Pour une reconnaissance du racisme systémique par le gouvernement du Québec


Pour une reconnaissance du racisme systémique par le gouvernement du Québec
Le problème
Jean Boulet, député de Trois-Rivières
1500, rue Royale, Trois-Rivières (Québec) G9A 6E6
Monsieur le député de Trois-Rivières, le ministre responsable de la région de la Mauricie et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale,
Nous sommes le comité Amnistie internationale de l’Université du Québec à Trois-Rivières et nous nous exprimons au sujet du racisme systémique au nom de toutes les personnes qui ont signé la pétition annexée à cette lettre.
Nous aimerions comprendre, monsieur le député, pourquoi vous et votre gouvernement avez autant de réticence à reconnaître le racisme systémique au Québec. Depuis déjà quelques années, c’est-à-dire même avant que la CAQ ne soit au pouvoir, de plus en plus de Québécois se lèvent et demandent à ce que le gouvernement du Québec reconnaisse la présence du racisme systémique au Québec.
Dernièrement, les gestes racistes posés à l’endroit de Joyce Echaquan ont permis une prise de conscience collective quant à l’atteinte de ses droits fondamentaux et par le fait même de ceux des autochtones.
Voyez-vous monsieur le député, nous savons que vous et votre gouvernement reconnaissez que les actions racistes posées envers Joyce Echaquan sont inacceptables. Cependant, une distinction s’impose entre racisme et racisme systémique. En effet, racisme systémique ne signifie pas racisme systématique. Peut-être pensez-vous que le fait de reconnaître le racisme systémique reviendrait à admettre que vous, que les gouvernements qui vous ont précédés ainsi que tous les Québécois sont racistes. Laissez-nous vous dire qu’il n’en est rien et que le fait de reconnaître la présence du racisme systémique ne revient pas à admettre le racisme d’une population entière. Par racisme systémique, nous entendons que bien malgré nous, à travers les lois, les politiques publiques, la culture, l’économie et la langue, certaines personnes ne partent pas sur le même pied d’égalité dans la vie et vivront par conséquent des inégalités en matière d’éducation, de revenus, d’emploi, d’accès au logement et de services publics, et ce, en raison de leur ethnicité. Alors que les autochtones représentent à peine 4 % de la population canadienne, ils représentent pourtant environ 28 % des détenus dans les prisons. De plus, le taux de chômage est deux fois plus élevé chez les universitaires issus d’une minorité visible que chez les universitaires issus de la majorité blanche. Pourquoi de telles différences?
VOTRE RECONNAISSANCE + VOS ACTIONS = SOCIÉTÉ PLUS ÉGALITAIRE
Nous savons que l’un de vos engagements politiques personnels est de lutter contre la pauvreté et les inégalités. Toutefois, les injustices vécues par les Premières Nations, les Inuits et les minorités visibles émanent entre autres du racisme systémique présent au Québec. Vous pouvez donc faire partie de la solution pour l’édification d’une société plus égalitaire envers tous ses citoyens en reconnaissant la présence du racisme systémique au Québec.
En ce sens, nous vous demandons donc de reconnaître que le racisme systémique existe au Québec en ce qui concerne tant les Premières Nations, les Inuits que les minorités visibles. Nous comptons également sur vous pour faire passer le message au premier ministre du Québec, à la population ainsi qu’aux élus membres du groupe d’action sur le racisme. Le rôle d’un élu est bien sûr d’éviter de diviser la population sur un sujet qui pourrait polariser. Toutefois, son rôle est également d’éduquer la population quant aux enjeux fondamentaux, dont le racisme systémique.
Nous vous remercions à l’avance de l’intérêt porté à cette lettre. Il n’est pas trop tard pour faire une différence et vous avez ce pouvoir. Les gens de Trois-Rivières vous ont élu et nous comptons sur vous pour porter leur voix.
« Collectivement, nous avons la responsabilité de réduire les inégalités sociales et économiques » mentionne Jean Boulet (Le Nouvelliste, 17 janvier 2020).
Veuillez agréer, monsieur le député, nos salutations les plus sincères,
Comité Amnistie internationale de l’Université du Québec à Trois-Rivières
comiteaiuqtr@gmail.com
@comiteamnistieinternationaleUQTR

