SANTÉ MENTALE - Pour une nouvelle politique publique santé mentale et prévention suicide

SANTÉ MENTALE - Pour une nouvelle politique publique santé mentale et prévention suicide

Le problème

La lutte et la prévention contre le suicide, ainsi que la politique publique de santé mentale se doivent d’être des causes nationales par leur ampleur. En France, tous les douze décès chez les moins de 65 ans, une personne se suicide.
Pourtant, le constat est sans appel : l'État est loin d’assurer sa mission.

Pour rappel, en 2018 la France s'est dotée d'une stratégie(1) qui a pris la suite du "Programme national d'actions contre le suicide" (PNACS) 2011-2014. C'est la "Feuille de route - Santé mentale et psychiatrie" présentée par Agnès Buzyn, alors ministre de la santé, en Juin 2018. En 2021, trois ans après son lancement, ce plan pourtant complet ne présente ni calendrier ni financement

Pourtant, le suicide est la cause de 20% des décès chez les hommes de moins de 65 ans, et la France se situe dans le groupe des pays européens à taux élevés de suicide avec un niveau nettement supérieur (de 16,2/100 000 habitants) à la moyenne européenne (10,2). 

Or, la crise du COVID-19 risque d'avoir des conséquences très importantes sur le nombre de suicides et la santé mentale des Français. En effet l'isolement, lié aux multiples confinements et à la nécessité de voir moins de personnes ainsi que de respecter les gestes barrières, a eu un impact négatif sur la santé mentale de beaucoup de français. 

D’après Santé Publique France(3) les secteurs plus fortement affectés par les pensées suicidaires avant la crise sont l'hébergement et restauration et des arts et spectacles, soit les secteurs les plus touchés par les différentes mesures sanitaires. 

Les psychiatres et psychologues voient de nouveaux visages, des personnes qui ont étés affaiblies par cette crise sanitaire.

"À la question "Avez-vous déjà envisagé sérieusement de vous suicider ?", 20% des personnes interrogées répondent "oui". Parmi elles, 11% disent l'avoir envisagé pendant la période du premier confinement, et 17% depuis la fin de ce confinement. Soit respectivement 2,2% et 3,4% de la totalité des personnes interrogées." d'après Franceinfo (4) Cette hausse est déjà là, 5,6% des sondés ce n'est pas rien.

De plus, le risque suicidaire est majoré de 20 à 30% en cas de chômage. "Entre 2000 et 2010 en France, le taux de chômage est significativement et positivement associé au taux de suicide"(INSERM) et avec 9% de chômage le nombre de personnes concernées est important.

Il est temps de faire plus et de mettre en place un échéancier d'urgence reprenant les mesures les plus efficaces pour lutter contre l’épidémie de suicides et de problèmes de santé mentale liée au COVID-19 et le reste des actions de la "Feuille de route - Santé mentale et psychiatrie" pour des dates plus lointaines. Il faut que l’État protège efficacement la santé mentale des français dès maintenant.

Ainsi cette pétition lance un appel aux parlementaires et au Gouvernement en prévision des débats autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), car la France manque cruellement d’une politique publique efficace alors même qu’un récent rapport (4) pointe les difficultées actuelles du secteur de la santé mentale en France ainsi que cette nécessité.

"Les ministres de la Santé ont un rôle important à jouer dans le leadership et la fédération des parties prenantes d’autres secteurs de leur pays afin de travailler main dans la main."

"Le suicide est évitable. Pour que les actions nationales soient efficaces, les pays doivent se doter d'une stratégie multisectorielle globale de prévention du suicide." Source: OMS 2014 (5)

Cette pétition est adressée au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre des Solidarités et de la Santé, aux Présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée Nationale, au directeur général de la Santé et à la directrice générale de Santé publique France.

(1)
https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/dossiers-de-presse/article/feuille-de-route-sante-mentale-et-psychiatrie-jeudi-28-juin-2018

(2)
https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2019/suicide-et-tentative-de-suicides-donnees-nationales-et-regionales

(3) https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/info-franceinfo-l-apres-confinement-une-periode-particulierement-favorable-au-risque-suicidaire-selon-une-etude-de-la-fondation-jean-jaures_4168005.html

(4)
Rapport Santé Publique France des “retours d’expériences de la crise Covid-19 dans le secteur de la santé mentale” https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-mentale/sante-mentale-et-covid-19/Rapport-des-retours-d-experiences-de-la-crise-COVID-19-dans-le-secteur-de-la-sante-mentale

(5)
https://www.who.int/publications/i/item/preventing-suicide-a-global-imperative

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Gabriel RUPERTLanceur de pétition
Cette pétition avait 4 243 signataires

Le problème

La lutte et la prévention contre le suicide, ainsi que la politique publique de santé mentale se doivent d’être des causes nationales par leur ampleur. En France, tous les douze décès chez les moins de 65 ans, une personne se suicide.
Pourtant, le constat est sans appel : l'État est loin d’assurer sa mission.

