Non à l'expulsion de la Zone Libre. Assez de violence institutionnelle !

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La série d’expulsions de squats orchestrée par la Préfecture a repris, des centaines de personnes ont été jetées à la rue ces dernières semaines. Aujourd’hui, c’est la Zone Libre qui est très menacée !

Depuis un an, 300 personnes (dont certaines âgées, malades, en situation de handicap), 80 familles, une centaine d’enfants (dont 80 scolarisés sur une trentaine d’écoles, collèges et lycées de Bordeaux Métropole), ont trouvé refuge à la Zone Libre (ancienne résidence pour personnes âgées Ramadier) au Haut Cenon. Elles ont su investir dans ce lieu plein d’énergies et trouver un espace de reconstruction et d’apaisement après l’arrachement de l’exil et la rue dans notre pays.

Un réseau associatif d’ampleur soutient depuis le premier jour ce foyer multiculturel atypique et dynamique. A la Zone libre associations, soutiens et résidents prouvent depuis un an par cette véritable « réquisition citoyenne » que des lieux réquisitionnables pour l'accueil existent, que la solidarité peut s'y exercer pleinement et assurer une vie digne aux résidents. C’est aussi cela sans doute qu’on voudrait effacer par l’expulsion.

Cette stabilité sur un même lieu a permis une scolarisation de tous les enfants, ainsi qu’une inscription dans les démarches administratives, avec un réel suivi social et médical pour toutes les familles. Ces dernières n’ont jamais hésité à se rapprocher des institutions, avec la volonté d’être insérées dans la société. Beaucoup travaillent ou un une promesse d’embauche, maîtrisent le français, ils demandent leur régularisation pour pouvoir finir leur intégration dans notre pays et être autonomes économiquement et socialement.

L’Etat ne respecte pas la loi ! Depuis des mois une enquête sociale devait avoir lieu pour recenser les droits des personnes, elle n’a pas été réalisée ! Des demandeurs et demandeurs d’asile n’ont jamais été logé·e·s !

L’évacuation de la Zone libre occasionnerait un trouble manifeste de l’ordre public. Ces personnes, françaises et étrangères en état de précarité évidente de santé, sécurité, tranquillité, rejetées à la rue, dans une période sanitaire et climatique désastreuses nécessitent une protection que les élus et la Préfecture ont l’obligation de mettre en œuvre.

Ne pas faire face à cette responsabilité constituerait pour ces derniers la commission de délits de mise en danger d’autrui et non assistance à personne en danger. Ils se rendraient  au surplus coupables du délit de discrimination en raison de l’état de pauvreté des publics concernés par ces expulsions.

Vous avez les moyens légaux  d’éviter un tel opprobre : la réquisition de logements vacants suffisamment nombreux sur l’agglomération, le site de la Zone libre en étant un exemple manifeste parmi d’autres. Faites le !

Les habitants, associations et soutiens de la Zone Libre