette espèce.