Pour rappel, en 2018 la France s'est dotée d'une stratégie(1) qui a pris la suite du "Programme national d'actions contre le suicide" (PNACS) 2011-2014. C'est la "Feuille de route - Santé mentale et psychiatrie" présentée par Agnès Buzyn, alors ministre de la santé, en Juin 2018. En 2021, trois ans après son lancement, ce plan pourtant complet ne présente ni calendrier ni financement

Pourtant, le suicide est la cause de 20% des décès chez les hommes de moins de 65 ans, et la France se situe dans le groupe des pays européens à taux élevés de suicide avec un niveau nettement supérieur (de 16,2/100 000 habitants) à la moyenne européenne (10,2). 

Or, la crise du COVID-19 risque d'avoir des conséquences très importantes sur le nombre de suicides et la santé mentale des Français. En effet l'isolement, lié aux multiples confinements et à la nécessité de voir moins de personnes ainsi que de respecter les gestes barrières, a eu un impact négatif sur la santé mentale de beaucoup de français. 

D’après Santé Publique France(3) les secteurs plus fortement affectés par les pensées suicidaires avant la crise sont l'hébergement et restauration et des arts et spectacles, soit les secteurs les plus touchés par les différentes mesures sanitaires. 

Les psychiatres et psychologues voient de nouveaux visages, des personnes qui ont étés affaiblies par cette crise sanitaire.

"À la question "Avez-vous déjà envisagé sérieusement de vous suicider ?", 20% des personnes interrogées répondent "oui". Parmi elles, 11% disent l'avoir envisagé pendant la période du premier confinement, et 17% depuis la fin de ce confinement. Soit respectivement 2,2% et 3,4% de la totalité des personnes interrogées." d'après Franceinfo (4) Cette hausse est déjà là, 5,6% des sondés ce n'est pas rien.

De plus, le risque suicidaire est majoré de 20 à 30% en cas de chômage. "Entre 2000 et 2010 en France, le taux de chômage est significativement et positivement associé au taux de suicide"(INSERM) et avec 9% de chômage le nombre de personnes concernées est important.

Il est temps de faire plus et de mettre en place un échéancier d'urgence reprenant les mesures les plus efficaces pour lutter contre l’épidémie de suicides et de problèmes de santé mentale liée au COVID-19 et le reste des actions de la "Feuille de route - Santé mentale et psychiatrie" pour des dates plus lointaines. Il faut que l’État protège efficacement la santé mentale des français dès maintenant.

Ainsi cette pétition lance un appel aux parlementaires et au Gouvernement en prévision des débats autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), car la France manque cruellement d’une politique publique efficace alors même qu’un récent rapport (4) pointe les difficultées actuelles du secteur de la santé mentale en France ainsi que cette nécessité.

"Les ministres de la Santé ont un rôle important à jouer dans le leadership et la fédération des parties prenantes d’autres secteurs de leur pays afin de travailler main dans la main."

"Le suicide est évitable. Pour que les actions nationales soient efficaces, les pays doivent se doter d'une stratégie multisectorielle globale de prévention du suicide." Source: OMS 2014 (5)

Cette pétition est adressée au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre des Solidarités et de la Santé, aux Présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée Nationale, au directeur général de la Santé et à la directrice générale de Santé publique France.

(1)
https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/dossiers-de-presse/article/feuille-de-route-sante-mentale-et-psychiatrie-jeudi-28-juin-2018

(2)
https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2019/suicide-et-tentative-de-suicides-donnees-nationales-et-regionales

(3) https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/info-franceinfo-l-apres-confinement-une-periode-particulierement-favorable-au-risque-suicidaire-selon-une-etude-de-la-fondation-jean-jaures_4168005.html

(4)
Rapport Santé Publique France des “retours d’expériences de la crise Covid-19 dans le secteur de la santé mentale” https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-mentale/sante-mentale-et-covid-19/Rapport-des-retours-d-experiences-de-la-crise-COVID-19-dans-le-secteur-de-la-sante-mentale

(5)
https://www.who.int/publications/i/item/preventing-suicide-a-global-imperative

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Gabriel RUPERTLanceur de pétition

Les décisionnaires

Olivier Véran
Ministre des Solidarités et de la Santé
Emmanuel Macron
Président de la République française.
Jean Castex
Premier Ministre

Mises à jour sur la pétition