
NATHALIE DEBERNARDIParis, France
22 août 2017
Chères et chers signataires,
la campagne présidentielle et législative qui s'est achevée en mai dernier a mobilisé l'attention de tous, nous laissant tous un peu épuisés à l'arrivée, cela ne vous aura pas échappé. Les multiples péripéties de la campagne ont occupé les media des mois durant, et notre pétition pour une loi autorisant l'aide active à mourir était loin des préoccupations premières des candidats.
Durant son quinquennat, François Hollande, n'a pas rempli comme nous l'attendions son engagement 21, de légaliser une « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». Partisans de l'aide active à mourir, nous avions eu la naïveté de croire que cela donnerait lieu à la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie. L'examen de la loi Leonetti par le député Leonetti lui même était un jeu de dupe annonciateur de la loi Leonetti Claeys qui permet d'être endormi jusqu'à la fin de la vie, et ne répond pas à nos attentes.
Il est donc temps de relancer notre action à l'attention du Président Emmanuel Macron et de la ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn. Le discours d'investiture prononcé par Emmanuel Macron le dimanche 14 mai 2017 nous disait que "Le monde et l¹Europe ont aujourd¹hui, plus que jamais, besoin de la France. ... Ils ont besoin d¹une France qui porte haut la voix de la liberté et de la solidarité."
Ces paroles ont résonné comme un espoir à mon oreille. Quand nous réclamons la légalisation de l'aide active à mourir nous réclamons une une loi de liberté et de solidarité.
Le 12 juillet dernier, Patrick Bernasconi, président du CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) a clairement évoqué la mission de cette institution, dont le rôle, apparenté à celui d'une troisième chambre constitutionnelle, est d'établir des préconisations afin que la voix des citoyens soit entendue, et à ce titre la prise en compte des pétitions fait partie des objectifs du CESE. Une aide précieuse vers la voie du changement. Saisissons cette main tendue sans tarder.
Nous avons besoin de 500 000 signatures pour être pris en considération, et j'ose dire que nous ne sommes pas loin du but. Nous sommes aujourd'hui plus de 100 000, c'est à dire que si chacune et chacun d'entre vous partage avec au moins 5 personnes, nous pourrons présenter officiellement notre requête d'examen.
Puis-je compter sur vous ?
Je saisis une nouvelle fois l'occasion de vous remercier toutes et tous pour vos témoignages si nombreux, et vos messages de soutien qui me vont droit au coeur, et je vous invite une nouvelle fois à poursuivre le partage de cette pétition autour de vous, inlassablement.
En souhaitant que ce quinquennat nous voit récompensés de nos efforts, le plus vite possible,
Solidairement vôtre,
Nathalie
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