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Petitioning Préfecture de Fukushima M. Sato Yohei and 3 others
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Préfecture de Fukushima
M. Sato Yohei
Préfecture de Fukushima, Groupe d’assitance aux réfugiés Ministre de la reconstruction
M. Tatsuo Hirano
Ministre du travail
Préfecture de Fukushima, groupe de soutien aux réfugiés et dédommagement en cas d’accident nucléaire

Préfecture de Fukushima: maintenez l'aide aux réfugiés de #Fukushima

Je suis une maman vivant à Fukushima. J'ai une fille, collégienne et un fils handicapé. Ma fille entre au lycée cette année, et nous avions décidé avec ma famille de déménager à l’extérieur du département pour protéger nos enfants de l’irradiation. 

Depuis mars 2011, les autorités offraient une aide au logement pour les déplacés et réfugiés de l'accident nucléaire de Fukushima. Mais du jour au lendemain, la préfecture de Fukushima a déclaré qu'elle n'accepterait plus de nouvelles demandes d'appartements gratuits réquisitionnés pour les personnes souhaitant se réfugier à l’extérieur du département, dès le 28 décembre 2012.

Le jour où cette décision a été rendue publique, j’ai reçu les résultats de l’échographie de la thyroïde de mon fils, les résultats étaient terribles car de petites tumeurs étaient apparues. Je suis sous le choc et j'ai peur pour mes enfants.

De nombreux pères et mères de Fukushima se demandent s’ils doivent, afin de protéger leurs enfants, s’éloigner de leur pays natal et s’inquiètent de savoir où aller. Dans le cas où ils prennent la décision de déménager hors de la préfecture de Fukushima, parce que cela est nécessaire, le fait de pouvoir avoir accès à des logements réquisitionnés est une aide vitale.

Selon l’enquête d’opinion réalisée dans la ville de Fukushima au mois de mai, plus de 90% des citoyens ont répondu être en état de « grande inquiétude » ou « d’inquiétude moyenne » quant aux effets de la contamination interne et externe de leur famille. 34% des personnes interrogées, et 45% des ménages ayant en leur sein des nourrissons et des enfants du primaire ont répondu qu’ils « souhaitent se réfugier »(2)

Le règlement concernant les logements réquisitionnés qui se trouve originellement dans la loi de protection en cas de désastre a été appliqué durant 5 années lors du tremblement de terre d’Osaka de 1995. Refuser le dépôt de nouvelles demandes d’habitation de ces logements alors que deux années ne se sont pas encore écoulées depuis la catastrophe de 2011 est inadmissible. De plus, cette fois, la population encours des dommages sanitaires dus à l’irradiation. Il est manifeste qu’une assistance sur un terme plus long est nécessaire.

En décembre de l'an dernier, la préfecture avait essayé de mettre fin à ces aides, mais avait du revenir sur sa décision suite à la mobilisation citoyenne.

A votre aide, nous pourrons faire réviser cette décision une fois de plus.

Nous vous remercions.

Tokiko Noguchi

Fukushima, Japon

 

Documents de référence :

1 Nodules en deça de 5.0mm et Kyste en deça de 20 mm

2 http://www.city.fukushima.fukushima.jp/soshiki/7/kouchou12090501.html

http://mainichi.jp/select/news/20121124k0000m040081000c.html

4 http://www.yomiuri.co.jp/e-japan/yamagata/news/20121107-OYT8T01431.htm

5  http://www.pref.fukushima.jp/imu/kenkoukanri/241118koujyousen.pdf  

This petition is available in English HERE.
キャンペーンの日本語版はこちらです。


Letter to
Préfecture de Fukushima M. Sato Yohei
Préfecture de Fukushima, Groupe d’assitance aux réfugiés Ministre de la reconstruction M. Tatsuo Hirano
Ministre du travail
and 1 other
Préfecture de Fukushima, groupe de soutien aux réfugiés et dédommagement en cas d’accident nucléaire
La préfecture de Fukushima a annoncé le 5 novembre 2012, que les demandes de logements pour les familles souhaitant être relogées dans les habitations mises à disposition en cas de catastrophe ne seraient plus acceptées si ces familles décident de déposer leur demande hors de la préfecture de Fukushima. Cela signifie qu’après le 28 décembre 2012, les familles vivant hors de la zone d’évacuation mandatée n’obtiendront plus d’aide pour leur relogement.
Pour la vie des personnes qui ont été contraintes à se réfugier suite à l’accident de la centrale de Fukushima, le système d’aide au logement est fondamental.
Nous vous prions de ne pas mettre fin à ce système. Le rôle de la Préfecture de Fukushima, celui de l’Etat, n’est pas de diminuer l’aide aux réfugiés, mais au contraire de l’accroître.
Encore maintenant, dans de multiples régions, le taux de contamination de l’air dépasse la norme publique qui limite ce taux à 1 mSv/an. Selon les mesures de contamination au sol effectuées par des groupes de citoyens de la ville de Fukushima, des taux de contamination au césium supérieurs à 10 000 Bq/kg ont été relevés dans les cours d’eau de la ville et les cours des fermes, témoignant d’une contamination sérieuse.
Selon les résultats de l’enquête d’opinion effectuée au mois de mai dans la ville de Fukushima, plus de 80% des citoyens ont répondu être "très inquiets" ou "passablement inquiet" quant aux conséquences de la contamination interne et externe, un tiers de la totalité des personnes interrogées, et plus de la moitié des ménages ayant des nourrissons et des enfants en école primaire ont répondu que s’ils le pouvaient ils souhaiteraient se réfugier.
Selon la "loi d’aide aux enfants et aux victimes de l’accident nucléaire" adoptée le 21 juin 2012, concernant la possibilité de quitter les régions dont le taux de contamination excède la limite fixée, le concept de base est l’aide afin que le choix puisse être une décision personnelle. Des mesures sont mises en place afin d’assurer le logement sur le lieu du refuge. Jusqu’à ce que les aides prévues par cette même loi puissent être mises en place, et afin qu’il n’y ait pas de coupure dans le soutien apporté aux personnes réfugiées à l’extérieur de ces régions, la continuité de la mise à disposition de logement d’accueil est éminemment nécessaire.
Le département de Fukushima donne comme raison de la cessation de mise à disposition de logement la baisse du nombre de réfugiés à l’extérieur du département. Mais nous pensons que si le nombre de réfugiés baisse c’est parce que l’aide au refuge est insuffisante. Par ailleurs, nous pensons que la baisse du nombre de réfugiés ne constitue pas une raison suffisante à la cessation d’aides nouvelles aux réfugiés.
Ce sont les raisons pour lesquelles nous exprimons la requête suivante.
Veuillez continuer le système d’aide de mise à disposition des logements comme le spécifie la loi.
Veuillez appliquer strictement l’assistance aux réfugiés fondée sur la loi d’aide aux victimes de l’accident nucléaire.
Nous vous demandons que ces dispositions soient prises promptement.