
Selon les echo
Des premiers signes de faiblesse à l'accompagnement de la fin de vie, les personnes âgées bénéficient d'un suivi complet et inédit à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise). Une plateforme gérontologique, qui rassemble à la fois des services d'aide à domicile, d'accueil de jour, d'Ehpad et d'unités Alzheimer sous un même toit, a ouvert ses portes sur le site de l'ancien hôpital Adélaïde-Hautval.
Sur cette friche hospitalière , trois corps d'hébergement ont été construits sur une surface de 7.340 mètres carrés par le promoteur Icade pour le compte du bailleur CDC Habitat. Le noyau dur, composé d'un Ehpad de 110 places, qui fait la part belle au traitement des troubles du comportement, est complété par un accueil de jour de 20 places enrichi d'un service d'accompagnement pour les proches aidant.
C'est une première en Ile-de-France, qui plus est dans une ville paupérisée avec un taux de chômage élevé
Richard Curnier Directeur régional Ile-de-France de la Banque des territoires
L'originalité du projet est l'une des raisons pour lesquelles la Caisse des Dépôts, par l'intermédiaire de la Banque des territoires, a soutenu financièrement l'opération. Principal investisseur avec 15 millions d'euros sur les 20 millions de l'opération, la Banque des territoires a souhaité appuyer un projet original, s'adressant à un public précaire. « C'est une première en Ile-de-France, qui plus est dans une ville paupérisée avec un taux de chômage élevé », indique Richard Curnier, directeur régional Ile-de-France de la Banque des territoires. Le département du Val-d'Oise, l'Agence régionale de santé (ARS) et l'Etat ont complété par des subventions.0
Tarif accessible
Ce sont avant tout des habitants de l'Est du Val-d'Oise qui vont bénéficier de cette structure, et particulièrement des gens précaires éligibles à l'aide sociale. Les résidents admis bénéficient ainsi d'une prise en charge des frais à hauteur de 90 % par le conseil départemental. Arpavie supporte la trésorerie et avance les frais, et facture ensuite au conseil départemental l'hébergement. La part des soins est, elle, prise en charge par l'ARS.
Avec un tarif d'hébergement de 72 euros par jour, la plateforme se situe largement en dessous des standards moyens, qui s'élèvent à 90 euros dans le département. Mais pour maintenir ses tarifs sans mettre en difficulté l'institution, la plateforme devra fonctionner à plein régime. « Avec un bâtiment et des services comme ça, il faudra être très proche d'un taux d'occupation de 100 % pour être à l'équilibre », souligne Jean-François Vitoux.
Attractivité
Pour l'instant, la structure est loin d'afficher complet. Une trentaine de résidents sont hébergés. La plateforme va progressivement monter en puissance avec les soins à domicile et l'ouverture prochaine de l'accueil de jour. Du côté du personnel, Arpavie a pu compter sur le retour de 5 anciens employés de l'hôpital Adelaïde-Hautval. « Nous avions l'engagement avec l'AP-HP de reprendre les gens de l'ancien hôpital qui souhaitaient travailler chez nous », indique Jean-François Vitoux. Aujourd'hui une quinzaine à travailler sur site, ils seront à terme plus de 85 à faire tourner les services.