Pour une impasse Jean-Pierre Martinet à Bordeaux

Signataires récents:
Benjamin Moreau et 11 autres ont signé récemment.

Le problème

Jean-Pierre Martinet (1944-1993), écrivain libournais, disait de lui :

« Parti de rien, Martinet a accompli une trajectoire exemplaire : il est arrivé nulle part. »

Né à Libourne, il rêve de cinéma, écrit Jérôme (1978) — quelques flatteries critiques — puis l’oubli. Kiosque à journaux en faillite, romans ignorés (Ceux qui n’en mènent pas large, L’Ombre des forêts), retour à Libourne, hémiplégique et alcoolique. Il meurt chez sa mère à 48 ans. Puis : silence.

Longtemps, ses livres restent presque introuvables. Son nom n’évoque plus qu’un oiseau ou un fouet. Pourtant, l’ombre bouge encore : récemment, une librairie bordelaise lui consacrait une table (mais dans un coin). 

Alors, pourquoi aucune rue Jean-Pierre Martinet ?

Par oubli, sans doute, et parce qu’il écrivait la noirceur.

Mais enfin, mieux vaut des désenchantés en littérature qu’en politique.

Alors une impasse, au moins une impasse. Parce qu’il a payé le prix fort pour le seul talent qu’il possédait : écrire.

Nous demandons à la mairie de Bordeaux (mais aussi à celle de Libourne) de baptiser une impasse Jean-Pierre Martinet, pour ceux qui n’en mènent pas large.

441

Signataires récents:
Benjamin Moreau et 11 autres ont signé récemment.

Le problème

Jean-Pierre Martinet (1944-1993), écrivain libournais, disait de lui :

« Parti de rien, Martinet a accompli une trajectoire exemplaire : il est arrivé nulle part. »

Né à Libourne, il rêve de cinéma, écrit Jérôme (1978) — quelques flatteries critiques — puis l’oubli. Kiosque à journaux en faillite, romans ignorés (Ceux qui n’en mènent pas large, L’Ombre des forêts), retour à Libourne, hémiplégique et alcoolique. Il meurt chez sa mère à 48 ans. Puis : silence.

Longtemps, ses livres restent presque introuvables. Son nom n’évoque plus qu’un oiseau ou un fouet. Pourtant, l’ombre bouge encore : récemment, une librairie bordelaise lui consacrait une table (mais dans un coin). 

Alors, pourquoi aucune rue Jean-Pierre Martinet ?

Par oubli, sans doute, et parce qu’il écrivait la noirceur.

Mais enfin, mieux vaut des désenchantés en littérature qu’en politique.

Alors une impasse, au moins une impasse. Parce qu’il a payé le prix fort pour le seul talent qu’il possédait : écrire.

Nous demandons à la mairie de Bordeaux (mais aussi à celle de Libourne) de baptiser une impasse Jean-Pierre Martinet, pour ceux qui n’en mènent pas large.

Mises à jour sur la pétition