Reconnaissons le travail du personnel du réseau de santé et services sociaux #COVID19

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Madame la Ministre,

Votre gouvernement ne cesse de nous répéter depuis le début de cette crise sanitaire que nous sommes des anges gardiens et que notre travail est essentiel pour freiner la pandémie, pour aplanir la courbe. À chaque point de presse, le premier ministre Legault, le Dr Arruda ou vous-même réitérez que la santé et la sécurité du personnel professionnel et technique sont une priorité.

Après un mois au front, force est de constater que ce ne sont que de belles paroles. Dans les faits, il n’y a aucune véritable reconnaissance de l’importance de notre travail et des risques que nous prenons chaque jour pour lutter contre la COVID-19. Rien n’a changé, ou si peu.

On nous contraint encore à venir sur nos lieux de travail alors que l’on pourrait effectuer de nombreuses tâches de la maison. Certains des milieux de vie où nous travaillons sont trop rarement désinfectés. Les équipements de protection individuelle et le matériel sanitaire y sont trop souvent absents ou rationnés. Sans compter que pour plusieurs d’entre nous, la distanciation sociale est impossible dans le cadre de notre emploi.

La transmission étant désormais communautaire, notamment par le biais de personnes asymptomatiques, nous risquons de contracter la COVID-19 non seulement sur notre lieu de travail, mais aussi lorsque nous donnons des soins à domicile ou que nous intervenons auprès de personnes vulnérables. Nous rentrons au travail la peur au ventre et nous ramenons cette peur à la maison, craignant de contaminer notre famille.

Madame la Ministre, ça suffit les belles paroles! Faites vos devoirs!

Ce virus ne tiendra pas compte des limites que vous imposez. Il va profiter du laxisme de vos gestionnaires, de la nonchalance de vos dirigeant·e·s dans les établissements et au ministère de la Santé et des Services sociaux. La situation évolue constamment, les connaissances sur le virus aussi. Vous devez prendre les devants.

C’est pourquoi nous réitérons nos exigences; entre autres que :

  • la prime de risque soit appliquée à tout le personnel salarié;
  •  l’accès aux équipements de protection individuelle (ÉPI) soit obligatoire pour toute personne en contact avec des usager·ère·s à risque (exemple : centre de prélèvements ou visite à domicile);
  • un protocole clair de prévention soit établi pour les personnes salariées en contact avec la clientèle, dont celles en visite à domicile;
  • les mesures de prévention soient généralisées (distanciation sociale, cloisons de protection, douches, uniformes et sarraus fournis et lavés sur les lieux de travail, etc.);
  • les moyens nécessaires soient pris pour faciliter et promouvoir le télétravail pour les équipes identifiées comme non essentielles pendant la pandémie;
  • la rémunération des personnes salariées soit maintenue durant leur isolement, recommandé ou obligatoire.

Notre sécurité n’est pas négociable.

La reconnaissance des risques que nous courons ne l’est pas plus.

NOTE: Un courriel est envoyé à la ministre de la Santé et des Services sociaux lorsque vous signez cette lettre.

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For genuine recognition of health and social services personnel

Madam Minister,

From the outset of this crisis, your government has repeatedly called us guardian angels and told us that our work is essential to curb the pandemic and flatten the curve. At every press briefing, you, Premier Legault or Dr. Arruda reiterates that the health and safety of professional and technical personnel is a priority.

After a month on the frontlines, we have to say that this was pure rhetoric. In practice, there is no genuine recognition of the importance of our work and the risks we’re taking every day to fight COVID-19. Practically nothing has changed.  

We’re still forced to come to work when we could perform a good number of duties from home. Some of the settings where our clients live are rarely disinfected. Personal protective equipment and sanitation materials are all too frequently absent or rationed. And that’s not counting the fact that social distancing is impossible for many of us in our work.

Given that the virus is now being spread in the community, particularly by people who are asymptomatic, we are at risk of contracting COVID-19 not only in our work settings but also when we provide home care services or work with vulnerable individuals. We come back home with fear in our hearts -- fear that we will contaminate our families – and we bring this fear with us into our homes.  

Madam Minister, no more rhetoric! Do your duty!

This virus doesn’t make the same distinctions as you about which personnel is at risk. It will make the most of the complacency of your managers and the nonchalance of your top people in the institutions and the MSSS. The situation is constantly evolving, as is our knowledge of the virus. You have to be proactive and stay ahead of it.

With that in mind, we want to reiterate our key demands to have:

  • the hazard premium apply to all salaried personnel;
  • mandatory access to personal protective equipment (PPE) for all employees who come into contact with at-risk service users (e.g., in test centres and home care visits);
  • a clear prevention protocol for employees who come into contact with clients, including employees making home visits;
  • prevention and safety measures generalized (social distancing, protective partitions, showers; uniforms, gowns, smocks and lab coats supplied and cleaned on the work premises, etc.);
  • the necessary steps taken to facilitate and promote working from home for teams identified as non-essential during the pandemic;
  • employees’ remuneration maintained during their isolation, whether isolation was recommended or mandatory.

Our safety is not negotiable.

Neither is genuine recognition of the risks we face.

An e-mail is sent to the health and social services minister when you sign this letter.