Le problème
Jean Boulet, député de Trois-Rivières
1500, rue Royale, Trois-Rivières (Québec) G9A 6E6
Monsieur le député de Trois-Rivières, le ministre responsable de la région de la Mauricie et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale,
Nous sommes le comité Amnistie internationale de l’Université du Québec à Trois-Rivières et nous nous exprimons au sujet du racisme systémique au nom de toutes les personnes qui ont signé la pétition annexée à cette lettre.
Nous aimerions comprendre, monsieur le député, pourquoi vous et votre gouvernement avez autant de réticence à reconnaître le racisme systémique au Québec. Depuis déjà quelques années, c’est-à-dire même avant que la CAQ ne soit au pouvoir, de plus en plus de Québécois se lèvent et demandent à ce que le gouvernement du Québec reconnaisse la présence du racisme systémique au Québec.
Dernièrement, les gestes racistes posés à l’endroit de Joyce Echaquan ont permis une prise de conscience collective quant à l’atteinte de ses droits fondamentaux et par le fait même de ceux des autochtones.
Voyez-vous monsieur le député, nous savons que vous et votre gouvernement reconnaissez que les actions racistes posées envers Joyce Echaquan sont inacceptables. Cependant, une distinction s’impose entre racisme et racisme systémique. En effet, racisme systémique ne signifie pas racisme systématique. Peut-être pensez-vous que le fait de reconnaître le racisme systémique reviendrait à admettre que vous, que les gouvernements qui vous ont précédés ainsi que tous les Québécois sont racistes. Laissez-nous vous dire qu’il n’en est rien et que le fait de reconnaître la présence du racisme systémique ne revient pas à admettre le racisme d’une population entière. Par racisme systémique, nous entendons que bien malgré nous, à travers les lois, les politiques publiques, la culture, l’économie et la langue, certaines personnes ne partent pas sur le même pied d’égalité dans la vie et vivront par conséquent des inégalités en matière d’éducation, de revenus, d’emploi, d’accès au logement et de services publics, et ce, en raison de leur ethnicité. Alors que les autochtones représentent à peine 4 % de la population canadienne, ils représentent pourtant environ 28 % des détenus dans les prisons. De plus, le taux de chômage est deux fois plus élevé chez les universitaires issus d’une minorité visible que chez les universitaires issus de la majorité blanche. Pourquoi de telles différences?
VOTRE RECONNAISSANCE + VOS ACTIONS = SOCIÉTÉ PLUS ÉGALITAIRE
Nous savons que l’un de vos engagements politiques personnels est de lutter contre la pauvreté et les inégalités. Toutefois, les injustices vécues par les Premières Nations, les Inuits et les minorités visibles émanent entre autres du racisme systémique présent au Québec. Vous pouvez donc faire partie de la solution pour l’édification d’une société plus égalitaire envers tous ses citoyens en reconnaissant la présence du racisme systémique au Québec.
En ce sens, nous vous demandons donc de reconnaître que le racisme systémique existe au Québec en ce qui concerne tant les Premières Nations, les Inuits que les minorités visibles. Nous comptons également sur vous pour faire passer le message au premier ministre du Québec, à la population ainsi qu’aux élus membres du groupe d’action sur le racisme. Le rôle d’un élu est bien sûr d’éviter de diviser la population sur un sujet qui pourrait polariser. Toutefois, son rôle est également d’éduquer la population quant aux enjeux fondamentaux, dont le racisme systémique.
Nous vous remercions à l’avance de l’intérêt porté à cette lettre. Il n’est pas trop tard pour faire une différence et vous avez ce pouvoir. Les gens de Trois-Rivières vous ont élu et nous comptons sur vous pour porter leur voix.
« Collectivement, nous avons la responsabilité de réduire les inégalités sociales et économiques » mentionne Jean Boulet (Le Nouvelliste, 17 janvier 2020).
Veuillez agréer, monsieur le député, nos salutations les plus sincères,
Comité Amnistie internationale de l’Université du Québec à Trois-Rivières
comiteaiuqtr@gmail.com
@comiteamnistieinternationaleUQTR

Pétition fermée
Partagez cette pétition
Les décisionnaires
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 19 octobre 2020